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Bend of the River

alias : Affameurs, Les
alias : Caravane vers l'ouest, La
 

Détails IMDB

Tous 8.50/10 (2)

Année : 1952

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Réalisateur : Anthony Mann
Genres : Western
Acteurs : James Stewart
Arthur Kennedy
Julie Adams
Rock Hudson

Critiques des usagers

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Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

NicoMyers : 9/10
pour la version originale vue en anglais
(2009-12-23 : il y a 81 jours)
_______________

Les films d'Anthony Mann offrent décidemment tout ce qu'il faut à l'amateur de western classique : aventure, technicolor, dépaysement, conflits, péripéties à la pelle, personnages bien construits... C'est bien simple, on a rien a redire face aux Affameurs, dont le récit bien mené nous embarque jusqu'au ending pas forcément happy sur tous les points. Les personnages de l'univers de Mann sont complexes, profonds et pleins de mystère, à l'image de Glyn interprété par Stewart et de son acolyte Cole joué par Arthur Kennedy. Ces deux personnages sont les deux faces d'une même question, celle de la rédemption de l'homme. Hommes aux passés troubles, certains changent, d'autres n'y parviennent pas... Autour d'eux, deux blocs bien définis, celui des méchants et celui des persécutés, avec peut-être un entre-deux plus subtil, Rock Hudson : son personnage souvent laissé de côté et apparemment peu travaillé, se met sans broncher du côté des traîtres s'il le faut - que le grand-père et la belle jeune fille n'osent plus qu'attendre le retour du sauveur James Stewart, passe encore, mais on aurait attendu plus de courage d'un costaud comme lui.

Autour de ces hommes, deux jolies femmes et une terre promise, ajoutez-y l'appât du gain, l'or pernicieux venu gâcher la fête, et vous obtenez un drame fort et haletant. Les Affameurs offre donc 1h27 d'aventure pure et dure, un classique à découvrir. A noter également qu'Anthony Mann ne lésine pas sur la violence, et retranscrit parfaitement un monde sans loi ("What law ?", réplique majeure du film). La première scène d'attaque par des Indiens, et plus encore la riposte sans pitié faite par les deux cow-boys, en sont particulièrement représentatives. En cela, les réticents aux westerns pré-spaghetti seront également emportés par le souffle épique des Affameurs.

Alligator : 8/10
pour la version vue en anglais
(2008-09-11 : il y a 2 ans)
_______________

Enième très bon western d'Anthony Mann, dans la lignée de The naked Spur par exemple, même si je préfère les démons intérieurs de ce dernier. Ce Bend of the river offre encore une confrontation tourmentée, entre deux visions de la vie, entre deux bad guys. Mann parvient à construire un récit haletant, via une tension crescendo encore une fois, formalisant la lutte du bien et du mal tout en manipulant les personnages et les spectateurs, tant les caractères sont flous, ambigus, variables, assez mystérieux en somme pour semer le trouble entre ce bien et ce mal. Et c'est là toute la morale du film, un criminel a-t-il la possibilité de changer dans le regard de la société? Un homme mauvais peut-il devenir bon, être reconnu comme tel. Bref, le pardon existe-t-il? Le couple Stewart/Kennedy est particulièrement efficace pour relever cette incertitude qui tenaille l'intrigue.

Je note avec circonspection que le décor naturel (qui joue un rôle si important dans les autres westerns du maître) ne semble pas être ici considéré comme un personnage à part entière. La nature semble tout aussi indécise. Néanmoins la réalisation est toujours d'aussi haute tenue, le technicolor de Warner est magnifique et certaines scènes de nuit sont particulièrement léchées. Du bon et beau spectacle.

Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

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