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Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, The

alias : Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, L'
 

Détails IMDB

Tous 7.92/10 (12)

Année : 2007

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Suggestions automatisées

Réalisateur : Andrew Dominik
Genres : Drame
Crime
Acteurs : Brad Pitt
Mary-Louise Parker
Casey Affleck
Brooklynn Proulx

Critiques des usagers

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Critique(s) 1 à 12 sur 12 trouvée(s)

Zi : 8/10
pour la version vue en anglais
(2009-02-13 : il y a 1 ans)
_______________

Il y tant à dire sur ce film et pourtant, je ne sais pas par où commencer. C’est un long-métrage qu’on pourrait qualifier tout simplement d’étrange. J’ai beau penser et je n’arrive à trouver un autre film qui pourrait ressembler à l’œuvre de Andrew Dominik. C’est froid, aliénant comme son personnage principal, Robert Ford qui est en même temps fascinant.

Casey Affleck est superbe comme à l’habitude.

La photographie de Roger Deakins, qui travaille entre autres avec les Coens, est presque trop belle, un peu comme Road to Perdition. Un délice pour nos pupilles.

Le genre du Western est littéralement en train de se réinventer avec des films comme celui-ci et The Proposition par exemple.

Faudrait déjà que je le revois pour en parler davantage, mais j’en suis sorti stupéfier.

Shampooing : 7/10
pour la version vue en français
(2009-01-25 : il y a 1 ans)

Otto : 8/10
pour la version vue en français
(2009-01-06 : il y a 1 ans)

Tetsuya : 8/10
pour la version vue en anglais
(2008-05-17 : il y a 2 ans)

FrancisDirector : 7.5/10
pour la version originale vue en français
(2008-03-30 : il y a 2 ans)
_______________

Je suis légèrement surpris par tous ces éloges. Je trouve que c'est un film bon et original, mais long. Même un western ne devrait pas durer 2h 40 min. Par contre, on réussit à retenir mon attention tout au long du film. Les images sont vraiment sublimes, la musique est sublime, la mise en scène est élégante et la photographie est très belle. Les acteurs font également assez bien le boulot.

L'idée de l'histoire est à la base intéressante. Mais par contre on la délaisse assez vite pour nous montrer la contribution des personnages secondaires à cette histoire. Quand même original comme traitement, mais ç'aurait pu être encore plus intéressant. Comme le dit Mediafilm, leur intérêt dramatique est souvent relatif.

Ça n'empêche pas que je ne me suis pas emmerdé pendant la projection, j'ai trouvé cela intéressant tout le long, mais en sortant du film, je me dis que ça ne restera pas dans mes anales, malgré la finesse de tout ce travail.

mordicus23 : 8/10
pour la version vue en anglais
(2008-02-18 : il y a 2 ans)

ecchymose : 7.5/10
pour la version vue en français
(2008-02-16 : il y a 2 ans)
_______________

Superbe photographie, quoique parfois un peu trop accentuée.

Casey Affleck est réellement surprenant, très convaincant!

Cependant, Brad Pitt m'a déçu, pour une des rare fois. C'est que j'ai plutôt eu l'impression d'assister à un film de Brad Pitt, et non de Jesse James... On le reconnaît trop ici, il se personnifie presque lui-même, ses tics étant trop présents...
_______________

Photographie / Dessins
    

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pifa : 8.5/10
pour la version vue en anglais
(2007-11-20 : il y a 2 ans)
_______________

Entre l'analyse juste et froide de Mediafilm, et les éloges enflammés de LucyInTheSky, je place tout de même ce western paux sommets du genre.
Brad Pitt porte à merveille la pelisse de Jesse James tout comme Casey Affleck excelle dans son rôle, révélant toute l'ambiguïté de son personnage dès les premiers plans.
Se frottant à l'un des mythes fondateurs de l'Amérique moderne et violente, Dominik s'attache à nous montrer un Jesse James pervers à la personnalité dédoublée, errant entre ses instincts tueur invétéré et son rôle (moins crédible) de bon père de famille.
Un personnage aux contours flous, en fin de compte bien plus fourbe que son bourreau.
Alors pourquoi sort-il en héros de l'histoire?
Bon ou méchant, tueur ou victime, brave ou lâche, c'est l'opinion publique (et la presse) qui forge elle même ses légendes.

