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Milk

Alias: Harvey Milk

Synopsis:

À venir...

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Times of Harvey Milk, The (Rob Epstein, 1984)
Zabriskie Point (Michelangelo Antonioni, 1970)
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Excellent1 cotes (4,2%)
Très bon14 cotes (58,3%)
Bon9 cotes (37,5%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 12 sur 24 trouvée(s)

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7.5
6 mar
2011

Par Milk_Lizard il y a 11 mois et 1 semaines
vu en anglais, version originale

8
4 nov
2010

Par bananezaza il y a 1 ans et 3 mois
vu en français

7.5
4 mar
2010

Par Raging Bull il y a 1 ans et 11 mois
vu en anglais

7.5
24 aoû
2009

Par Shampooing il y a 2 ans et 5 mois
vu en français

8.5
15 jun
2009

Par Oengus il y a 2 ans et 7 mois
vu en anglais, version originale

8
23 mai
2009

Par NAHA il y a 2 ans et 8 mois
vu en français
le cinéma nous permet de découvrir des hommes ou des femmes qui ont fait bouger les mentalités. Gus van sant et son armée d'acteurs stars (ça change de ses derniers films) nous offre un film vraiment intéressant sur la communauté homo et leurs droits aux états unis.

8
4 avr
2009

Par Frecky il y a 2 ans et 10 mois
vu en anglais

8
29 mar
2009

Par Jaylefou il y a 2 ans et 10 mois
vu en anglais

8.5
27 mar
2009

Par aspirine31 il y a 2 ans et 10 mois
vu en anglais

8
14 mar
2009

Par Jean le spectateur il y a 2 ans et 10 mois
vu en anglais
Gus Van Sant signe ici une oeuvre de commande qui montre toute l'étendue de ses talents de "conteur" : on assiste à un film fluide, plastiquement articulé, mais sans jamais faire dans l'ostentation, un film proche de son sujet. De fait, on reconnaît un Van Sant présent mais en retrait, et on en reconnaît surtout la caméra en traveling (notamment dans les scènes finales), un usage prégnant de la musique classique (opéra, dans ce cas) et un sens de la photographie magnifiquement pictural (on ne s'étonnera pas de voir passer quelques solides références à certains tableaux de la Renaissance).

Quant au sujet : Harvey Milk est un activiste homosexuel, et le film ne porte pas tant sur Milk que sur toute une époque et une culture (ce qui dépasse de loin la culture gaie). À ce titre, le film est fascinant et, au plan politique, il porte une très grande force. Pour ma part, j'ai trouvé que Van Sant savait montrer le moment de constitution, très populaire, d'un rapport de force politique - et c'est quand même la grande réussite du film. Milk y prend une dimension universelle.

Les acteurs sont tous très très solides, et (évidemment) Sean Penn se montre flamboyant.

8.5
8 mar
2009

Par Mouchman il y a 2 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale
Très bon film qui retrace la vie bien mouvementée du premier homme politique américain gay. Tout d'abord, félicitations à Sean Penn qui est vraiment épatant. Vraiment rien à dire, il le mérite son oscar. De toute façon, très très bonne prestation de la part de tous les acteurs. L'histoire, bon bah s'est inspiré d'un fait réel, la seule chose qu'on peut juger est l'exactitude de cette retranscription cinématographique. Et je trouve, d'après ce que j'ai pu lire et voir dans différents reportages, que c'est fidèle à la rélité. C'est un peu lent par moments peut-être, mais franchement, ça ne m'a pas du tout gâché mon plaisir, tant l'histoire de MILK est intéressante. C'était un grand homme. Au niveau de la musique, très bonne, là je dois dire que ça m'a vraiment plu. Une fin tragique malheureusement, tant le personnage est attachant, et HUMAIN!!! Dailleurs, je n'en revient pas de ce qui s'est passé suite à sa mort, au niveau du procès... En tout cas, une très bonne leçon d'humanité, avec un Sean Penn sans doute dans l'un de ses meilleurs rôles.

9
7 mar
2009

Par LucyInTheSky il y a 2 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale
Milk est la première incursion de Gus Van Sant dans le cinéma politique. Son atmosphère très particulière – San Francisco dans les seventies, entre libération sexuelle et intolérance (voire persécution) persistante – n'empêche pas le film d'avoir une résonance contemporaine très puissante, l'infâme proposition 6 à laquelle s'oppose le protagoniste faisant écho à la proposition 8 récemment approuvée par le peuple californien au même moment où il élisait Barack Obama, symbole du renouveau d'une croyance en le politique (croyance que ce film très exaltant par instants corrobore également). Un film au sujet important et salutaire, mais qui est bien plus qu'une « fiction de gauche », n'assène jamais et n'oublie pas d'être avant tout une œuvre d'art.

