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Carrière de Suzanne, La
alias : Suzanne's Career
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Critiques des usagers
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Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)
Alligator : 6.5/10 pour la version vue en français
(2008-07-23 : il y a 79 jours)_______________
Je reconnais que le récit me parle particulièrement. On a du reste tous plus ou moins connu de ces histoires adolescentes dans lesquelles une jeune fille banale d'apparence et de personnalité se révèle dans sa trajectoire personnelle beaucoup plus mûre et sereine qu'on ne pouvait (par esprit étriqué et piètre analyse) le soupçonner.
C'est le cas de cette Suzanne qui embrasse une "carrière" a priori d'opprimée, tyrannisée ou jouet de Guillaume qui trouve là une vache à lait obéissante et prompte à remplir son porte-monnaie ou vider ses bourses le cas échéant, avec une sollicitude sans pareille, nouant une relation proche du masochisme (la fessée administrée n'est pas le seul indice pour une telle affirmation), quelque chose de malsain. La fadeur amorphe de la jeune Suzanne irrite Bertrand ami du couple pervers, jusqu'au spectateur qui se réfugie dans la réflexion pour tenter de comprendre son comportement.
La contradiction fondamentale que révèle la fin du film éclaire le narrateur et témoin Bertrand donnant à ce conte sa morale édifiante.
La mise en scène très descriptive avec ces plans de rues ou de places qui donnent une localisation réaliste et documentée au film perd de sa crudité avec le jeu englué et récitatif des comédiens. L'amateurisme est souligné par la post-synchronisation. Et je crains de n'avoir eu que trop de mal à dépasser cette inconvenance. Heureusement le propos étant plus considérable que la manière de le mettre en scène, le film garde de sa vitalité. |
Knight : 6.5/10 pour la version restaurée vue en français
(2008-07-09 : il y a 3 mois)_______________
Je continue mon incursion dans les "contes moraux" de Rohmer, avec ce deuxième volet un peu plus long, soit 54 minutes. Histoire plus riche que "La boulangère", mais toujours avec le triangle amoureux comme centre d'attraction, qui semble-t-il caractérise assez bien tout l'univers des contes moraux.
Suzanne l'insouciante jolie mais pas trop, Guillaume l'irrespectueux coureur de jupons, et enfin Bertrand, notre narrateur, penseur et trop gentil garçon. Les dialogues sont joués de façon très littéraire, comme s'ils étaient récités directement d'un livre. Ça m'a fait penser à Truffaut, forcément. |
Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)
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