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Saikaku ichidai onna

Alias: Vie d'O'Haru femme galante, La

Alias: Diary of Oharu

Synopsis:

À venir...

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Excellent2 cotes (100,0%)
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Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 2 sur 2 trouvée(s)

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10
12 fév
2010

Par Coriolan il y a 1 ans et 11 mois
vu en japonais

9.5
21 mai
2009

Par JM2L il y a 2 ans et 8 mois
vu en japonais, version originale
Peut-être le constat le plus impitoyable sur la condition féminine dressé par Mizoguchi. Ce plan de début (repris plus tard) est de toute beauté (la beauté chez Mizoguchi n'étant là que comme contrepoint à la fatalité, voire son revers inséparable), en deux pas et une attitude on a tout compris de l'état d'humiliation de cette femme qui se cache de tout et de tous.

D'exil en déchéance, d'humiliation en méprises, c'est un véritable chemin de croix entamé pour une faute d'étiquette sociale, une faute dont elle ne pourra jamais être pardonnée et qui lui sera partout un poids auxquels d'autres viendront comme par aimantation s'ajouter.

Le scénario est à ce titre organisé comme cette succession fatale, sans issue dans cette société japonaise du XVIIe s. La faute est d'avoir écouté une fois son sentiment plutôt que son devoir... la punition est sans appel et le style de Mizoguchi donne à cet histoire de plomb les ailes de la grandeur de l'âme de cette femme qui pour seule défense répéte qu'elle n'est pas celle que les gens croient...

Mouvements d'appareil où la caméra légérement surélevée pour enlever tout le ciel au destin de cette femme ou sous élever pour lui barrer son chemin d'un pont ou d'un bâtiment?

L'art de Mizoguchi est-il la seule rédemption pour ses femmes dont Oharu est le symbole.

Il semble qu'il y ait pensé comme ceklui de faire un portrait des vices de cette société, ce qui donne lieu à des scènes impressionnantes où Mizoguchi montre nues les passions les plus basses de l'homme (ou de la femme) : jalousie, luxure, désir bestial, etc...) cristallisées par la seule mauvaise réputation d'Oharu... et cela avec parfois deux soupirs ou un chat, parfois une séquence entière selon les besoins de l'action.

Comme ces marionnettes entrevues, les êtres répondent à l'étiquette, au code de l'honneur et à la morale comme des mécaniques dont l'enchaînement pour Oharu est d'une fatalité à laquelle les dieux même semblent prêter leur chant éreinté et leurs visages multipliés.

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