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There Will Be Blood
alias : Il y aura du sang
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Films similaires 
Critiques des usagers
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variation : 8.5/10 pour la version vue en anglais
(2008-02-28 : il y a 6 mois)_______________
Le récit est exposé de manière tranquille. On avance nonchalement, pas à pas, dans l'histoire. Le contraste est fortement marqué entre le côté posé de la narration et le côté noir des personnages. Car de noir, il est pas mal question: l'or noir, les âmes noires. Même l'affiche du film est sombre, d'où ressort les caractères rouges. Parce que de rouge, il est également question (la dernière scène m'a laissé sur le cul).
Le personnage incarné par Day-Lewis est tout simplement détestable. Quand à l'interprétation de l'acteur, elle donne froid au dos.
Pour terminer, Paul Thomas Andersson, en touchant à chaque fois à un registre différent, ne cesse de m'épater. |
LucyInTheSky : 8.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-02-28 : il y a 6 mois) |
mab_888 : 9/10 pour la version vue en anglais
(2008-02-25 : il y a 6 mois) |
Birds_Of_Pray : 8.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-02-25 : il y a 6 mois) |
Knight : 9/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-02-24 : il y a 6 mois) |
Vince : 8.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-02-17 : il y a 6 mois) |
la fourmi atomic : 8/10 pour la version vue en français
(2008-02-10 : il y a 6 mois) |
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Zi : 8.5/10 pour la version vue en français
(2008-02-05 : il y a 6 mois)_______________
Paul Thomas Anderson fait fit encore une fois des conventions dramatiques pour faire avancer son film d’une manière purement artistique. Le récit se base non pas sur un protagoniste, ni un antagoniste, mais bien sur deux antagonistes. Qui est le plus détestable, ou Eli. Les deux facettes de l’Amériques qu’on déteste s’affronte : le capitaliste pur et dur et la manipulation religion extrémiste. Le long-métrage est carburé par l’intensité que lui donnent ses deux personnages pour le moins ambivalents.
Un peu comme No Country for Old Men récemment, le récit qui est d’une lourdeur psychologique presque sans bon sens se cache derrière une facture visuelle classique, paisible, mais surtout spectaculaire.
J’aime bien le mot symphonie dans la critique de Médiafilm. Le développement de l’histoire surprend par ses choix ambitieux qui décevront le spectateur avide d’action.
Trame sonore de Johnny Greenwood de Radiohead est délicieusement délicieuse.
La dernière minute est jouissante : « I’m finished. » qui en dit long sur les quêtes de Plainview.
J'hésite vraiment à mettre un 9 mais je vais attendre de voir la version anglaise ;=)
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mordicus23 : 9/10 pour la version vue en anglais
(2008-01-31 : il y a 7 mois) |
Alexclo : 9/10 pour la version vue en anglais
(2008-01-12 : il y a 7 mois)_______________
«There will be blood», à première vue, ne ressemble à aucun des autres films de P.T. Anderson. Comme le dit le réalisateur lui-même, c'est au cinéma de John Huston (et plus particulièrement The Treasure of the Sierra Madre) que le film réfère. Mais le récit de Plainview n'est pas sans rappeler aussi les quêtes obsessives et malsaines de Charles Foster Kane (Citizen Kane) et de Sam Rothstein (Casino). En fait, c'est l'histoire classique d'un homme dont l'existence est progressivement pervertie par une obsession. Chez certains, c'est le sexe, pour d'autres c'est le jeu. Chez Plainview, c'est l'or noir. Mais c'est ce qui se dissimule derrière cette obsession qui m'apparaît plus difficile à saisir; l'origine? la cause? le but? Il y a quelque chose d'interminable dans cette soif de pouvoir et de richesse que seule la mort, dans la plupart des cas, semble résoudre.
Ces personnages fascinent parce qu'ils osent franchir des barrières morales et légales que le commun des mortels, la plupart du temps, se refusent de sauter. Et quand un tel personnage est joué par un acteur aussi immense que Daniel Day-Lewis, la grandeur du personnage prend des dimensions cosmiques.
