| Réalisateur: | Werner Herzog |
|---|---|
| Année: | 2006 |
| Acteurs: |
Zach Grenier |
| Genres: |
Action |
Synopsis:
À venir...
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Critiques affichées: 1 à 7 sur 7 trouvée(s)
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Par JM2L il y a 2 ans et 6 mois
vu en anglais, version originale
Est-ce Zak Penn qui aurait convaincu Herzog de tourner une version 'romancée' de l'histoire contée dans son documentaire par Dieter Dingler lui-même?
Zak Penn a déjà embarqué Herzog dans une sale aventure... : 'Incident at Loch Ness' et si ici Herzog s'en tire beaucoup mieux, on peut tout de même regretter le langage et la qualité de silence et de démence d'Aguirre.
Les scènes ici concernant les hallucinations semblent bien sages et le documentaire lui-même en deux ou trois plans avaient plus de force expressive. Ceci dit, il n'y a pas de temps mort et Herzog ne tombe jamais dans le sirop hollywoodien - sauf peut-être dans son accompagnement musical : autre point faible... il y avait pourtant Popol Vuh et Scelsi...
Les points forts sont la conduite du récit et la description des conditions de détention ou de survie dans la fuite et leurs conséquences physiques et psychologiques.
Je conseillerais donc de voir plutôt Little Dieter needs to fly mais le dyptique formé ne manque pas d'intérêt. Reste à savoir pourquoi certains points de l'aventure ont disparu dans la version 'hollywoodienne' qui semblaient pourtant pleines de promesses visuelles et émotionnelles et d'autres apparaissent qui nous semblent bien fades?
Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 5 mois
vu en anglais, version originale
La guerre du Viet-Nam, traumatisme s’il en est, n’a pas fini d’inspirer les cinéastes. Même Werner Herzog ! On se demande vraiment, au début de ce Rescue dawn, ce qui a pu intéresser ce dingue lunaire dans le récit de la survie et de l’évasion d’un pilote américain au beau milieu d’une jungle laotienne, récit accompagné du sempiternel « inspiré d’une histoire vraie ». On ne peut soupçonner que le réalisateur allemand soit un amoureux de l’armée, un passionné du patriotisme et/ou de l’héroïsme.
Quoi, alors ? C’est la question que l’on se pose durant toute la première partie de ce film de facture assez classique voire hollywoodienne – en tout cas au départ – même si Herzog ne sacrifie rien de sa personnalité de cinéaste : la mise en scène et les décors confèrent dès le début au film une atmosphère envoûtante. Au premier degré, Rescue dawn est dans sa première partie le récit captivant mais plutôt basique de la capture d’un soldat, et de sa survie dans un camp gardé par des vietcongs. Ce qui permet à Christian Bale de se montrer assez impressionnant dans un rôle très physique proche de la performance (l’acteur a perdu 20 kilos pour le rôle). Un beau rôle de héros patriote, protagoniste qui d’ailleurs détone, en regard des personnages de déments du genre Klaus Kinski qu’Herzog affectionne habituellement.
Ironiquement, le film a été montré en 2007 à des soldats américains postés en Irak pour leur remonter le moral (un comble pour Herzog qui s’est toujours dit opposé à la guerre en question) ! C’était vraiment ne pas saisir la distance critique que le cinéaste instaure vis-à-vis de son sujet : Rescue dawn n’est en aucun cas une apologie de la survie, de la résistance et du courage. Il suffit de voir à quel point le patriotisme faillit, à quel point la solidarité se fait irrégulière, et à quel point la survie s’avère bien souvent synonyme de folie.
Dans une seconde partie, après l’évasion, la patte herzogienne revient en force et on comprend alors pourquoi il était intéressant de tourner cette histoire. On retrouve un peu la folie baroque du maître allemand : quête quasi désespérée, peur de l’abandon et de l'oubli, ombre menaçante de la mort, folie qui guette à chaque instant, hallucinations, perte de la foi en Dieu et la patrie.