Autant que le récit et le jeu des personnages le style et la photographie de Dominik m'ont fasciné.
L'image est remarquable, les jeux de verre flou, apportent une vision originale même s'ils deviennent un peut trop systématiques. Ils sont comme le le verre déformant de l'Histoire, en même temps que l'image vraie de la Photographie naissante de lépoque..

La violence est là tapie, toujours prête à dégainer; les balles tuent, sans atermoiement.
Les coups de feu surprennent toujours, ils claquent comme des pétards, nets et sans bavure; quel bonheur de les entendre sans les effets d'écho, rebonds et autres artifices peu réalistes auxquels le cinéma nous avait habitué.

LucyInTheSky : 9.5/10
pour la version originale vue en anglais
(2007-11-05 : il y a 2 ans)
_______________

D'ordinaire, j'affectionne les films courts, concis, sans chichi, qui vont droit au but. Au cinéma, j'aime que rien ne soit gratuit ou superflu, que tout soit essentiel. L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, à l'image de son titre, est d'une longueur considérable, et pourtant, c'est bien le cas. C'est un film parfait, qui ne pouvait être autrement. Atteindre ce résultat fut difficile puisque le réalisateur Andew Dominik l'a remonté une bonne trentaine de fois, l'a considérablement coupé (il durait quatre heures !) pour n'en garder que la substantifique moëlle. Et ça marche : tout dans ce film n'est rien que du beau, du grand cinéma. Il est difficile d'en parler tant sa substance semble inssaisissable : il y a quelque chose dans le regard de Jesse James perdu dans ses méandres existenciels, quelque chose dans le vent caressant les paysages désertiques ou enneigés, quelque chose dans la tension qui règne entre les personnages, quelque chose dans la cruauté de leur destin qui respire le sublime (presque au sens kantien : une beauté à couper le souffle, qui nous écrase de toute sa puissance signifiante) et le génie. On avait beau être prévenu que L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford était un western pas comme les autres, rien ne laissait présager un objet aussi singulier. Le film n'est en aucun cas un hommage ni à John Ford, ni à Sergio Leone ni à tout autre grand faiseur de western. Il porte la marque unique d'un réalisateur que l'on attendait pas, et qui fera sans aucun doute de grandes choses. La photographie est ahurissante, somptueuse, dans l'obscurité menaçante comme dans la lumière aveuglante des grands espaces de l'Ouest. La mise en scène de Dominik est d'une précision, d'une finesse incroyable. Celui-ci ne fige jamais son chef-d'oeuvre dans une banale contemplation et une lenteur estampillées film d'auteur, il trouve un souffle qui est le sien. Le nombre des fusillades est ici réduit au strict minimum, l'énergie et l'intérêt de l'action reposent sur une tension inhérente aux personnages eux-mêmes, à leur complexité, à leur humanité. Le rythme du film d'Andrew Dominik est méditatif, contemplatif mais lent, jamais, car l'ennui est totalement absent, tant chaque scène respire la puissance, la beauté et fait sentir son caractère essentiel. Le suspense n'a pas ici lieu d'être, L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (titre improbable et génial) est une véritable tragédie en ce sens qu'il mène les personnages vers une fin connue de tous, vers un destin inéluctable. Le film atteint une sorte d'abstraction au moment indéfinissable où les personnages, si passionnants qu'ils soient, semblent dépassés par une résonance supérieure, par des ouvertures métaphysiques universelles. Jesse James devient presque un personnage conceptuel, à travers le regard duquel le film prend tout son sens : le regard de celui qui sait que la mort l'attend, et qui fait tout, même, pour qu'elle arrive au moment où il l'a souhaité. Comme pour la vaincre. Robert Ford, petit cow-boy de seconde zone en quête de gloire, n'est que l'instrument qui permettra la naissance de la légende de Jesse James. Une véritable méditation sur la mort et l'immortalité, d'une intelligence rare, se fait jour sous les yeux du spectateur. Les interprètes font partie intégrante de ce tout essentiel que forme le film : Brad Pitt (prix d'interprétation à Venise) a évacué ses quelques tics agaçants pour incarner avec minimalisme et subtilité un être rattrapé par sa propre conscience. Casey Affleck est quant à lui absolument exceptionnel et mériterait toutes les récompenses de la terre tant il donne vie à son personnage sans le vider de son être : le mystère de Robert Ford reste insondable. Entre eux, un face-à-face psychologique informulé mais vertigineux, dans lequel les blessures spirituelles prennent plus de valeur que toute violence physique. Sans être jamais vraiment charnel ou sensuel, L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford s'impose comme une oeuvre monumentale, qui prend aux tripes, fait bouillonner les esprits et déclenche des flots de mots au final assez impuissants, qui ne traduisent jamais qu'imparfaitement sa beauté et le foisonnement de ses sens infinis et de ses idées de génie.
_______________

