| Réalisateur: | Brian De Palma |
|---|---|
| Année: | 2007 |
| Acteurs: |
Ty Jones |
| Genres: |
Drame |
Synopsis:
À venir...
Films similaires:
| Excellent | ![]() |
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| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
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Critiques affichées: 1 à 3 sur 3 trouvée(s)
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Par Knight il y a 9 mois et 0 semaines
vu en anglais, version originale
Par Mediafilm il y a 3 ans et 8 mois
vu en français
Brian de Palma avait déjà abordé semblable sujet en 1989 dans son puissant CASUALTIES OF WAR, campé au Vietnam. La parenté entre les deux films s’arrête là puisque REDACTED, faux documentaire à l'aspect délibérément bricolé, ne porte pas la signature habituelle du réalisateur de DRESSED TO KILL. Cela dit, en racontant par une narration éclatée un épisode véridique et honteux (pour les Américains) de la guerre en Iraq, le chevronné cinéaste retrouve la liberté de ton de ses débuts (GREETINGS, HI MOM). Au moyen d’extraits et de séquences évoquant une multiplicité de sources (journal vidéo, documentaire d'auteur, sites Internet, bulletins de nouvelles, blogues, reportages télé, etc.), De Palma livre une réflexion probante sur le pouvoir et l'authenticité des images diffusées en temps de guerre. Du reste, le support numérique s’avère être le support idoine pour traiter de façon critique et frontale ce conflit contemporain. Soulignons enfin l'interprétation criante de vérité de comédiens devant parfois surjouer, à la façon de non-professionnels qui se savent épiés par la caméra.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale
Après l'étrange Dahlia noir, Brian De Palma s'attaque à la guerre d'Irak et à ce qu'elle reflète de notre monde contemporain. À travers la vie d'une bande de GI américains postés à Samarra, livrés à eux-mêmes et dépossédés de leur humanité, c'est à un portrait tragique du monde contemporain que se livre Redacted. Ce nouveau brûlot contre les atrocités de la guerre se démarque surtout par son propos réflexif sur le pouvoir des images : le film propose des images chocs sensées être issues de divers documents et archives (caméras de surveillance, documentaire, films "maison" des GI, vidéos YouTube, reportages de la télé irakienne). Redacted a pour but de repenser de manière radicale les filtres à travers lesquels nous voyons et acceptons les événements mondiaux, le pouvoir de l'image médiatisée et l'influence exercée par la présentation des images sur ce que nous pensons et ce que nous croyons. Les images sont-elles objectives ? Jusqu'à quel point peuvent-elle être manipulées ? Sont-elles à même de faire réagir, de faire comprendre, d'apporter quelque chose ? À toutes ces questions, De Palma répond de façon pessimiste. Au bout du compte, c'est à une sorte de mise en abyme que se livre le cinéaste, car à travers les images, c'est le pouvoir et le rôle du cinéma qui sont interrogés. Et déclarés inexistants... Et c'est là que le bât blesse : la forme, astucieuse, finit par devenir agaçante. YouTube, la caméra à l'épaule, les archives tout ça c'est très bien, mais j'aime aussi le cinéma... En prenant acte avec une certaine intelligence de la nouvelle dimension qu'ont pris les images dans nos sociétés modernes, De Palma en oublie de faire du vrai cinéma. Premièrement parce que la dénonciation de l'image, si pertinente qu'elle soit, passe d'abord par des images (eh oui !) qui sont nécessairement, au cinéma, agencées, montées de manière à montrer quelque chose du monde, ce que De Palma fait ici semblant d'ignorer. La démarche démonstrative, celle qui veut condamner les horreurs de la guerre, n'est pas condamnable en soit, on aimerait simplement qu'elle soit assumée. De plus, la dénonciation violente de l'impuissance de l'image implique dans Redacted une mise à mal du spectateur que l'on soumet à des scène âpres et dures, à la limite du voyeurisme (une scène de viol, même à peine aperçue, reste de toute façon pour moi insupportable) sans réelle justification. En dehors du traitement "le cul entre deux chaises" du sujet, Redacted pèche surtout par un manque de profondeur du récit. Les personnages, GI (qu'ils soient des brutes épaisses ou qu'ils aient un tant soit peu de scrupules) ou civils irakiens (à peine survolés), restent du début à la fin complètement incolores, voire très binaires et ne s'éloignent jamais de leur statut de concepts à des fins didactiques. D'où un manque d'émotion assez rédhibitoire. C'est peut-être pour pallier à cette absence de sentiments que De Palma achève son film sur des photos assez crues des "dommages collatéraux" de la guerre d'Irak, qui acquièrent par on ne sait quel miracle un statut de vérité finale, soutenues par une musique lyrique à outrance. Lorsque surgit, avec le générique de fin, le silence total, on a envie de dire "Amen". Mais un film n'est pas une profession de foi... Finalement, De Palma ne parvient pas mieux, voire moins bien, que des cinéastes plus classiques (Haggis avec Dans la vallée d'Elah) ou moins prétentieux (le récent Battle for Haditha) à parler du drame d'Irak et n'échappe pas du tout au film-discours. Qu'apporte la forme novatrice du film aux dénonciations de la guerre ? Pas grand chose. Redacted reste un simple remake mal digéré d'Outrages, réfracté par une forme anticinématographique, tout comme l'Irak est un mauvais remake du Vietnam... Trop d'habileté tue l'habileté.
| Histoire / Déroulement | Ordinaire |
|---|---|
| Textes / Dialogues | Ordinaire |
| Personnages / Intervenants | Mauvais |
| Interprétation / Acteurs | Ordinaire |
| Photographie / Dessins | Ordinaire |
| Caméra / Animation | Ordinaire |
| Montage / Rythme | Ordinaire |
| Décors / Environnement | Ordinaire |
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