Le film semble se destiner vers une sorte de climax insoutenable de violence entre Plainview et Eli Sunday mais Anderson a plutôt choisi de désamorcer cette progression en changeant le ton du film dans le troisième acte. Le ridicule avec lequel il peint ces personnages dans cette partie du film fait tourner le film en fable. Si on était jusque-là dans un Huston, c'est dans un sinistre Buster Keaton que le film trouve son sort. Si cette fin casse le rythme, elle alimente plus clairement la fable qui s'était subtilement dessiné dans les deux premières heures...
J'aimerais parler davantage du film, mais il me semble que ce n'est pas la place idéale. Je ne peux cependant pas passer à côté de la trame sonore de Johnny Greenwood. Je craignais cette trame comme la peste, j'avais peur qu'elle soit trop moderne, trop Radiohead pour une histoire de tournant-de-siècle. Mais putain, elle est tellement géniale. Manifestement inspirée des trames de Bernard Herrmann, elle se tricote aux images d'Anderson et au récit avec un naturel désarmant. Mais comme les trames de Herrmann, elle peut difficilement subsister en dehors des images pour lesquelles elle a été conçue. J'aurais dû mal à écouter cette trame sans être plonger dans «There Will be Blood».
Visuellement, le film est un triomphe cinématographique. Les cadres sont magnifiques et les images désertiques concurrencent celles des Coen dans «No Country for Old Men». Quelques plans séquences simples au service du récit sont d'une terrible efficacité. Celui où Plainview quitte inopinément son fils à la gare est réellement efficace.
Les acteurs, quant à eux, sont extraordinaires. Daniel Day-Lewis est un monstre de l'acting mais s'il était mal entouré, ces performances très inspirées risqueraient d'apparaître ridicules. Dano lui donne la réplique avec confiance. S''il en fait parfois trop, il n'irrite jamais. Le petit qui joue le fils de Plainview a décidément la tête de l'emploi. Anderson est allé le chercher dans une école du Texas. Il voulait absolument un enfant texan qui avait déjà tirer de la carabine...Son choix fut judicieux!!!
D'ailleurs, la relation père-fils du film est certainement le seul lien qu'on puisse faire avec les autres films de Anderson. Comme les pères de «Magnolia» qui poussent leurs fils à subir des rêves qui ne sont pas les leurs, le petit H.W. est lui aussi pressé par l'obsession de son père. Si certains réalisateurs ont traité du thème du père absent, Anderson, lui, traite du père traumatisant...
Masterpiece |
Jean le spectateur : 8.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-01-12 : il y a 7 mois) |
Mediafilm : 8/10 pour la version vue en anglais
(2008-01-11 : il y a 7 mois)_______________
Paul Thomas Anderson (MAGNOLIA, PUNCH DRUNK LOVE) illustre, à travers cette brillante saga campée dans la Californie d’hier, les deux moteurs de l’Amérique contemporaine: le pétrole et la foi, ainsi que leurs corollaires, la corruption et l’abus de confiance. Il le fait au moyen d’un scénario vif, aux ellipses nombreuses et fluides, qui laisse lentement croître la tension entre ses deux anti-héros, talentueux abuseurs, chacun à leur façon, de la crédulité des pauvres gens. Recourant moins à la parole qu’aux images d’une beauté à couper le souffle de son chef-opérateur attitré Robert Elswit, Anderson fait progresser son récit avec une rare maîtrise, créant ici et là des instants de tension qu’il refuse de soulager par la facilité. Résultat: une symphonie grandiose sur les monstres de la Providence et le prix de la réussite, modulée par la superbe et très moderne partition de Jonny Greenwood (du groupe Radiohead), portée par les jeux bouillant de Daniel Day Lewis, au sommet de son art, et placide de Paul Dano (LITTLE MISS SUNSHINE), véritable révélation du film.source: mediafilm.ca (tous droits réservés) |
JF : 8.5/10 pour la version originale vue en français
(2008-01-08 : il y a 7 mois) |
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