| Réalisateur: | Douglas Sirk |
|---|---|
| Année: | 1956 |
| Acteurs: |
Barbara Stanwyck |
| Genres: | Drame |
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 3 sur 3 trouvée(s)
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Par NicoMyers il y a 2 ans et 6 mois
vu en anglais
Toute l’ambiguïté et la complexité de Sirk apparaissent au grand jour dans son film de 1956, Demain est un autre jour. Tout comme dans Mirage de la vie ou encore Tout ce que le ciel permet, il est impossible de dire si le dénouement est un "happy end" ou non. Sarah Jane revenait, en effet, mais trop tard dans Mirage de la vie, tout comme Cary dans Tout ce que le ciel permet dans le cas où Rock Hudson mourrait de ses blessures – au spectateur d’imaginer sa propre suite… C’est le cas dans Demain est un autre jour. A mon avis, Sirk, homme de lettre très cultivé (selon Jon Halliday, auteur de « Conversations avec Douglas Sirk », il devait être "l’homme le plus cultivé d’Hollywood"), n’était pas dupe de son final, tout comme le spectateur d’aujourd’hui ne l’est plus : Cliff rentre au bercail, et sa famille semble être plus attentionnée grâce aux efforts de la maîtresse Norma Vail, néanmoins rien n’affirme un bonheur futur – en tout cas, pas la mine atterrée de Fred MacMurray. La phrase finale, de la bouche d’un des enfants, ne peut laisser crédule pour peu que l’on ait un peu d’ironie : "quel beau couple, tout de même !" Les enfants, la famille, la société américaine, sont parvenus à leur fin, qui était de faire revenir Cliff Groves, inquiétant "rebelle" à la recherche d’un amour véritable, dans la norme. Sirk réitère donc une fois de plus son pari, qui est d’intégré au mieux la forme hollywoodienne pour y glisser sa critique de la société américaine. Comme d’habitude, le tout s’accompagne des terribles déchirements internes inhérents à tout mélodrame, qui révèle la complexité de nos vies, dans lesquelles on ne choisit pas toujours entre le bien et le mal, mais parfois entre le bien et le bien. Le tout est d’une incroyable subtilité : tout est dit, et pourtant on n’y a vu que du feu. Jamais le trait n’est grossier ou souligné.
Alors, Demain est un autre jour, chef d’œuvre ? Non, bien des éléments empêchent le film d’accéder à ce rang. Après la haute dose lacrymale de Tout ce que le ciel permet, Demain est un autre jourparaît bien terne. Si le noir et blanc convient bien au réalisateur habituellement associé au technicolor - beaux contrastes, cadrages parfaits - le tout manque de prouesses. Du coup, l'émotion et les moments de grâce auxquels le metteur en scène nous avait habitué sont largement en manque. Si le départ de Norma du bureau de Cliff, dans l’avant-dernière scène, fait monter la sauce, la tension retombe malheureusement dans ce qui aurait dû être la grande scène à larmes du film, celle de l’avion s’éloignant dans le ciel. Demain est un autre jour est donc un Sirk quelque peu imparfait, bien que très recommandable.
Par Alligator il y a 2 ans et 6 mois
vu en anglais
Sans doute ce Sirk là n'est-il pas transcendant, ne nous prend-il pas aux tripes et ne nous retourne-t-il pas contre le mur, pour reprendre l'expression crêpière de ceux qui jouent à la pala aux frontons gascons. Certes, les questions que pose cette histoire sont intéressantes. Mais sans doute aussi qu'elles ont été mieux posées dans d'autres films comme All I Desire et Tout ce que le ciel permet. Surtout, les réponses, à mon humble avis, sont un brin moralisantes. On se dit qu'on a connu Sirk plus couillu allant au-delà de ces barrières, de ces apparences, de ce conformisme auquel ici les personnages paraissent soumis. En fait, pour tout dire, je ne suis pas certain que Sirk dénonce quoique ce soit par la voix du personnage joué par Stanwyck. Je crois qu'il se range à son opinion, se contentant de montrer la souffrance et l'espèce de sacrifice amoureux qui en découle. Le film souffre un peu de ce fatalisme très hollywoodien finalement. Reste que ce film interroge le spectateur : fallait-il tout plaquer? Faut-il tout envoyer valser quand le coeur s'emballe? La routine est-elle une prison ou un confort caché? Amour ou passion? Difficile de trouver une certitude dans cette forêt de doutes, de flous et d'illusions.
Mais il n'empêche que la décision de Stanwyck apparait complètement désuette aujourd'hui à l'heure actuelle où les familles rererecomposées, multiformes, multi-optionnelles dans le temps comme dans le nombre, voire même les genres, sont légions.
Et pour finir, on appréciera la très belle photographie de Russell Metty qui même sans couleurs parvient à créer de jolis jeux d'ombres et lumière qui racontent les troubles des personnages.
Merde, être aussi peu bavard sur un Sirk, voilà qui n'est pas banal, j'espère que je ne couve pas une méchante cochonnerie.
Par variation il y a 2 ans et 7 mois
vu en anglais
Fred MacMurray manque de charme. J'y ai pas trop cru à son histoire. J'ai pas senti de réelle alchimie entre lui et stanwyck. L'histoire m'a pas trop touchée non plus. Le fait que les enfants s'en mêlent alourdit le propos. Bof bof!
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