CINÉPROFIL - Le site de critiques où les utilisateurs passent avant les films usagers 342 (0
films 16 361 
critiques 33 344 
 Accueil | Bas de la page Forum | FAQ / À propos | Notice légale | Démonstrateur | Liens | Contactez-nous 

Publicité NON affichée en mode connecté

Films

Recherche rapide


Films populaires

3 derniers jours (?)
Invictus
Shutter Island Un prophète
1.Invictus
2.Shutter Island
3.Un prophète
4.Avatar
5.Up in the Air
6.Nine
7.7 jours du talion, Les
8.Hurt Locker, The
9.Ghost Writer, The
10.(500) Days of Summer

autres

Top québécois
Palmarès

Selon tous les usagers
Meilleurs | Pires

Films les plus cotés

Films sans cote

Sélection des Indécis
Nouveaux films

Récents ajouts sur le site

1.Our Family Wedding
2.She's Out of My League
3.Remember Me
4.Green Zone
5.How the Grinch Stole Christmas!
6.Cat Came Back, The
7.Strange Invaders
8.Runaway
9.Case 39
10.He Died with a Felafel in His Hand

autres...

Imitation of Life

alias : Mirage de la vie
 

Détails IMDB

Tous 8.25/10 (4)

Année : 1959

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Réalisateur : Douglas Sirk
Genres : Drame
Romantique
Acteurs : Lana Turner
Robert Alda
Sandra Dee
John Gavin

Films similaires

All I Desire (Douglas Sirk,1953) Imitation of Life (John M. Stahl,1934) Mildred Pierce (Michael Curtiz,1945) 
Critiques des usagers

Mode d'affichage étendu
Passer au mode filtré

Critique(s) 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

NicoMyers : 9.5/10
pour la version vue en anglais
(2009-07-24 : il y a 8 mois)
_______________

Mélodrame d'une forme parfaite, film dense et profond, Mirage de la vie l'est... et plus encore ! Le dernier long-métrage de Douglas Sirk, oeuvre testamentaire donc, est aussi un portrait des propensions humaines à la gloire, et par là même un portrait de l'Amérique qu'observe le réalisateur d'origine allemande. ""Un film grandiose et fou sur la vie et la mort. Et sur l'Amérique" avait dit Fassbinder, grand admirateur du metteur en scène. Dans Mirage de la vie, La célébrité et la réussite - c'est-à-dire le rêve Américain, ni plus ni moins - ne sont que des "imitations de la vie". Les acteurs, danseurs cherchant le succès ou bien l'argent ne font en fait que mener une vie d'apparence, pour cacher le vide de leur vie ou bien pour échapper à la responsabilité de faire quelque chose de sa vie. Un réalisateur qui critique son propre métier ? Non, car on voit bien que les "artistes" du film ne veulent aucunement servir l'art mais trouver la reconnaissance et les grandeurs, à l'image des diamants qui tombent doucement pendant le générique. Une fois atteints, ces rêves de gloire s'évanouissent - puisqu'ils sont atteints ! Laura, héroïne du film, doit alors faire face à la vanité de sa réussite, et tente tant bien que mal de quitter son milieu pour retourner au bonheur familial. Mais entre temps, la jeune Sarah Jane a elle aussi voulu atteindre l'impossible : renier ses origines. Blanche de peau, elle ne peut vivre en paix à cause de sa mère noire, qui lui cause bien des malheurs en société. Là, Sirk glisse mine de rien l'inquiétante réalité des Etats-Unis des années 50, raciste et ségrégationiste. Elle revient aussi, au final, et trop tard, à sa vraie nature - mais son dilemme aura été bien plus déchirant que celui de Laura : choisir entre l'amour d'une mère et l'acceptation en société. La société américaine empêche de choisir les deux, quand on est noir ou enfant de noir.
On remarquera que tous les personnages essaient de fuir géographiquement leur problème, comme si quitter les acteurs du problème le faisait disparaître. Laura fonce tête baissée vers la réussite, oubliant l'amour de ses proches, Sarah Jane part pour la côté ouest, et vers la fin du film, la jeune Susie veut aller dans un internat dans le Colorado. Tous reviennent, plus ou moins difficilement, vers l'amour originel, naturel, simple et bon. L'image finale de la famille enlacée résout en quelque sorte le problème, et s'assimile à celle du vieux moulin ou le couple Jane Wyman-Rock Hudson pourront s'aimer librement dans Tout ce que le ciel permet. Néanmoins, la fin n'est pas tant que ça un happy end : le problème du racisme, qui a forcé Sarah Jane à faire disparaître sa mère de sa vie ("je l'ai tuée" hurle-t-elle au final), n'a pas disparu ; de plus, le conflit intérieur de Susie n'est pas totalement réglé : elle tend la main à sa mère presque à contre coeur.
Sarah Jane, Susie, Laura, Annie... et les hommes ? Si Steve a son mot à dire au début du film, et représente, comme Rock Hudson dans Tout ce que le ciel permet, le choix de ne pas courir en vain après l'inutile gloire, son personnage disparaît souvent, et son point de vue est rarement adopté. Au final, il est l'objet du désir de deux femmes, mais on ne connaît pas trop ses désirs. Car Douglas Sirk livre aussi une magnifique galerie de portraits féminins dans Mirage de la vie, portraits de femmes face à la société de leur temps. La scène dans laquelle l'agent propose à Laura de coucher avec tous les producteurs s'il le faut, et celle où son "double", Sarah Jane, se fait frapper par son petit copain, témoignent de la domination des hommes dans tous les milieux. Les deux femmes, à la suite de ces scènes traumatiques, décident de se battre et de redoubler d'effort, seules possibilités pour elles de réussir. Laura décide d'être une femme de conviction, qui n'a pas sa langue dans sa poche, Sarah Jane devient une danseuse qui défie les hommes du regard avec assurance.
Mirage de la vie est donc une fresque profondément humaine et intelligente, mais paradoxalement, mise en scène dans le style dit "flamboyant" du sieur Sirk. Au final, le film donne donc beaucoup d'os à ronger pour la réflexion, tout en étant un vrai plaisir pour les yeux. Ce qui en fait un chef d'oeuvre, ai-je besoin de le préciser. Et j'oubliais les acteurs, excellents, en particulier les deux héroïnes jouées par Lana Turner et Juanita Moore.

