| Réalisateur: | Anthony Mann |
|---|---|
| Année: | 1950 |
| Acteurs: |
Barbara Stanwyck |
| Genres: |
Drame |
Synopsis:
À venir...
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Critiques affichées: 1 à 2 sur 2 trouvée(s)
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Par JM2L il y a 2 ans et 8 mois
vu en anglais, version originale
Ce que The Furies offre de mieux est la partie où les liens du sang sont viciés par la jalousie et l'appât du gain. On est proche alors d'une tonalité shakespearienne et la réalisation de Mann s'accorde sans problème à ce sublime avec ses non-vus d'une grande violence et sa mise en scène sculptée dans l'ombre et la lumière.
Les faiblesses, une happy end qui brise l'élan du film (le script était-il impossible à refaire?) et quelques personnages et événements (le frère en particulier et son mariage) qui ralentissent ou plutôt dévie le propos dans sa première partie.
Par Alligator il y a 3 ans et 4 mois
vu en anglais, version restaurée
Il me fauda y retourner sur celui-là, je n'ai pas l'impression d'avoir bien suivi. L'édition Criterion est superbe, mais la vivacité des dialogues et les particularités vocabulaires du grand ouest, associés à un accent et une diction des personnages pour le moins colorés m'ont fait perdre parfois la subtilité des échanges.
Mon état de fatigue en cette fin de soirée m'a bien malmené ensuite.
Bref, je ne suis pas certain d'avoir bien tout assimilé et entendu.
J'ai bien compris que le film est d'une richesse toute Mannienne, encore que je le suppose même plus profond encore qu'à l'habitude. L'action n'a finalement que peu de place ici devant la très ambigüe relation père-fille qui lie Walter Huston et Barbara Stanwyck.
Western très psychologique, quasi incestueux, très affectif dirons-nous pour couper court à quelque chose que je ne maîtriserai pas tant que je ne le reverrai pas.
Même si j'étais pas loin de comater (j'exagère un chouïa pour fleurir le propos), j'ai quand même bien remarquer la fin gachée, j'ai envie de dire baclée, n'ayons pas peur des mots.
***SPOILER:
On a l'impression désagréable que le happy-end arrive de manière peu crédible. Comment Vance peut-elle "oublier" l'atroce assassinat de son ami-amour Juan, en pardonnant en deux coups de cuillère à pot à ce père qui l'a reniée sans remords, pour ne pas lui léguer les Furies. Un père qui semble avoir des sentiments qui volent du noir au blanc en un éclair sans la moindre profondeur, sans le commencement d'un regard critique sur celles et ceux qui l'entourent, ni encore moins sur lui-même.
***fin du SPOILER
J'ai été étonné par la photographie par moments extrêmement sombre. Les silhouettes, plutôt les légers halos de pâleur dans les ténèbres offrent un curieux spectacle de spectres et sons mystérieux, inquiétants fantômes ou monstres tapis. C'est plutôt couillu de prendre de tels risques de mise en scène pour un western.
Bref, un très intéressant western, de ceux qu'on évoque avec respect mêlé d'admiration, de ceux qui haussent le genre au plus haut. Plus qu'un très grand western, c'est un très grand film. Un film important, c'est pourquoi je le reverrais bien volontiers.
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