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Tôkyô sonata

Alias: Tokyo Sonata

Synopsis:

À venir...

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Excellent2 cotes (33,3%)
Très bon3 cotes (50,0%)
Bon1 cotes (16,7%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 6 sur 6 trouvée(s)

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7.5
4 oct
2011

Par Knight il y a 4 mois et 1 semaines
vu en japonais, version originale

8.5
3 sep
2010

Par Raging Bull il y a 1 ans et 5 mois
vu en japonais

8
8 aoû
2009

Par Mediafilm il y a 2 ans et 6 mois
vu en japonais
Surtout connu pour ses drames policiers et ses films d'horreur inventifs, Kiyoshi Kurosawa (CURE) forge dans TOKYO SONATA un climat feutré semblable à celui dans lequel baignait SEANCE (inédit au Québec). Délaissant le fantastique et le suspense, le Japonais propose une analyse fine de la société nippone contemporaine par le truchement d'une famille type. D'une belle densité psychologique, le scénario pose un regard empreint d'empathie sur une galerie de personnages murés dans le secret, ou, dans le cas de la mère, un indicible sentiment d'aliénation. Élégante mais jamais appuyée, la mise en scène est ponctuée de plans fixes très évocateurs visant à traduire par l'image ce que les personnages taisent, c'est-à-dire presque tout. Dans le contexte d'un drame consacré à une cellule familiale aux prises avec différents maux, dont le silence, on ne s'étonnera guère que la riche palette automnale privilégiée rappelle, elle aussi, les oeuvres tardives d'Ingmar Bergman. L'interprétation est uniformément juste.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

9
23 mai
2009

Par variation il y a 2 ans et 8 mois
vu en japonais
C'est mon premier Kiyoshi Kurosawa et un fait certain; ce ne sera pas le dernier.
On plonge brutalement dans la dure réalité d'un quadragénaire japonais qui perd son emploi (actualité tellement proche de nous malheureusement à l'heure de la crise). On se rend compte alors que tout l'univers qui entoure les personnages est un univers de mensonges. Que tout est frêle et qu'une fois la tempête venue; tout ce beau monde va s'écrouler. C'est illustré d'une très belle manière. "Tokyo Sonata" est un véritable bijou qui nous emmène loin, très loin.

8.5
28 mar
2009

Par pifa il y a 2 ans et 10 mois
vu en japonais
J'en dirai le moins possible pour ne pas vous gâcher le plaisir: Dense, astucieux, léger et profond à la fois, surprenant et émouvant, ce film est une pépite qui m'a ravi. En partant d'une famille standard, Kurosawa décortique et fait craquer le modèle japonais; avec beaucoup d'humour, il analyse, critique et questionne l'organisation sociale, à tous ses niveaux: le pays, le travail, l'entreprise, la famille, le couple, l'individu...
Parvenir à aborder de front tous ces sujets de fond sur un ton plutôt léger et inventif, ça tient du miracle.

9
28 mar
2009

Par LucyInTheSky il y a 2 ans et 10 mois
vu en japonais, version originale
J’ai du mal à parler de ce film, et pourtant je le dois car c’en est un grand. C’est la première fois que je vois un film du très prolifique Kyoshi Kurosawa (31 films en 31 ans), je ne peux donc pas comparer ce drame intime ancré dans la réalité sociale japonaise avec ses précédentes œuvres fantastiques et horrifiques. En revanche je dirai que Tokyo sonata m’a paru d’emblée baigner dans une angoisse et une étrangeté rares qui en font, plus qu’une chronique sociale sur les ravages de la mondialisation, un vrai et sublime portrait de la condition humaine. La trame est simple et sobre : un père de famille perd son boulot (il est remplacé par des employés chinois payés au salaire chinois) et ne parvient pas à l’avouer à sa famille, aussi décide-t-il de le cacher et de quitter tous les matins le domicile familial en costume pour errer dans Tokyo et grailler à la soupe populaire. Son jeune fils, lui, prend des cours de piano en cachette, tandis que l’aîné est souvent absent et aspire à quitter le Japon. Quant à la mère, elle assiste impuissante à ce dérèglement fatal mais va se révéler plus forte et insoumise que prévu (un personnage véritablement fascinant).

La première moitié de ce Tokyo sonata est un modèle de subtilité et de pudeur qui observe avec acuité une famille qui se délite, incapable de communiquer (il paraît que ça évoque Ozu, mais là encore mon inculture est telle que je ne peux confirmer…). Le film ne fait cependant pas dans la psychologie simpliste pour autant, et préfère laisser exister ses personnages, les rendre libres et d’autant plus beaux, sans tenter de les percer totalement à jour. Kurosawa bouscule la figure de l’autorité paternelle, mais aussi une société contemporaine qui laisse les individus égarés, désemparés (voir les superbes vues de Tokyo, monstrueuse mégalopole). Le décor de la maison de la famille se révèle une sorte de théâtre muet où rien d’important ne se dit, mais où tout est montré par l’intermédiaire d’une mise en scène bouleversante, Kurosawa réunissant ses personnages dans ses beaux et doux plans séquences avant, parfois, de les segmenter assez violemment, dévoilant entre eux des affrontement silencieux mais décisifs. C’est d’une grâce renversante.

Le film prend dans sa seconde partie un virage mystérieux, invraisemblable, tirant volontiers vers le grotesque (notamment avec ce personnage de cambrioleur raté, interprété par l’acteur fétiche de Kurosawa, Koji Yakusho). On assiste alors à un crescendo dramatique d’une tension incroyable : la nuit tombe sur trois personnages qui errent, courent, fuient, se cachent... Certains ont regretté ce tournant, cet écart soudain qui ramène Kurosawa à la frontière du fantastique et de l’horreur (mais aussi de la comédie), je l’ai pour ma part trouvé absolument passionnant et tout à fait convaincant. Il est à l’image de ce que le film montre : la schizophrénie d’un monde moderne qui vacille dangereusement sur ses fondements, son éternel balancement entre la raison et la folie, entre la maison et le monde, entre l’émergence de l’individu et la croyance en le collectif. Cette seconde partie moins tenue, plus lyrique, plus secouée, installe un climat de chaos absolu avant de s’achever une fois le jour revenu avec un moment de sérénité et de pure beauté tout aussi absolues, dans lequel l’art se révèle le meilleur moyen de réconciliation avec autrui et avec soi-même.

C’est splendide.

Cet usager remarque des similitudes avec:
Aruitemo aruitemo (Hirokazu Koreeda, 2008)

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