variation : 8.5/10
pour la version vue en anglais
(2009-06-26 : il y a 9 mois)
_______________

Tout commence sur une plage. Une femme cherche sa fille. De cela découlera la rencontre avec Annie, femme de couleur sans le sou accompagnée de sa fille qui elle, est blanche.
Madame Meridith et Annie ne se quitteront plus.
Comme d'habitude chez Sirk, le mélo fonctionne à merveille sans que cela soit réellement larmoyant. Excepté peut être la scène finale, tout en exagération certes, mais chez Sirk, ça ne fait pas tache.
Un film sur la femme, sur les discriminations (touchant car elles impliquent directement une mère et sa fille). Et une merveille de plus pour le sieur Sirk.

LucyInTheSky : 8.5/10
pour la version vue en français
(2009-05-12 : il y a 10 mois)

Alligator : 6.5/10
pour la version vue en anglais
(2008-01-04 : il y a 2 ans)
_______________

Un film qui m'a laissé sur ma faim.

Bien fait, comme d'habitude avec Sirk la forme est maitrisée, des cadres aux couleurs, en passant par les décors significatifs. Toute une esthétique qui sous des airs naïfs permet aux auteurs de tenir un propos plus profond, de manière très subtile.

Bien entendu que le portrait de cette Amérique a quelque chose de puissant, acéré, percutant. Malheureusement, de cette volonté de pointer la vanité des ambitions personnelles, de la futilité de vouloir faire passer sa carrière avant tout, et surtout la pauvreté des êtres qui ne s'acceptent pas tels qu'ils sont (le boulet sur le racisme fait mouche), il n'en ressort pas grand chose d'un point de vue personnel, pas de grandes émotions (pour un mélo, c'en est dramatique) et surtout pas d'incitation à la réflexion, pas d'empathie particulière qui incite à se pencher sur le caractère hautement édifiant du film. Pas transporté en quelque sorte.

A saluer la prestation de Lana Turner dans un rôle qui est bien loin de la composition. On salue donc le courage de l'auto-dérision ou de l'auto-analyse de la dame.
D'autre part, John Gavin, avec un rôle il est vrai moins important que sur son précédent Sirk, a l'air moins engoncé dans son personnage.

Critique(s) 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

Connectez-vous pour critiquer ou coter ce film
Connexion

Nom d'usager

Mot de passe


Connexion étendue
Aide et inscription

Inscription

Démonstrateur

Mot de passe perdu
Publicité



Usagers

Recherche rapide


Meilleurs voteurs

Utilisateurs Émérites

Promos

Biblioprofil.com

cinémaniac

Haut de la page
(c) 2002-2010, Cinéprofil - Tous droits réservés.