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Paranoid Park
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Films similaires 
Critiques des usagers
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Critique(s) 1 à 13 sur 13 trouvée(s)
Alexclo : 8/10 pour la version vue en anglais
(2008-11-05 : il y a 28 jours)_______________
Avec «Paranoid Park», Gus Van Sant offre une extraordinaire apologie du banal. À partir d'un simple fait divers, c'est-à-dire le meurtre d'un agent de sécurité par un jeune skater adolescent, le réalisateur s'orchestre une expérience audio-visuelle toute singulière, confrontant la banalité du sujet à une approche formelle sophistiquée.
Cette brève anecdote de meurtre accidentel devient ici une longue et lente autopsie cinématographique, où Van Sant, à coup d'itérations, de ralentis, de longs plans fixes, de jeux sonores, et d'une narration temporelle éclatée, donne à l'anecdote une saveur différente, dépouillée de sa banalité.
La photographie de Christopher Doyle, qui filtre le paysage urbain de Portland dans une couleur magnifiquement terne, trouve le moyen de donner au béton et à l'asphalte une âme certaine.
Dans cette vision, le Paranoid Park apparaît comme un coeur battant la chamade au centre de l'immense corps industriel, amorphe et zombiesque, qui sert de terrain de jeux à ces gamins perdus.
À voir |
FrancisDirector : 8/10 pour la version originale vue en français
(2008-11-01 : il y a 32 jours)_______________
Wow! Mon premier Gus Van Sant. Je ne le connaissais pas beaucoup avant, mais j'ai entendu dire que Tout est parfait s'inspirait d'éléments du cinéma du cinéaste. Je les ai plus ou moins compris, mais au moins ça m'a permis de découvrir un réalisateur remarquable.
Un film très personnel, avec une réalisation qui l'est tout autant. On peut difficilement rendre mieux un récit pareil, aussi lourd. Tout est soigné et songé, toutes les techniques sont parfaites: ralentis, plans fixes longs, petits flashs muets et *amateurs*, la construction du récit répétitive, mais à chaque fois plus détaillée que la première. De même, l'effet de répétition ne se ressent que trop rarement.
Sérieusement, surtout pendant le premier tiers, j'étais littéralement absorbé par le film. Étant donné que j'ai vu ça en DVD, avec tous les bruits habituels dans ma maison, j'ose même pas imaginer comment j'aurais été imprégné si j'aurais vu ça au cinéma. Les nombreux gros plans, l'ambiance sonore et la musique, tout est d'une grande pertinence.
Seul bémol, j'ai eu l'impression que plus ça avançait, plus l'attraction que le film exerçait sur moi diminuait. Non pas qu'à la fin j'avais hâte que ça finisse (je regardais avec assez d'intérêt quand même, j'étais toujours embarqué) mais je sentais peut-être un peu qu'on faisait le tour du sujet. Impression qui ne m'a quand même pas affecté plus que ça.
La créativité de Van Sant est très intéressante. Un réalisateur unique, comme on dit. Probablement aussi qu'entre Paranoid Park et Tout est parfait, je choisis Paranoid Park. Alors, coup de coeur ou pas? Seuls les jours qui suivent me le diront... |
Tifany : 8/10 pour la version vue en français
(2008-10-25 : il y a 39 jours) |
la fourmi atomic : 8.5/10 pour la version vue en français
(2008-04-27 : il y a 7 mois) |
Zi : 8.5/10 pour la version vue en français
(2008-04-18 : il y a 8 mois)_______________
Je lui donne qu’un « maigre » 8.5 pour une raison bien simple, il n’est aussi profond que les derniers Van Sant. En sortant de Last Days, d’Elephant ou de Gerry, j’avais la tête qui bourdonnait, alors que Paranoid Park a remplis toutes mes attentes, mais mon questionnement s’est arrêté avec le générique.
Le prétexte du drame policier est vraiment bien amené pour finalement en faire un autre superbe film sur l’adolescence. Le côté plastique est absolument magique. Van Sant a son propre style, mais je ferais un lien avec le visuel appliqué moderne de Wong Kar-Wai.
Van Sant revient à une forme plus conventionnelle avec le retour de la narration et la musique extra-diégétique, mais conserve une enveloppe légèrement expérimentale avec quelques belles trouvailles, ce qui ne me déplait pas du tout. Le récit est franchement bien monté entre les nombreuses ellipses.
J’y allais en pensant voir une version originale anglaise et je suis tombé malheureusement sur une traduction. Je vous invite à tout faire pour l’éviter. Tom Hanks ou Mel Gibson peuvent toujours être traduit, mais des ados, ça ne se traduit pas.
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Jean le spectateur : 8/10 pour la version vue en anglais
(2008-03-15 : il y a 9 mois)_______________
Plusieurs jolis et poignants moments ponctuent ce nouveau Van Sant. On y trouve, par micro-touches, des emprunts à Hitchcock, Godard, Kafka, Peralta (notamment). Mais l'ensemble rappelle tellement Elephant qu'on se demande s'il s'agit d'un annexe (pour ne pas dire, absurdement, une "suite"). Et donc, un petit effet de redondance qui gâche un peu le plaisir, pour ma part.
