| Réalisateur: | Wes Anderson |
|---|---|
| Année: | 2007 |
| Acteurs: |
Owen Wilson |
| Genres: |
Aventure |
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 12 sur 16 trouvée(s)
< Précédentes | Suivantes >
Par mab_888 il y a 2 ans et 0 mois
vu en anglais
Par Frecky il y a 2 ans et 11 mois
vu en anglais
Par Jaylefou il y a 3 ans et 0 mois
vu en anglais
Par NicoMyers il y a 3 ans et 1 mois
vu en français
Après La famille Tenenbaum et La vie aquatique, Wes Anderson poursuit sa quête dans le genre atypique et décalé avec The Darjeeling Limited. Comme d’habitude on y retrouve Bill Murray, mais ici dans un de ses rôles le plus courts : un businessman qui rate son train ! Mais à côté de l’humour décalé qui imprègne The Darjeeling Limited, on trouve en ce film une véritable poésie, par l’image (magnifique mise en scène, originale et recherchée) et par le thème traité, celui des relations fraternelles. Et avec une bande son géniale et des acteurs brillamment dirigés (Adrien Brody, Owen Wilson et Jason Schwartzman tous excellents), on est touché par la grâce de The Darjeeling Limited, qui s’avère être le meilleur film de son réalisateur et l’un des meilleurs films de l’année.
Par Jess il y a 3 ans et 2 mois
vu en anglais
Par bananezaza il y a 3 ans et 6 mois
vu en anglais
Par Zi il y a 3 ans et 6 mois
vu en anglais
Un scénario plus brouillon que les précédents, mais toujours dans le même flou scénaristique de Life Aquatic ou Royal Tenenbaums. Les personnes sont encore magnifiques, on prend les 90 minutes pour les découvrir. Ce genre de surréalisme propre à Anderson devient moins efficace à mesure que le film avance. Les couleurs, les différents plans, les ralentis, c’est presque trop beau visuellement, certains puristes pourraient appeler ça du tape-à-l’œil. Trame sonore excellente.
Qu’est-ce qu’il manque à Darjeeling Limited ou qui a-t-il de trop pour pouvoir égaler en qualité les deux derniers films du réalisateur, vraiment je l’ignore. L’absence de Bill Murray comme personnage principal a sûrement creusé un vide.
Je dirais que la quête vient à s’essouffler. Léger manque de substance comme le dis Alexclo, surtout en deuxième moitié. Au final, Darjeeling Limited est quand même un très bon film.
Par JF il y a 3 ans et 7 mois
vu en anglais
Je n'ai pas embarqué dans les longues conversations des trois frêres. Dommage. J'aimais le visuel, mais ça ne bouge pas beaucoup.
Par Raging Bull il y a 3 ans et 9 mois
vu en anglais
Par Alexclo il y a 3 ans et 10 mois
vu en anglais
Avec «Darjeeling Limited», Wes Anderson affirme très clairement son style. Dans son précédent film, «Life Aquatic», l'auteur semblait encore en quête artistique, mais plus dans ce nouvel opus. Ici, la réalisation, tout comme l'écriture d'Anderson est confiante, pour ne pas dire présomptueuse.
Tout est trop beau, trop dessiné! Les mouvements télégraphiés des acteurs finissent par agacer. Les trois frères (fictifs) s'amusent pour sûr et c'est peut-être là qu'on éprouve le plus de plaisir, mais en somme, au-delà de la mise en scène, de la musique et de l'humour propre à l'auteur, se trouve un vide patent; un vide qui nous laisse percevoir le manque de substance de l'écriture d'Anderson....
Un grand réalisateur qui aurait avantage à se faire écrire un scénario....
Par Alligator il y a 3 ans et 10 mois
vu en anglais
Ma culture Anderson est très courte, elle se limite jusqu'à maintenant à La vie aquatique que j'aime beaucoup. Et ce malgré le premier abord plein de perplexité dans lequel il m'avait laissé.
Ici, l'accès m'a paru un peu plus facile. Peut-être que j'étais prévenu et donc plus attentif à ce que cet aspect narratif pouvait être joueur et chafouin.
Et j'aime ça. Client, no problemo.
Je remarque au passage le style très animé d'Anderson, outre les ralentis musicaux, ces travellings faits d'aller et retour, pas seulement animé mais également très riche d'arrières plan colorés (la photo est encore une fois exceptionnelle).
La relation fraternelle pas toujours très claire met du temps à se dévoiler, c'est subtil, délicat, avec ses explosions, ses petits coups de canine entre frères. Elle apporte son lot d'émotions diverses entre rires et tristesse.
Un film initiatique qui tourne en eau de boudin, comme un train qui se paume. Mais se paumer c'est un peu se retrouver quand même, ce qui compte c'est l'envie, l'horizon.
Nous laissant ici et là sur le côté, avec des volte-faces plus ou moins évidentes, des passages obscurs, des comportements bizarres, les personnages vivent leur propre vie, comme en dehors de toute logique et du scénario finalement. Comme s'ils étaient vrais. Comme s'ils décidaient d'eux même de vivre comme ils l'entendent et non comme le récit le voudrait par académisme. Attention, un frère pourrait en cacher un autre.