Histoire / Déroulement
    
Textes / Dialogues
    
Personnages / Intervenants
    
Interprétation / Acteurs
    
Photographie / Dessins
    
Caméra / Animation
    
Montage / Rythme
    

commander : 8/10
pour la version vue en français
(2007-10-27 : il y a 2 ans)
_______________

Très bon film Andrew Dominik. Même si le titre annonce déjà la fin du film, on se demande quand cela va arriver. Mais le réalisateur s attarde sur la psychologie des personnages secondaire. On pourrait être dérouté par la lenteur et les prises de vue mais cela rend le film encore plus passionnant qu'il n'est déjà. Un petit plus pour la voix off.
Le jeux des acteurs est simplement génial, Brad Pitt toujours extraordinaire, et un Cassey Affleck simplement magistrale dans le rôle de Robert Ford. Attention il poirrait remporter l'oscar du meilleur second rôle.

variation : 8/10
pour la version vue en anglais
(2007-10-20 : il y a 2 ans)
_______________

Point de surprise à l'horizon car tout est dans le titre mais cela n'empêche pas, au long métrage de Andrew Dominik, d'être tout simplement captivant. J'ai été directement happé par la beauté bouleversante des images, par la lenteur du rythme, par cette caméra qui s'insinue au plus profond des personnages mettant à nu le talent des deux magnifiques interprètes que son Casey Affleck et Brad Pitt. Un western crepusculaire dans la veine de "Unforgiven" d'Eastwood.

Mediafilm : 7/10
pour la version vue en anglais
(2007-10-19 : il y a 2 ans)
_______________

Les légendes entourant Jesse James sont aussi nombreuses que ses faits d'armes. L’Australien Andrew Dominik ne cherche pas à réviser l’histoire, ni à nous surprendre d'ailleurs puisque le titre constitue en soi un véritable résumé de l'intrigue. Plutôt, le cinéaste tente d'illustrer le point de vue d'un jeune disciple timoré, dont l'admiration frisant l'idolâtrie se mue en désir meurtrier. Cette proposition, fascinante, est toutefois rapidement abandonnée au profit des personnages secondaires, compagnons du hors-la-loi, dont l'intérêt dramatique apparaît souvent relatif. Autre facteur aggravant : ce western mélancolique et touffu, porté par des images d'une beauté exceptionnelle, souffre d'une durée excessive. Au point où la tension entre les deux hommes, au coeur du film au rythme lancinant, s’en trouve nettement atténuée. L’ensemble est néanmoins tonifié par des interprètes convaincants, qui semblent adhérer à la vision psychologisante du réalisateur.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)


Critique(s) 1 à 12 sur 12 trouvée(s)

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