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I'm Not There
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Films similaires 
Critiques des usagers
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Critique(s) 1 à 8 sur 8 trouvée(s)
ecchymose : 3.5/10 pour la version vue en anglais
(2008-05-28 : il y a 7 mois)_______________
Scénaristiquement incohérent. Visuellement boursouflé. Et franchement pénible.
Seule Cate Blanchett vaut le détour, le reste est de la pure masturbation cinématographique. |
Jean le spectateur : 8/10 pour la version vue en anglais
(2008-05-23 : il y a 8 mois)_______________
Une biographie très éclatée, littéralement en mille morceaux et avec autant de personnalités, dans un dispositif qui n'est pas sans rappeler le Palindrome de Solondz.
Et tout comme Van Sant dans Last Days, mais d'une manière esthétiquement différente, Haynes ne cherche pas tant à raconter fidèlement une bio : il en fait une variation, et c'est bien la preuve que les stars, que les vedettes, font rêver d'une manière proprement mythogénique : ce sont des mythes qu'il convient de raconter n'importe comment et de la manière la plus appropriée, pas de façon exacte (quoi de plus ennuyeux que "X est né en 0000 dans tel bled de bla bla"?)
Enfin, le film entretient des liens évidents avec The Doors de Stone (pour son apologie de la star flambant par-delà la morale), Zelig de Woody Allen (aspect polymorphique d'une fausse biographie) et Bound for Glory, de Ashby, un film sur le chanteur Woody Guthrie.
Enfin, au plan technique, tout l'entreprise est impeccable, la direction artistique, la photo et le jeu des acteurs sont particulièrement soignés; au plan formel, Haynes propose tout un heureux délire (notamment, le pastiche de biographies conventionnelles). Cela dit, quelques longueurs se pointent vers la fin, lorsqu'il est question de Billy the Kid et de John Wesley Harding.
Plus qu'un film sur Bob Dylan, il s'agit d'un film sur l'Amérique, et il faudra bien comprendre que l'Amérique dépasse mêmes les plus grandes des figures individuelles.
* Par ailleurs, le film a été financé par l'ONF et la Fondation Langlois y a collaboré (on trouve au générique tout une pléthore de techniciens québécois). Des remerciements sont aussi rendus à Gus Van Sant, ce qui n'est pas pour étonner. |
Zi : 8/10 pour la version vue en anglais
(2008-02-12 : il y a 11 mois)_______________
Complexe, très complexe comme film. Je ne parle pas nécessairement de la compréhension, mais du fait que je vais probablement l’apprécier à sa juste valeur après le troisième ou quatrième visionnement.
C’est une œuvre extrêmement intéressante à plusieurs niveaux. Todd Haynes pousse l’enveloppe vers des territoires inexplorés. L’idée de départ est extrêmement intéressante : établir un collectif des différentes personnalités de Bob Dylan à travers six personnages aussi distincts que les acteurs qui les interprètent.
L’Amérique aime Bob Dylan et Bob Dylan est l’Amérique d’une certaine façon. Le film de Todd Hanyes permet d’alimenter encore le mythe Dylan, un homme indéchiffrable.
Je vais être obligé de me ranger du même bord que tout le monde pour l’appréciation des interprètes. Cate Blanchette et le jeune Marcus Carl Franklin sont sensationnels et volent la vedette. Ben Whitshaw, Christian Bale, Heath Ledger et Richard Gere sont peut-être moins inspirés mais livrent des prestations solides. Le rôle du dernier nommé, Gere, est plus sujet à interprétation puisqu’il se déroule dans l’imaginaire de Dylan. C’est un film qui doit être démystifié, on a l’impression d’assister à quelque de surnaturel où on se retrouve impuissant.
Si le film a un défaut, c’est qu’il paraît long, peut-être plus que ce qu’il est vraiment (135 min). Du bon cinéma différent et maîtrisé par un réalisateur qui connaît son art.
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la fourmi atomic : 9/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-02-01 : il y a 11 mois) |
Knight : 7.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-01-01 : il y a 1 ans) |
variation : 8/10 pour la version vue en anglais
(2007-12-20 : il y a 1 ans)_______________
"I'm not there". Effectivement, physiquement, Dylan n'est pas là (sauf sur la fin) mais son esprit survole tout le film. Voyage intime dans les pensées, les états d'esprit d'un poète, d'un hors la loi, etc...
