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Grand alibi, Le

Synopsis:

À venir...

Films similaires:

Heure zéro, L' (Pascal Thomas, 2007)
Excellent0 cotes (0,0%)
Très bon0 cotes (0,0%)
Bon1 cotes (33,3%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen1 cotes (33,3%)
Pas bon1 cotes (33,3%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 3 sur 3 trouvée(s)

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5
13 nov
2008

Par Knight il y a 3 ans et 2 mois
vu en français, version originale
Les histoires tirées de l'œuvre de Agatha Christie tournent sensiblement toujours autour des mêmes thèmes et éléments dramatiques; plein de gens réunis dans un même lieu où il aura meurtre. C'est au spectateur de jouer les détectives afin d'élucider tout le manège. Un jeu particulièrement divertissant quand le metteur en scène est compétent. Or, ce n'est malheureusement pas le cas de Pascal Bonitzer avec son "Grand alibi".

J'ai trouvé tout le récit assez fade en fin de compte. Après une présentation de personnages plutôt efficace, l'intrigue s'embourbe dans une enquête sans vie où enquêteurs ne serviront pas à grand chose finalement. Là où moi j'ai décroché, c'est au niveau des personnages que j'avais du mal à aimer. Les acteurs sont excellents, mais le ton général du film m'a sérieusement déprimé. On est loin du grand plaisir de "And Then There Were None" de René Clair, pour faire une injuste comparaison.

Plat.

7.5
2 mai
2008

Par Alligator il y a 3 ans et 9 mois
vu en français
Ahhhh, après la grotesque heure qui porte bien son nom "zéro", je suis allé à l'abordage d'une énième adaptation francophone d'Agatha Christie. Depuis Mon petit doigt m'a dit, Thomas a fait florès, notamment ici Bonitzer, émule surprenant.

Autant l'avouer tout de go, j'aime bien le cinéma de Bonitzer, malgré sa boboïtude suintante. Il ne cesse de me surprendre. Ces personnages sont pleins d'inattendus. On ne sait jamais vers quels méandres ils vont nous perdre.
Si a priori les mondes de Bonitzer et de Christie sont à mille lieues l'un de l'autre, on peut leur reconnaitre cette similitude de noyer leur lecteur/spectacteur, de les manipuler, de manière heureuse et ludique. Les deux sagouins savent s'y prendre avec un sourire malicieux.

D'abord j'apprends par le générique que le film est une adaptation du vallon de Christie. Et pendant quelques secondes je me demande dans le casting qui peut bien avoir osé joué Poirot.

J'ai attendu son apparition en vain, les auteurs ayant pris soin de l'escamoter. Finalement, à juste titre. Ou disons de manière plutôt réussie. Je ne connais pas les circonstances qui les ont amenés à éliminer ce personnage central de la trame : pas d'acteur susceptible de fonctionner dans le rôle, l'adaptation en histoire franco-française et donc l'inintérêt du personnage belge? Sais pas.

Peu importe au final, parce que ça fonctionne, c'est très bien comme ça. Le Poirophile qui sommeille en moi s'est rendormi rapidement pour laisser place au gamin qui suit cette intrigante affaire de meurtre.

La réalisation sans être belle, s'en tient à l'essentiel. Et c'est à la toute fin, quand tous les morceaux du puzzle retrouvent leur place, qu'on apprécie la mise en scène, le découpage scénaristique, les effets des acteurs, la signification du geste, du plan et de la parole passés. Et d'applaudir à la belle maitrise du récit. Et par conséquent à la réussite en matière d'adaptation.
Faute de Poirot pour démêler le vrai du faux, c'est plus particulièrement l'un des suspects qui va servir de lien avec la vérité.

J'ai bien aimé la direction d'acteurs également.
Tout d'abord je suis encore une fois épaté par la prestation de Mathieu Demy que j'ai dû voir ailleurs dans deux ou trois films. A chaque fois, il avait retenu toute mon attention. Ici encore, malgré un rôle à risque d'alcoolo, il offre une performance pleine de justesse, dans le dire comme dans le geste. C'est serein, naturel, pile poil.

Les autres prestations ne sont pas désagréables. Arditi nous joue un bonhomme fatigué et énervé comme il l'a déjà fait par ailleurs, mais cela me plait bien, surtout qu'il forme avec une étonnante Miou Miou collet-monté un couple plutôt comique.

Lambert Wilson a changé de monde, tout body-buildé de partout, même de la machoire joue un personnage qu'il connait bien déjà.

Caterina Murino a mangé des pâtes. Quelle beauté voluptueuse, bien en chair, italienne quoi!

