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Blindness
alias : Aveuglement, L'
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Critiques des usagers
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Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)
Carcharoth : 6.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-10-17 : il y a 34 jours)_______________
Blindness est un film métaphore. L'avis que l'on peut avoir dessus dépend pour beaucoup de la vision que l'on a de l'humanité, et plus particulièrement de l'idée que l'on se fait de sa réaction face à une situation de perte de repères, une mutation globale et très rapide de son milieu de vie. Les rapports sociaux, les relations, les habitudes sont bouleversées. Comment une nation réagirait-elle face à cela ? telle est peut être bien la question du film de Meirelles. Cette question faisant débat, les avis sur le film seront toujours partagés.
Ce que l'on peut plus facilement reconnaitre à ce film, au delà du message, est une réelle qualité technique, filmique, "formelle" comme diraient certains. La caméra du réalisateur se balade avec virtuosité, les effets visuels sont abondamment employés au services du film, Meirelles tente, explore, prend des risques. la démarche est louable. Si le message ne passe pas, la mise en scène ne fera qu'accroitre l'exaspération. Dans l'opinion contraire, elle paraitra juste et inventive.
Pour finir, c'est donc un film que j'ai apprécié, sans pour autant le placer à la tête de la filmographie de Meirelles. La cité de dieu est peut être plus essentielle._______________
Histoire / Déroulement
 | Textes / Dialogues
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Personnages / Intervenants
 | Interprétation / Acteurs
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Photographie / Dessins
 | Caméra / Animation
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Musique / Chansons
 | Bruitage / Ambiance sonore
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Montage / Rythme
 | Trucages / Effets visuels
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Costumes / Style
 | Décors / Environnement
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LucyInTheSky : 4.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-10-12 : il y a 39 jours)_______________
Blindness est l’adaptation d’un roman d’anticipation du Prix Nobel portugais Jose Saramago paru en 1995. Meirelles voulait que ce film soit son premier mais a réalisé auparavant deux autres projets à succès : La cité de Dieu et The constant gardener. Deux films plutôt bons et thématiquement intéressants mais qui souffraient quelque peu d’une esthétique pleine de tics clipesques et hystériques. Blindness connaît ce défaut à la puissance mille, qui porte préjudice à la richesse thématique du roman de Saramago.
Le problème, c’est que Mereilles fait de cette fable politique un simple film apocalyptique vu et revu. Ceci pourrait le rendre sympathique – on aurait un petit film d’horreur de série B efficace – mais justement toute sympathie s’efface totalement du fait du maniérisme pompeux de la mise en scène, de la lourdeur de la narration (la voix off de Danny Glover) et du symbolisme grossier de l’ensemble. Blindness développe une imagerie doloriste, presque religieuse, qui devient vraiment gênante à la longue. Julianne Moore incarne la femme généreuse, dévouée, pure et intacte, seule à ne pas être touchée par l’épidémie. Comme si cette caractérisation digne d’une sainte (à laquelle la blondeur diaphane de l’actrice convient particulièrement) ne suffisait pas, Meirelles la filme toujours vêtue de blanc et baignée d’une lumière venue d’en haut. C’est bon, je crois qu’on a compris…
Le film se compose en gros de trois parties. La première est l’exposition relativement efficace et même piquante de l’élément perturbateur : une épidémie de cécité fulgurante dans un pays indéterminé. Ça commence donc comme tout film de zombie à peu près réussi, le côté ludique en moins et le trop plein de sérieux en plus. Mais ça donne plutôt envie.
La deuxième partie se déroule dans un hôpital-prison où les nouveaux aveugles sont enfermés, sorte de métaphore d’une société qui retourne à la barbarie du fait de son aveuglement. Potentiellement intéressant mais lourdingue. À mesure que s’accumulent les péripéties grotesques supposées exhiber la monstruosité de l’homme abandonné à lui-même (Gael Garcia Bernal joue un rôle de salaud intégral), l’exaspération et la déception se font jour.
Quant à la troisième partie, elle voit un groupe de quelques humains sortir de l’enfermement et s’aventurer dans une ville aux décors d’apocalypse où chacun erre à la recherche de nourriture. Ça pourrait être terrifiant mais à ce stade là c’est la consternation qui prend le dessus. On peut à la limite reconnaître à la toute fin du film une qualité de récit assez touchante, ce que l’on doit certainement au livre de Saramago et non à Meirelles qui s’obstine à s’amuser avec la lumière, les reflets, les couleurs pâles, les flous, les ralentis… Pour un film sur l’aveuglement, c’est assez ironique de se regarder filmer ainsi.
Ah oui, et pour finir, je me suis dit pendant le film que si les aveugles pouvaient voir ça (…), ils seraient sûrement surpris d’apprendre que la cécité rend dégueulasse à ce point là (une personne frappée de cécité se met à se pisser et à se chier dessus…). La Fédération américaine des aveugles a d’ailleurs protesté contre la sortie du film, qu’elle estime insultant et blessant à leur encontre. La réponse de Saramago, je vous le donne en mille : « Il s'agit d'une association d'aveugles qui décide d'avoir une opinion sur un film que, malheureusement, elle n'a pas pu voir. ». Lol ? |
Critique(s) 1 à 2 sur 2 trouvée(s)
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