| Réalisateur: | Zhang Ke Jia |
|---|---|
| Année: | 2006 |
| Acteurs: |
Tao Zhao |
| Genres: |
Drame |
Synopsis:
À venir...
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Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)
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Par JM2L il y a 2 ans et 8 mois
vu en mandarin, version originale
Entre deux rives, deux sociétés, deux eaux, deux maris ou deux femmes, entre construction et démolition, retrouvailles et séparation, un beau film sur un univers en transition, équilibriste, qui s'interroge sur son futur et sa nature comme on peut s'interroger sur certains faits étranges proposés.
La force du film : son ton, à travers ses acteurs, et ses belles incongruités comme pour réveiller le réel;
Ses faiblesses, un manque de souffle et un style pas encore assez affirmé... en attendant mieux, d'autres films sur la Chine et on l'espère, un très grand cinéaste.
Par Mediafilm il y a 4 ans et 4 mois
vu en mandarin
Fidèle à son style contemplatif, le réalisateur de PLATFORM signe un prenant témoignage visuel d'un lieu en mutation, duquel se dégage un commentaire mélancolique sur les bouleversements vécus par la société chinoise. L'interprétation adopte le ton particulier de cette oeuvre belle et exigeante.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
Par pifa il y a 4 ans et 7 mois
vu en mandarin, version originale
Superbe film plein de symboles sur la rude vie des travailleurs chinois emportés dans le tumulte des leur pays en pleine mutation. Une femme et un homme tous deux déracinés errent à la recherche de leurs amours passés dans un site en plein bouleversement, là où les eaux du plus gigantesque barrage engloutissent inexorablement les restes d'une ville que l'on achève de démolir à la force des bras.
Ce paysage hallucinant est le premier personnage du film.
Tout comme les décors carton pâte d'Hollywood, ce décor surréaliste, poutant bien réel, est voué à disparaitre.
La caméra de Zhang Ke Jia est là pour le sublîmer, en conserver la trace précieuse. Sans rien revendiquer d'un documentaire, son film aura pourtant valeur de témoignage pour les générations futures.
On se régale des petites scénettes de la vie quotidienne absolument géniales, comme celle de ce gamin en slip qui vient en douce piquer une cigarette.
Quand aux séquences d'images insolites ou rêvées, j'y vois une référence évidente à certains des films de Takeshi Kitano.
Par Alligator il y a 4 ans et 9 mois
vu en mandarin
Lion d'or à Venise. Et récompense ô combien méritée!
Film pictural en mouvement jouant sur le cadre, celui des fenêtres ouvertes, des ruelles, du découpage des immeubles éventrés dans le ciel, dans les paysages de ces Trois gorges chinoises, dans le fleuve, dans les cours, etc. Le cinéaste joue sur les verticales, les obliques, les horizontales. Cela relève de la magie.
Les couleurs "amorties" comme disait à juste titre ma compagne à la sortie du film, jouant sur les contrastes entre les personnages plutôt dans des teintes foncées, sombres et les paysages éclairés, verdâtres, pâles.
La découpe des lignes est floue, embrûmée, par les effluves des cigarettes, les accointances subtiles entre les différentes lumières, les panoramiques à la lenteur enivrante, les personnages tantôt statiques, tantôt insuflant un rythme, une musique détonnante, notamment lorsque les ouvriers martèlent dans un concert spontanné les pierres ou les tôles, donnant aux paysages une musique pleine de bruit et d'échos de l'activité humaine, celle qui modifie l'aspect des choses, en premier lieu celui de la nature, modelée, manipulée, malgré les hommes.
Le pourquoi nous échappe, les conséquences nous sautent aux yeux.
Les êtres humains, ce qui subissent, survivent dans ce cahot... ce chaos, s'entraident, s'escroquent, s'éloignent, se retrouvent. Les amours contrariées, retrouvées se téléscopent à travers des personnages perdus dans ce monde en mouvement, brutal et qu'ils parviennent tant bien que mal à supporter, voire à apprivoiser.
Un film magnifique. Beau. Profondement humain. Doux. Suave. Et touchant.
Et tellement étonnant. Je suis encore ahuri par les deux séquences incrompréhensibles des ovnis. En effet, on a droit pendant le visionnage de ce film impressionniste, esthétiquement délicat au passage inexpliqué d'un objet volant que l'on identifie très mal. On a de la peine à se convaincre qu'on a bien vu passer un ovni. On doute. Jusqu'à ce qu'on le voit bel et bien décoller plus tard. Une touche d'humour? Un clin d'oeil particulier? Quelque chose qui m'a échappé.
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