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Maine-Océan

 

Détails IMDB

Tous 6.00/10 (2)

Année : 1986

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Réalisateur : Jacques Rozier
Genres : Comédie
Acteurs : Luis Rego
Bernard Menez
Yves Afonso
Rosa-Maria Gomes

Critiques des usagers

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Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

Alligator : 3.5/10
pour la version vue en français
(2009-11-08 : il y a 4 mois)
_______________

Quelle souffrance et quelle tristesse! J'étais tellement persuadé que j'allais adhérer à cet univers, à cet humour! Chou blanc! Nib! Je me suis terriblement emmerdé. Ma femme n'a pas tenu le coup. Me voilà avec un coffret sur les bras que je vais mettre un temps fou à terminer... si jamais j'y parviens, je débouche une bouteille de champagne. J'ai, semble-t-il, pris la mauvaise entrée. Je vais retenter l'escalade par la face courts métrages de Rozier. Je penche également pour ensuite coûte que coûte goûter à Adieu Philippine. Et si ces deux tentatives échouent, je crois que j'abandonnerai. Mais revenons à ce cas-là.

J'ai bien compris que Rozier a voulu jouer sur les difficultés de communication : langues ou accent différents, jargons professionnels incompréhensibles, dialogues sous-entendus, moqueries complices, signes lointains, partitions musicales, etc. Je vois bien également que Rozier veut démontrer que les relations humaines, affectives, peuvent dépasser largement ces cadres, ces outils langagiers usuels et "fonctionnent" malgré tout.

Mais j'étais tellement convaincu que j'allais assister à une comédie et qu'au moins j'allais sourire que je suis resté comme interdit devant l'absence d'humour ou, comme il convient mieux de dire, devant "un humour que je ne perçois pas". Maine Océan est-il une comédie? La passivité du rythme, habituellement un élément constitutif de la mécanique comique, a complètement endormi mon implication première. La répétitivité des gags (un bien grand mot soudain) d'incommunicabilité m'a lassé rapidement. Afonso et ses baragouinages m'ont considérablement agacé.

Surtout à quoi bon? Je ne comprends pas pourquoi on doit passer par cette mise en scène, ces longueurs, ces "absences", ces improvisations oiseuses, inintelligibles, cet emmerdement obligatoire pour traiter des difficultés à communiquer. Je suis certain que l'on peut discourir sur ce thème, jouer sur les mêmes contrastes, les mêmes confrontations, les mêmes dysfonctionnements relationnels avec du rythme, de la vie.

Pour faire bref : je n'ai pas compris le film, je suis resté sur le bord du quai. Les quelques jolis plans de plages à la toute fin ne changent rien à l'affaire et ne font pas oublier le manque de soin visuel, d'ambition esthétique du reste du film.

JM2L : 8.5/10
pour la version originale vue en français
(2009-04-17 : il y a 11 mois)
_______________

Le bonheur de Maine-Océan tient beaucoup dans ses rencontres impropables entre des gens sensés ne se rencontrer jamais mais dont Rozier, tel un percuteur d'atomes, organise la confrontation qui est bien sûr rendue difficile par diverses barrières linguistiques et dont le franchissement dépendra de la bonne volonté, de l'ouverture, du désir ou non d'aller au-delà de cette frontière tenace.
S'en suit des régals de malentendus ou de dialogues dans une langue tierce inventée pour le moment.

La mise en scène tient alors presque du piège tendu. Elle est comme à l'habitude d'une souveraine liberté et simplicité, d'une souplesse capable de capter des moments nulle part ailleurs visibles au cinéma (bien qu'à un degré moindre peut-être que dans les films précédents de Rozier).
Il y a tout de même cette fin (la mer inspire encore à Rozier ses plus belles séquences) de bateau en bateau au risque d'échouer toujours comme ce cinéma de Rozier qui surmonte les délais temporels et se permet de ralentir notre rythme pour accéder à d'autres paysages que des routes goudronnées et des villes et à d'autres relations que du conflit et de l'intériorité psychologique toujours par définition un peu coupée du monde et de la joie.

Le scénario est traité comme le reste, sujet à improvisation et changements de dernière minute et cela donne au film son allure de premier né titubant peut-être mais d'une spontanéité sans pareille et soumis au miracle des rencontres et des cadeaux du présent.

A noter la presque transfiguration opérée par Afonso en marin plus marin que marin, hallucinant par moments...

Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

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