Valeria Bruni-Tedeschi, Maurice Benichou (je misais sur lui au départ pour interprêter Poirot, je ne suis pas tombé loin puisqu'il joue le flic) donnent eux aussi dans des numéros bien rodés. Là non plus, rien de désagréable. Ils font la job parfaitement.

Surprise, avec Anne Consigny que je n'avais particulièrement remarqué que dans Je ne suis pas là pour être aimé avec un rôle plus complexe et des tonalités plus prononcés, plus romancés forcément. Elle m'a bien plu encore une fois. Une actrice tout en subtilité et facettes.

Et je découvre ici Céline Sallette qui se départit de sa tâche avec suffisament de talent pour ne pas paraitre nulle vis à vis de ses partenaires. Le rôle est il est vrai moins exigent que pour ses camarades.

Je crois que je n'ai oublié personne. Ah si, Dany Brillant, en figurant, n'a pas grand chose à faire et le fait bien.
Oh honte sur moi, je n'avais pas reconnu Emmanuelle Riva. Il m'a fallu aller au générique de fin pour la découvrir. Elle ne fait que passer il est vrai. Non, non, ce n'est pas elle qui meurt.
Et puis... décidément, j'en oublie... la fille de Bonitzer avec un rôle totalement inutile, la fille à papa évidente, juste là pour sortir les inévitables grossièretés du film : c'est un gimmick chez Bonitzer, une femme qui dit bite, couille, ça doit le faire rire.

Cet usager remarque des similitudes avec:
Heure zéro, L' (Pascal Thomas, 2007)

4
30 avr
2008

Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 9 mois
vu en français, version originale
Après Pascal Thomas (Mon petit doigt m’a dit et L’heure zéro), c’est au tout de Pascal Bonitzer de s’employer à adapter et à franciser un roman d’Agatha Christie : l’une des œuvres mineures de la grande dame du crime, Le vallon, devient ici Le grand alibi (bizarrement c’est également le titre français d’un Hitchcok de 1950). Outre que l’on frôle l’overdose de Agatha francisée, Le grand alibi ne possède jamais cette sorte de magie « Cluedo » inhérente pourtant à l’œuvre de son auteur. De plus, le casting pléthorique, le huis clos partiel dans une maison de vacances, l’aspect « film choral » désespéremment français : tout rappelle de façon extrêmement appuyée L’heure zéro de Pascal Thomas, sortie en fin d’année dernière. Et alors que ce dernier, bien que partiellement raté, possédait un petit charme, une ambiance intrigante et surtout une intrigue digne de ce nom, Le grand alibi s’avère dépourvu de ces qualités. L’intrigue, d’abord, est d’un conventionnel qui frôle le foutage de gueule : on comprend l’identité du meurtrier dès le début et le réalisateur ne se soucie jamais d’essayer de nous faire croire à quoi que ce soit d’autre. L’absence de suspense est alors totale et partant, rédhibitoire. Mais, faisant confiance à Bonitzer qui est généralement un joli conteur d’histoire (Rien sur Robert, Petites coupures), on pourrait alors penser que son intérêt s’est porté autre part ; sauf que le réalisateur n’exploite véritablement aucun des aspects de son film : les personnages sont insipides, le décor ne prend jamais vie, les dialogues qui se veulent naturels finissent par paraître simplets etc. etc. À peine s’intéresse-t-on aux relations ambiguës entretenues par les différents protagonistes (en gros, tout le monde couche avec tout le monde) mais qui ne sont malheureusement évoquées que de façon superficielle. Du coup, Bonitzer signe un film complètement hors du temps (ce qui aurait pu être une qualité mais ne fait ici que souligner l’artificialité de l’ensemble), sans chair, éparpillé et vain, que l'on ne peut regarder qu'avec un ennui poli. Et les comédies dans tout ça ? Ils s’amusent, c’est certain, mais nous amusent-ils ? Arditi fait du Arditi, Miou-Miou tente en vain d’exister, Lambert Wilson ne fait que passer d’un air las, Caterina Murino écope d’un rôle tellement ingrat et cliché qu’elle ne peut qu’être exaspérante… On retiendra surtout la sobriété d’Anne Consigny, le cabotinage malin de Mathieu Demy et la douceur de la jeune Céline Sallette. Maigres, très maigres lots de consolation pour ce Grand alibi moins-enthousiasmant-tu-meurs. Que Pascal Bonitzer, brillant scénariste attitré de Jacques Rivette et jadis d’André Téchiné, n’ait à nous offrir que ce film répétitif, dénué de charme et d’imagination en dit long sur l’état de fatigue d’un certain cinéma français…

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