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Tokyo!

Synopsis:

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Excellent1 cotes (25,0%)
Très bon2 cotes (50,0%)
Bon1 cotes (25,0%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

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7.5
27 jun
2010

Par bananezaza il y a 1 ans et 7 mois
vu en japonais, version originale

8
11 aoû
2009

Par Knight il y a 2 ans et 5 mois
vu en japonais, version originale

8
30 mai
2009

Par Mediafilm il y a 2 ans et 8 mois
vu en japonais
Chaque épisode de ce triptyque insolite présente une vision personnelle de l'angoisse urbaine au coeur de la capitale nipponne. Chaque réalisateur propose une approche et un style fort différents l'un de l'autre, ce qui entraîne le spectateur dans un univers marqué par une écriture poétique et une invention visuelle constante. Le segment de Michel Gondry, INTERIOR DESIGN, repose sur le jeu touchant d'Ayako Fujitani qui nous permet de croire à son étonnante mutation, bien assise sur l'efficacité et la simplicité des effets visuels typiques de l'ingéniosité de Gondry. Léos Carax, dans MERDE, pastiche les films de GODZILLA en transformant Denis Lavant en monstre aussi absurde qu'efficace, tout en attaquant de façon virulente le décorum extrême des Japonais. Dans SHAKING TOKYO, le Coréen Bong Joon-Ho (THE HOST) nous montre une mégalopole tellement repliée sur elle-même que chaque citoyen s'isole dans son jardin intérieur. Les trois sketches se révèlent techniquement brillants et thématiquement troublants.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

9
18 oct
2008

Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 3 mois
vu en japonais, version originale
Le film à sketches sur le thème de la ville n’est pas une nouveauté, mais sa réussite n’a jamais été manifeste. Tokyo ! fait figure d’exception. La disparité des tons, des thèmes, des personnages n’est en aucun cas une entrave à la beauté de ce film plein d’échos et de ressorts qui possède une réelle unité de vue à la fois par sa lucidité et par sa fantaisie. Rien à voir avec une sorte de Tokyo, je t’aime (d’ailleurs Leos Carax dans Les Inrocks dit détester cette ville où « règne une culture de la délation »). Loin d’être un panégyrique lénifiant à la gloire de la mégalopole, les trois films (un peu plus d’une demi heure chacun) se concentrent plus sur la mélancolie, diffuse ou abrupte, découlant de la mise à distance des émotions et des affects au profit de la technicité moderne.

Malgré une absence de concertation entre les cinéastes, le film est d’une cohérence assez stupéfiante. Sur le plan narratif d’abord, tous trois font appel à des éléments surnaturels : une métamorphose éminemment poétique chez Gondry, une créature surgie des égouts pour effrayer les tokyoïtes chez Carax, l’étrangeté d’une femme robot chez Bong Joon Ho. L’intervention du fantastique dans le monde moderne et urbain bien réglé et conformiste de la capitale japonaise sert alors de support à une critique sociale et politique discrète mais très puissante.

Dans « Interior Design », Michel Gondry conte la vie d’un cinéaste amateur et de sa petite amie dans Tokyo l’intrigante, où des fantômes plats se déplacent entre des immeubles qui ne se touchent pas, où les appartements hors de prix ressemblent à des boîtes de chaussures, où les PV sont trop chers et les petits boulots sous-payés et où il est décidemment difficile de trouver sa place. Un propos social pertinent et inédit chez Gondry. Le merveilleux fait son apparition dans une scène de transformation mobilière effrayante et bouleversante. Une métamorphose qui permettra à l’héroïne de se sentir enfin utile dans un monde urbain qui ne sait qu’engloutir l’individu et ses aspirations. Quelle poésie, c’est splendide !

La douceur gondryenne trouve un pendant quelque peu inverse dans le cynisme assumé de Leos Carax (son grand retour, dix ans après Pola X) qui avec « Merde », farce provoc, fait le portrait d’une étrange créature des égouts qui terrorise la mégalopole. Denis Lavant incarne de façon hallucinante cet étrange personnage, anarchiste et misanthrope à souhait en même temps qu’innocent animal écrasé par la modernité, qui s’exprime dans une langue fascinante faite de borborygmes et de convulsions. On retrouve aussi Jean-François Balmer dans le rôle d’un avocat français, le seul à comprendre ce langage ! Le film de Carax est dérangeant, cruel, drôle, iconoclaste.

Le troisième film est celui de Bong Joon Ho. C’est un très beau poème sensoriel sur la rencontre entre un hikikomori (un de ces nombreux japonais qui restent reclus dans leurs appartements dans une absence totale de vie sociale) et une livreuse de pizza. Une fable sur le retranchement du monde et sur la beauté du contact humain. « Shaking Tokyo » possède une belle puissance métaphorique. La mise en scène intègre parfaitement la vision du monde de son personnage : l’architecture de l’appartement, les extérieurs aux lumières splendides, le tremblement de terre comme symbole du coup de foudre amoureux. Et la possibilité d’un dérèglement au milieu de la rectitude totale de l’univers personnel du protagoniste : parmi la centaine de boîtes de pizza empilées chez lui, il en découvre une posée à l’envers.

Tokyo !, c’est un peu ça : l’émergence de la liberté artistique la plus totale dans la froideur d’une grande mégalopole. Une radiographie intense et sublime du monde moderne, tout à tour intime, furieuse, désespérée, étrange, violente, mélancolique et poétique.

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