J'aime beaucoup ces virages inattendus... comme cette histoire de Porsche par exemple.
Ce qui m'a le moins touché peut-être c'est la prestation des acteurs que j'ai trouvé bonne. Sans plus. Il y a une émotion en moins. Quelque chose qui me manque pour exploser de bonheur devant le film. J'ai beaucoup aimé, c'est tout et c'est peut-être déjà suffisant.
Encore une fois, j'ai le sentiment diffus et de plus en plus évident que le cinéma d'Anderson est un conte, qu'on lit et relit er relit. Et qu'on aime de plus en plus. Il me faudra le revoir sans doute pour gagner en enthousiasme.
Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 10 mois
vu en anglais, version originale
Juste sublime.
J’ai peur d’avoir l’air un peu ridicule, tellement j’ai du mal à mettre des mots sur mes sentiments à la sortie de ce Darjeeling Limited, le plus beau film que j’ai vu depuis des mois et des mois. Du coup, j’y suis retourné, pour vérifier. Et le miracle s’est produit une seconde fois : je suis donc totalement bouleversée… Mais il n'est pas sûr que je sache mieux dire pourquoi. Cette critique sera bordélique, vous êtres prévenus. J’avoue que je connaissais très mal Wes Anderson. De lui, je n’avait vu que La vie aquatique, beau film mais qui n’avait pas suscité en moi un enthousiasme excessif. De ce dernier, on retrouve ici l’aspect pop décalé et fantaisiste qui est la marque du cinéaste, auquel viennent s’ajouter pour mon plus grand bonheur une ouverture fabuleuse sur le monde extérieur, et une réelle impression d’être en présence de la vie même.
Ça commence superbement, par un court-métrage introductif, « Hôtel Chevallier », dans lequel Jack Whitman (Jason Schwartzman) retrouve dans sa chambre d’hôtel une ex petite amie (Natalie Portman). Mélancolique, drôle et subtile. C'est tellement beau qu'on s'attend forcément à être déçu par ce qui suit. Et en fait non. Dans peu de temps, le business man Bill Murray va rater le train et c’est un autre film qui va commencer.
Le scénario inventif et surprenant signé par les compères Anderson, Jason Schwartzman et Roman Coppola, parvient à greffer sur une trame digne d’un mélodrame (trois frères se retrouvent un an après l’enterrement de leur père et traversent l’Inde à la recherche de leur mère) une comédie drôle (très très drôle), subtile et légère mais non dénuée de profondeur, dans ce qu'elle dit du deuil, de la fraternité, du partage, de l'ouverture aux autres. L’humour au sens de politesse du désespoir prend ici tout son sens.
L’élégance ahurie des trois interprètes, absolument irrésistible, y est pour beaucoup. On a rarement eu l’occasion de réaliser à quel point Owen Wilson est beau et subtile, à quel point Adrien Bordy peut être drôle, et jusqu’où peut aller le bagout charmeur de Jason Schwartzman. On ne voit pas qui mieux qu’eux aurait pu faire ce qu’ils font, et la même chose peut se dire de tous les interprètes. Anderson, lui, dans une mise en scène sophistiquée et singulière, nous dégotte des plans et des mouvements de caméra sortis d’on-ne-sait-où, et totalement ahurissants (ralentis aériens et travellings latéraux déroutants). Juste génial…
La BO savoureuse mêlant pop jubilatoire (les Kinks, Peter Sarstedt et… Joe Dassin), musique classique (la Suite bergamasque de Debussy) et compositions dans le genre folklore indien (les musiques des films de Satyajit Ray) est un pur bonheur à elle toute seule, reflet du monde selon Anderson, joyeux foutoir où tout se croise et s’emmêle dans la plus grande jubilation. À l’image de l’Inde, qui est ici merveilleusement incarnée, ni dans un pittoresque hollywoodien, ni non plus dans une reconstitution à tout prix réaliste. Elle est de toute évidence nourrie de films vus, de livres lus par Anderson, et elle n’en est que plus émouvante. En fait, cette Inde là est fantasmée autant que découverte, elle est quelque part dans l’inconscient des trois frères Whitman, à la fois plus proche d’eux et plus intrigante que jamais à mesure que le film avance.
Je suis descendue du train envoûtée, abasourdie, émerveillée par tant de beauté et de finesse. Il se trouvera sûrement des gens pour trouver ce film faux, vide, prétentieux, hermétique et pour ne pas saisir la beauté parfaite du style Anderson. Honnêtement, je n’ai qu’une envie : les plaindre. Car ce Darjeeling Limited est juste bouleversant et magnifique de bout en bout pour qui se laisse prendre au jeu.
Anderson réussit cet exploit de mettre absolument tout dans son film – toute la beauté du monde et des gens, tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécu – en restant en permanence dans le registre de la légèreté la plus totale. Comme une bulle de savon qui recèlerait tous les trésors de la terre, et éclaterait soudain en une grande œuvre de cinéma ouverte et accueillante, à la portée universelle. C’est un don que peu de cinéastes possèdent.
< Précédentes | Suivantes >
Connectez-vous pour coter ce film.
© 2011 Denis Lafrenière | Tous droits réservés.
