| Réalisateur: | Lars von Trier |
|---|---|
| Année: | 2009 |
| Acteurs: |
Charlotte Gainsbourg |
| Genres: |
Suspense |
Synopsis:
À venir...
Films similaires:
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Critiques affichées: 1 à 10 sur 10 trouvée(s)
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Par Jeff il y a 11 mois et 3 semaines
vu en anglais
Par mordicus23 il y a 1 ans et 10 mois
vu en anglais
Je n'ai jamais autant ris, un chef d'oeuvre déguisé en film de looseurs. Le plan final me hante encore.
Par mab_888 il y a 2 ans et 2 mois
vu en anglais, version originale
Par Vince il y a 2 ans et 2 mois
vu en anglais, version originale
Par Mediafilm il y a 2 ans et 2 mois
vu en anglais
Alors qu'il illustrait sa conversion au christianisme dans son magnifique BREAKING THE WAVES, Lars von Trier convoque cette fois "L'Antéchrist" de Nietzsche pour transposer à l'écran ses doutes et ses tourments à la suite d'une profonde dépression. D'où une oeuvre provocatrice, dure, dérangeante, au contenu symbolique riche, dans laquelle on reconnaît néanmoins la misogynie ambiguë de l'enfant terrible du cinéma danois, de même que ses contradictions et son sens de l'esbroufe. La mise en scène rigoureuse est féconde en images recherchées et raffinées, particulièrement lors des envoûtants prologue et épilogue, filmés au ralenti dans un noir et blanc sublime, sur fond d'aria de Haendel. En outre, le cinéaste forge un climat angoissant à l'aide d'effets sonores oppressants qui rappellent fortement ceux de la série télévisée LE ROYAUME, sa première incursion dans l'horreur. Charlotte Gainsbourg incarne avec générosité et abandon un personnage tourmenté et souffrant, aux côtés du toujours solide Willem Dafoe dans le rôle d'une nouvelle figure christique, vingt ans après celle, mémorable, du LAST TEMPTATION OF CHRIST de Scorsese.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
Par Jaylefou il y a 2 ans et 3 mois
vu en anglais
Par Birds_Of_Pray il y a 2 ans et 4 mois
vu en anglais, version originale
Par variation il y a 2 ans et 4 mois
vu en anglais
Deviendrais-je hermétique au cinéma de Von Trier?
"Manderlay" m'avait déjà laissé un drôle de goût dans la gorge.
Ici, je suis resté perplexe!
Cela commençait déjà mal avec le prologue que j'ai trouvé un peu kitsch.
Et vas y que je te filme le gamin, que je te fais un gros plan sur la fenêtre ouverte, que je te filme en gros plan la table... Oui ça va, on avait compris, pas besoin d'en faire autant.
Je me suis dit: "C'est le début!".
Malheureusement pour moi, le reste m'a fait pareil, c'est-à-dire, aucune réaction sauf peut être dans les séquences chocs qui évidemment ne viennent qu'à la fin!
Oui le film est le résultat d'une dépression très grave de Von Trier.
C'est de l'art oui, mais, personnellement, j'ai eu du mal à le digérer, plus par ennuie que par dérangement.
Par Knight il y a 2 ans et 4 mois
vu en anglais, version originale
Par LucyInTheSky il y a 2 ans et 7 mois
vu en anglais, version originale
Après tout ce que j'avais entendu sur le principal scandale du dernier festival de Cannes (misogynie, violence extrême...), je m'attendais en réalité à voir tout sauf ce film recueilli et concentré qui ne vire au « massacre » que dans ses derniers moments. Je ne peux pas dire que j'ai aimé ça (c'est sacrément chiant pendant une grande partie), mais l'accueil critique reçu par Antichrist me semble largement disproportionné. Quoi qu'on en pense, voilà au moins un film rare, intéressant et qui mêle les genres avec une certaine audace (drame psy, gore, survival, fantastique). Lars Von Trier va loin dans le romantisme noir, dans le gothique mystique, et assume jusqu'au bout ses partis pris, quitte à tomber dans le symbolisme de l'ensemble un peu lourd et l'imagerie parfois archaïque.
On ne peut nier que LVT se prend totalement au sérieux, mais ne retenir de son film que son effusion de violence premier degré me paraît une erreur. Avant une dernière demie heure en effet particulièrement violente et gore, Antichrist surprend au contraire par son aspect épuré, retenu, sobre – si on excepte un prologue ultra maniéré en noir et blanc avec musique sacrée. Le début du film est assez beau, traitant du deuil et de la culpabilité avec une douceur qui n'exclut pas la cruauté. De toute évidence le cinéaste refuse les bons sentiments et le psychologisme de bazar qu'on aurait pu soupçonner à la lecture de son synopsis. Avec le départ du couple dans la forêt d'Eden, le propos se fait un peu plus répétitif même si on apprécie les piques contre la psychologie comportementale (les exercices complètement crétins que Dafoe fait faire Gainsbourg) et contre une certaine crétinerie idéologique de la religion chrétienne (du moins c'est l'interprétation que j'en ai fait, mais le film laisse planer sur son sens réel un doute ineffaçable). Le caractère réaliste du film est cependant perturbé par des interventions fantastiques et horrifiques, détournant Antichrist de son chemin tout tracé.
Par la suite, l'enfermement du couple sur lui-même et dans sa douleur mène immanquablement à la boucherie sanguinolente et grotesque sous bien des aspects. La violence psychologique (douleur du deuil et mainmise émotionnelle du mari sur sa femme) laisse place à la violence physique. Ce basculement dans l'horreur de la dernière partie du film est particulièrement intéressant. Outre qu'il n'y a vraiment pas de quoi se scandaliser (c'est horrible, mais pas plus qu'un film gore lambda), l'éclatement de la violence devient une sorte de révélateur de ce qui auparavant existait en filigrane dans la relation singulière de ce couple autodestructeur. Comme si le gore se révélait être la face cachée du drame psychologique à la Bergman, comme s'il était son envers ou son refoulé. La prestation de Gainsbourg est à cette image : son versement dans la folie furieuse est très impressionnant.
A ce ce titre, Antichrist me semble un film plus subtile que cela n'a été dit. L'accusation de misogynie peut facilement être retournée, et l'on pourrait montrer que Lars Von Trier s'en prend au personnage de Willem Dafoe et à son arrogance, son autorité mal placée, sa volonté de maîtrise. On se serait bien passé, en revanche, de ce flash back sur la scène initiale, qui incrimine clairement le personnage de la femme. Mais de manière générale, le propos du film, si confus et fumeux soit-il, me semble, sinon complexe et ambigu, du moins réversible dans sa confusion même – quant à savoir si c'est là une qualité... Le film est un peu complaisant, certes, mais sa volonté d'aller chercher au cœur de l'homme ses pulsions les plus atroces reste remarquable.
L'épilogue symboliquement très chargé m'a paru de toute beauté, reprenant le noir et blanc et la musique du prologue mais s'intéressant cette fois ci au personnage du mari, soudain assailli par toutes les femmes sorcières sans visage que sa femme étudiait : ce qu'elles symbolisent, j'ai du mal à le voir (le remord, le retour du refoulé, l'inconscient misogyne de la société, la victoire finale de la femme sur l'homme ?), mais l'image est cependant forte. Un sentiment qui vaut pour moi à l'égard du film dans son ensemble.
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