Je retiens aussi un procédé très intéressant et qu'on n'avait pas tellement vu dans les trois films précédents de Van Sant (Gerry utilisait les contrastes d'échelle; Elephant, les plans-séquence; Last Days, le plan fixe ou le travelling avant ralenti). On trouve partout dans Paranoid Park des ralentis tels qu'on se retrouve presque avec une simple photographie juxtaposée avec une bande-son dissociée (et c'est sans doute assez significatif, entendu que le contexte est policier). Ce ralentissement extrême donne un autre sens au plan fixe, comme si le cinéma atteignait sa limite, celle où le mouvement se montre redevable de coupes fixes, de photographies alignées. Un effet "album photo" (ou journal intime) au surcroît, qui s'ajoute encore à l'ensemble. |
Vince : 8.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-03-15 : il y a 9 mois)_______________
Wow ! J'ai adoré Paranoid Park, pas autant qu'Elephant, mais pas loin. Il faut dire que le film à un sujet un peu moins «brutal», mais nage tout de même dans les mêmes thèmes. Donc, est-ce que Van Sant se répète ? Pas vraiment je dirais. En faite, il s'agit ici d'un parfait mélange de ses deux derniers film, soit Elephant et Last Days.
Ce qui m'a le plus séduit, c'est l'ambiance nébuleuse créée à partir de l'image et le son. Les fluides et lents mouvements de caméra, tantôt filmés en Super 8, tantôt filmé en 35mm, sont souvent d'une beauté sidérante (les scènes de nuit en particulier). Les jeux de lumières sont également intéressants; mêlés à une bande son assez poétique, certaines séquences frappent l'imaginaire. La scène de la douche en est un parfait exemple.
Beaucoup de non-dits, Van Sant laisse aux spectateurs beaucoup de place à l'interprétation, mais on peut y trouver suffisament d'information pour saisir sur le bout des doigts, la détresse, la solitude, l'angoisse, la peur, etc., du personnage principale. Une oeuvre impressioniste construite à coups d'ellipses qui prennent sens au bout d'un moment.
Van Sant semble être passé maître pour rendre crédible la performance de jeunes comédiens amateurs, ici, Gabe Nevins est parfait. Même s'il passe la plus part de son temps à ne montrer aucune émotion, la mise en scène extérieure se charge de nous les faire extériorisée. Ce n'est peut-être pas pour rien, au fond, que l'on retrouve à plusieurs endroits dans le film, la musique que Nina Rota a composé pour Juliette des esprits de Fellini.
Bref, un autre grand film surrestimé, comme le dirait si bien Alligator ! ;)
Mais voyez-le quand même ! Ainsi que tous les Bela Tarr, comme le suggèrerait Jean le spectateur. |
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mordicus23 : 9/10 pour la version vue en anglais
(2008-03-13 : il y a 9 mois) |
mab_888 : 9/10 pour la version vue en anglais
(2008-03-12 : il y a 9 mois) |
Knight : 8/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-03-09 : il y a 9 mois) |
Mediafilm : 8/10 pour la version vue en anglais
(2008-03-08 : il y a 9 mois)_______________
Gus Van Sant poursuit dans PARANOID PARK une démarche artistique audacieuse, exigeante et libre, tournée vers la jeunesse, axée sur le trouble intérieur, dont ELEPHANT demeure à ce jour le sommet. L’intrigue policière, extraite du roman de Blake Nelson, est faufilée de façon quasi subliminale dans une sorte de portrait en vacuum des moeurs adolescentes, dont le jeune héros, fort bien défendu par Gabe Nevins, est à la fois un exemple emblématique et singulier. La narration reproduit éloquemment, par ses ellipses et ses allers-retours dans le temps, le va et vient des planchistes dans les escarpements lisses du parc de béton. Les images numériques, tantôt captées par une caméra professionnelle, tantôt par une mini-dv, puis enveloppées dans un superbe environnement sonore, donnent à l’ensemble les allures d’un film expérimental dans lequel le temps, le lieu, le sujet et la forme s’emboîtent miraculeusement.source: mediafilm.ca (tous droits réservés) |
variation : 9/10 pour la version vue en anglais
(2007-10-29 : il y a 1 ans)_______________
Une fois de plus déstabilisant. Van Sant continue ce qu'il a commencé avec "Elephant" et "Last Days", avec toujours cette dexterité au niveau de la réalisation. Une fois de plus le processus naratif est chamboulé. On est de nouveau catapulpé dans la vie d'un personnage pour en ressortir, avec finalement pas trop d'indications en plus. Van Sant a encore soigné magistralement ses images. Quant à la musique: géniale. Pour pas changer dans la filmographie du réalisateur et, en ce qui me concerne, encore une petite merveille. |
LucyInTheSky : 8/10 pour la version originale vue en anglais
(2007-10-28 : il y a 1 ans) |
Critique(s) 1 à 13 sur 13 trouvée(s)
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