Les décors de jungle interminable – ainsi qu’un fleuve tumultueux – rappellent nettement Aguirre, tout comme la mise en scène qui s’enflamme progressivement sur la fin. Tout ceci devient carrément démentiel et l’étonnement que l’on pouvait ressentir dans un premier temps devant le conformisme du sujet et du personnage s’efface. Même le happy end (ironiquement ?) accompagné d’une musique lyrique et de soldats triomphants laisse un goût quelque peu amer et cynique. Beau film.
Par Knight il y a 3 ans et 7 mois
vu en anglais, version originale
Effectivement, difficile de comparer "Rescue Dawn" avec les autres classiques de l'évasion, puisqu'il ne ferait pas le poids. Ceci dit, la force du film de Herzog réside davantage au niveau psychologique de son protagoniste.
L'évolution du personnage de Christian Bale (physique et mentale) est prenante, d'autant plus qu'elle est véridique. On se met dans sa peau, et du coup la grande beauté de la jungle thaïlandaise devient notre pire cauchemar.
Normalement, j'aurais donné au film une cote de 7, mais les images sont trop époustouflantes et je m'en voudrais de ne pas le souligner.
Par Birds_Of_Pray il y a 3 ans et 7 mois
vu en anglais, version originale
Par Alexclo il y a 4 ans et 0 mois
vu en anglais
Si on devait comparer les grands films d'évasion à des hôtels, «The Great Escape» serait le Hilton et «Rescue Dawn», le motel d'autoroute crado dans les films de slasher.
Alors que McQueen et ses potes se la coulaient douce dans les camps de prisonniers militaires allemands, Bale et les siens vivent un lent calvaire dans un camp délabré de la jungle du Laos, tortures, chaleur, insectes et nourritures avariées au menu.
Herzog a opté pour une narration linéaire très classique qui colle tout à fait à cette histoire puisqu'elle illustre parfaitement la lente agonie des prisonniers. À ce sujet, la transformation physique des acteurs jouant les prisonniers fait peur (particulièrement chez Jeremy Davies; un squelette sur pattes).
Malgré les apparences, «Rescue Dawn» est un film plein d'optimisme. Le personnage de Dieter Dengler est dépeint comme un être courageux, allumé et pleins de sang-froid qui ne se découragent jamais en dépit des conditions dans lequel il se retrouve plongé.
Hormis les qualités narratives du film et l'excellent jeu des acteurs, c'est peut-être les décors somptueux de la jungle laosienne (en réalité le film a été tourné en Thaïlande) qui volent le spectacle. À la fois magnifique et menaçante, cette nature féroce est dépeinte et mise au service du récit brillamment par Herzog qui côté, nature sauvage, en a vu d'autres!
La séquence finale du film déçoit un peu. Ils ont choisis de finir ça (Herzog ou les producteurs?!) avec un happy-ending exacerbé à la Ron Howard (plus précisément dans le genre Apollo 13), fanfare et foule en délire au rendez-vous. Je n'ai rien contre ses fins mais dans un Herzog, disons que ça sonne faux...
Reste que dans l'ensemble, «Rescue Dawn» s'avère tout à fait réussi et n'est pas dénué de grands moments cinématographiques...
À voir
Par karlz_007 il y a 4 ans et 2 mois
vu en anglais
Par Mediafilm il y a 4 ans et 6 mois
vu en anglais
Dix ans après son documentaire LITTLE DIETER NEEDS TO FLY, Werner Herzog se penche à nouveau sur l'incroyable histoire du pilote américain Dieter Dengler. À travers un captivant suspense reconstituant sa capture et son évasion, le cinéaste explore ses thèmes de prédilection: la nature impitoyable, la, l’aliénation, l'instinct de survi, la mégalomanie, etc. RESCUE DAWN marque aussi pour lui un retour dans la jungle qui a servi de décor aux classiques AGUIRRE, LA COLÈRE DE DIEU et FITZCARRALDO. ET ici encore, les images qu’il en a ramené sont majestueuses. Au centre d’une distribution solide, Christian Bale, qui, enfant, fut prisonnier de guerre dans EMPIRE OF THE SUN, se distingue par sa performance exaltée, dont la progression psychologique est marquée par une transformation physique troublante.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
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