| Réalisateur: | Douglas Sirk |
|---|---|
| Année: | 1958 |
| Acteurs: |
Jock Mahoney |
| Genres: |
Guerre |
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 3 sur 3 trouvée(s)
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Par JM2L il y a 1 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale
16.02.2009
(Vu il y a environ 20 ans, de mémoire) Attend de revoir ce film avec une certaine impatience. Une certaine pudeur dans l'émotion et la forme en comparaison de ses mélodrames, plus flamboyants, Time to Love and Time to Die n'en distille pas moins de force... et touche peut-être des cordes que d'autres de ses films ne connaissent pas. A confirmer.
Revu (07.03.2010) et confirmé :
- You're smiling. Why aren't you screaming?
- I'm screaming. You just don't hear it.
(Apparemment beaucoup n'entendent ni ne voient...)
Un peu de l'art de Sirk en deux répliques.
Un grand film timide, comme ses arbres aux joues roses de vierge qui fleurissent sous le feu, essayant de voler à la mort et à la poudre tout ce qu'ils peuvent avant de s'éteindre et de mourir prématurément, sans hurler; un film dont le coeur est l'absence ou la mort, suspendue ou promise (celle des parents, entre autre) et qui laisse cette trace profonde que Jankélévitch appelait l'ineffable ou un viatique pour l'éternité...
Notons aussi que Sirk, d'origine germanique, tourne un film sur des allemands en langue anglaise... ou D'une la langue seconde comme rédemption ?
"Entrez !" dit l'araignée à la mouche.
Par variation il y a 2 ans et 6 mois
vu en anglais
Sirk nous fait miroiter monts et merveilles et puis, hop, d'un coup nous enlève tout espoir. Retour brutal à la réalité avec un message pessimiste: "Il se peut que ceux que tu libères soient les mêmes qui creuseront ta tombe".
Le hic c'est que d'un trait, tout ce qui a précédé devint futile, vain.
Ce qui m'a un peu refroidit aussi, c'est le peu d'émotion que j'ai ressenti. Il y a toujours une vibration, un poil qui se redresse, une petite larme qui perle, ma gorge qui se resserre lorsque je suis devant un Douglas Sirk. Ici, rien, pas le moindre petit tremblement.
Par Alligator il y a 4 ans et 1 mois
vu en anglais
Mélodrame somme toute peu inspirant.
Je vois bien quelques points à souligner tout de même.
D'abord l'extraordinaire déploiement de moyens pour un mélodrame. Les plans séquences de guerre, de bombardements des villes, la richesse des détails dans les décors, le soin pris à créer du juste dans le moindre recoin ne manque pas d'étonner. Nombreux sont les films de guerre qui ne sont pas parvenus à atteindre ces degrés d'exactitude et de réalisme. Aussi pour un film dont le sujet essentiel est ailleurs, cela laisse le spectateur pantois d'admiration.
D'autre part, j'aurais envie également d'applaudir la prestation de Liselotte Pulver. Il est vrai qu'il n'est pas difficile de paraître vivant à côté de cet impassible et fade John Gavin, doué de deux soulèvements de sourcils et handicapé par un étrange torticolis ou bien s'agit-il d'un balai mal rangé? Quoiqu'il en soit, elle est un frais et salvateur souffle de vie dans ce film.
Sinon sans pour autant parler d'ennui, je ne sais pas bien où voulaient en venir les trois auteurs (Sirk, Jannings et Remarque). Je ne sais si la prestation désastreuse de Gavin y est pour beaucoup dans mon appréciation, mais je suis loin d'avoir été emballé par la destinée de ces personnages. Finalement, ils ne sont ni intéressants, ni sympathiques : par où les prendre, si j'ose dire?
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