De la poésie chantée, parlée et visuelle. Déroutant. |
LucyInTheSky : 4.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2007-12-14 : il y a 1 ans)_______________
Il ne suffit pas d'être original pour faire un grand film. Avec ces six histoires entremêlées, mais sans unité, Todd Haynes (par ailleurs réalisateur éclectique de grands films, comme Loin du paradis) a voulu faire un kaléidoscope de récits à l'image d'un homme aux multiples facettes. L’idée de départ est assez géniale : filmer les diverses personnalités réelles ou potentielles d’un poète magnifique, ou plutôt filmer les idées que l’on peut avoir de lui. Le biopic prend alors une toute autre dimension. Mais où est Bob Dylan ici ? Nulle part. J’aurais aimé pouvoir faire apparaître un personnage, une existence, une identité. Las ! Chaque partie fonctionne comme une entité propre, comme un film à part entière, cohérente en elle-même mais jamais avec les autres. Les résonances, les liens, les échos entre les parties sont quasiment inexistantes. A la structure volontairement complexe du récit (jusqu’à l’outrance) s'ajoute la difficulté à saisir le personnage, à moins de vraiment bien connaître Dylan et les multiples événements de sa vie pour saisir les diverses allusions (moi-même ne suis-je pas sûr d'avoir tout bien compris). Film réservé à un « happy few » ? Certaines audaces payent cependant : les interprétations a priori les plus casse-gueules (Marcus Carl Franklin, Cate Blanchett) sont de loin les meilleures, peut-être aussi parce que les plus fidèles au personnage : le premier, accroché à sa guitare comme à ses tripes, excelle avec son bagout de gamin laissé pour compte dans un mini road-movie enthousiasmant (que malheureusement on ne voit plus beaucoup à partir de la moitié du film) ; la seconde se fait oublier, pour incarner à la perfection le Dylan des années 60, emmerdeur, poète, drôle, torturé, salaud parfois : un sans faute ! Le monologue de Ben Whishaw en « Arthur Rimbaud » est également intriguant et offre des répliques marquantes, dans le plus pur esprit Dylan. Pour le reste, c'est davantage banal, voire fumeux. Les histoires de couple d’Heath Ledger et Charlotte Gainsbourg sont ennuyeuses à mourir, la partie de Christian Bale (Dylan période chrétien) n’a aucun intérêt. Quant à Richard Gere, son personnage de western paumé (allusion à la présence de Dylan dans le film de Sam Peckinpah Pat Garrett et Billy le Kid) laisse vraiment perplexe. La BO est bien entendu d’enfer avec de merveilleuses chansons du Zim, mais aussi des reprises comme celle de l’hypnotique Ballad of a thin man ou de Tombstone blues (avec la participation du grand Richier Havens !). A ce titre, le film à au moins le mérite de donner envie de réécouter l’œuvre du génie de la folk music, à défaut de nous donner accès à son être. Je ne reproche pas au film son postulat même, ce qui serait absurde, mais la façon qu’il a de l’utiliser pour noyer le personnage (dont il s’agit tout de même de raconter l’identité) derrière d’autres qui sont, il faut bien le dire, beaucoup moins intéressants que lui, diluant ainsi la spécificité du génie de Robert Zimmerman, dit Bob Dylan. Eh bien non : Dylan c’est Dylan ! Une entité, une personnalité propre, voilà ce qui fait son génie poétique. Une personnalité multiple, mais une personnalité quand même. Nulle part dans le film Dylan ne semble prendre vie. Le cinéaste semble en être conscient, qui, sur la dernière image, fait enfin apparaître l’idole, derrière son éternel harmonica : seul réel souffle de vie de ce film désincarné. Une déception majeure pour ma part : I’m not there est un film trop complexe, ennuyeux et sans âme pour vraiment toucher du doigt ce qui fait l'essence d'un homme. Le grand absent du film est bien Bob Dylan. Une pensée me vient : pour comprendre cela, j'aurais peut-être dû tout simplement lire le titre... Sur ma liste des film à revoir, donc._______________
Histoire / Déroulement
 | Textes / Dialogues
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Personnages / Intervenants
 | Interprétation / Acteurs
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Photographie / Dessins
 | Caméra / Animation
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Musique / Chansons
 | Montage / Rythme
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Mediafilm : 9/10 pour la version vue en anglais
(2007-12-01 : il y a 1 ans)_______________
Ce cinquième long métrage de Todd Haynes est un hybride d’une étrange beauté, en équilibre parfait entre calcul et expérimentation, poésie et narration, esthétisme et substance. Sorte de film-somme précoce, cette biographie sublimée de Bob Dylan, où ce nom n’est incidemment jamais mentionné, renvoie en effet aux films antérieurs du cinéaste (POISON, SAFE, FAR FROM HEAVEN, VELVET GOLDMINE) et au thème qui les cimente: l’aliénation. La force de l’ensemble tient beaucoup à la cohérence du collage composé d’éléments narratifs en apparence hétéroclites, l’un évoquant le documentaire DON’T LOOK BACK, un autre le HUIT ET DEMI de Fellini, un autre le picaresque BOUND FOR GLORY, biographie par Hal Ashby de Woody Guthrie, maître à penser de Dylan. Plusieurs touches oniriques suggèrent pour chacune des six incarnations du chanteur une idée de voyage intérieur, de sorte que le film évite tous les écueils de la biographie traditionnelle. Au sein d’une distribution impeccable, Cate Blanchett et le jeune Marcus Carl Franklin se démarquent tout particulièrement.source: mediafilm.ca (tous droits réservés) |
Critique(s) 1 à 8 sur 8 trouvée(s)
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