Je ne trouve pas que Van Sant revienne complètement au style de ses films mainstream comme Will Hunting ou Forrester. Il y a un acquis des quatre films précédents (sa série underground et expérimentale sur l'adolescence) qui réside dans un traitement de son sujet plus complexe et plus torturé qu'il n'en a l'air. Milk est un film grand public, certes, mais d'une intelligence et d'une virtuosité qui n'ont rien à envier aux œuvres sus-citées, même si elles sont moins affichées. Van Sant fait preuve d'une maîtrise exceptionnelle, et d'une puissance d'incarnation moins renversante que dans Elephant ou Paranoid Park, mais tout aussi impressionnante. Il se réapproprie totalement toutes les conventions liées au biopic et au film politique.

Le personnage d'Harvey Milk, que je ne connaissais absolument pas, est particulièrement intéressant parce que, véritable héraut de la lutte pour les droits des homosexuels, il n'en reste pas moins ambigu et complexe. Il n'est pas un révolutionnaire à proprement parler (il travaille dans la finance au début du film, et l'un de ses amis lui dit à un moment qu'il est plutôt républicain), et pourtant il en est venu, dans les années 1970 à San Francisco, à se placer du côté des progressistes voire des hippies avec ses revendications pour la liberté des mœurs, et l'organisation d'une vie communautaire dans le quartier de Castro. Ce parcours personnel est proprement stupéfiant et passionnant à suivre tel qu'il est mis en lumière par le cinéaste. Le montage mêlant images d'archive et « fiction » est particulièrement astucieux et passionnant – ainsi l'ennemie jurée de Milk, Anita Bryant, apparaît-elle uniquement sur des documents d'époque.

Le scénario est habile et, malgré ses accents hagiographiques parfois un peu trop prononcés (le jeune Dustin Lance Black est un vrai « fan » d'Harvey Milk), ne passe pas sous silence les aspects plus antipathiques ou obscurs du personnage : magouilles politiques et lobbying, incapacité à mener de front vie personnelle et vie publique... Malgré l'admiration légitime que lui portent le scénariste et le cinéaste, Harvey Milk n'est donc jamais sanctifié ou traité de façon christique, contrairement à ce que j'ai lu (il n'est d'ailleurs pas un véritable « martyr de la cause gay », puisqu'il n'est pas du tout assassiné par homophobie !). Dans le rôle titre, Sean Penn est époustouflant, charmant, lumineux, sensible. Peu habitué à ce type de rôle fondé sur la métamorphose (assez légère ici, certes), il fait preuve d'une sobriété impressionnante, à la fois fidèle à lui-même (cette ferveur politique qu'on lui connaît à la ville) et constamment étonnant. Il y aussi de formidables seconds rôles : James Franco et Emile Hirsch, ainsi que Josh Brolin, sont particulièrement séduisants, comme si tout ce beau monde se trouvait érotisé (au noble sens du terme) par la caméra de Van Sant.

Cette façon de filmer les corps de manière intime au sein même d'une grande fresque politique fait toute la force et la singularité de ce biopic pas comme les autres. Le traitement de cette histoire n'est jamais unilatéral. Par exemple, l'assassin est traité avec une compassion inattendue, non pas par l'entremise du scénario, mais bien par celle de la mise en scène – il y a notamment une scène de chambre sublime au matin du meurtre, macabre et lumineuse à la fois, qui évoque grandement Elephant. Le génie du film est sa forme purement dialectique (voire hésitante, ce qui n'est pas ici un défaut), et jamais didactique. Tout se répond, se fait écho. À l'intérieur du film lui-même (alternance d'archives documentaires et de récit romancé, nombreuses scènes de dialogues et de confrontations, allers-retours entre privé et public...) mais aussi à l'intérieur de l'œuvre de Gus Van Sant qui trouve dans le film engagé une manière à la fois de se renouveler et de continuer son trajet éminemment singulier. De la même manière, la mise en scène vient sans cesse répondre au scénario, contrebalançant ce que ce dernier peut avoir de trop évident.

Milk lance des pistes qu'il convient au spectateur d'explorer, et se rend disponible à plusieurs interprétations (les raisons du meurtre...). Certaines scènes peuvent paraître faciles ou naïves mais elles ne font au final que souligner à quel point Milk, malgré les apparences, est un film très personnel, profondément élégiaque, charrié d'émotions multiples et parfois contradictoires. Le politique et l'intime sont ici profondément mêlés, et ce de façon très subtile. Le film s'ouvre, belle idée, avec une scène de rencontre amoureuse absolument radieuse, au hasard d'un couloir de métro. Avant de partir sur des rails militants qu'il ne quittera plus mais depuis lesquels il se permettra de lancer quelques regards en coin, mélancoliques, ironiques ou simplement chargés d'espoir.

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