aspirine31 : 7/10 pour la version vue en anglais
(2010-03-12 : il y a 3 jours)
Birds_Of_Pray : 5.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2010-03-07 : il y a 8 jours)
pifa : 6/10 pour la version vue en anglais
(2010-02-12 : il y a 31 jours)
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A la fois émouvant, bien filmé (dans les stades) et décevant parce que trop pétri de bons sentiments. Les récits de faits réels se prêtent généralement assez mal à des élans de génie cinématographique. Eastwood est trop occupé à rendre hommage à Mandela pour soigner les ressorts scénaristiques de son récit.
epsilon : 8/10 pour la version vue en français
(2010-01-19 : il y a 55 jours)
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Très bon, comme d'hab pour Eastwood
LucyInTheSky : 4/10 pour la version originale vue en anglais
(2010-01-14 : il y a 60 jours)
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Comme vous devez tous le savoir, Invictus, le dernier film de Clint Eastwood, raconte que la victoire à la Coupe du Monde 1995 de rugby fut pour l’Afrique du Sud un vecteur de réconciliation après la fin du régime d’apartheid. On a déjà du mal à y croire (qu’elle en soit le symbole, oui, mais le moteur ?), mais les bons sentiments envahissent tellement l’espace du film qu’il en devient par moments franchement exaspérant. Aucun coup d’éclat de mise en scène ne vient pallier ce défaut majeur.
Le point de vue de départ est relativement intéressant et original : c’est celui des gardes du corps de Mandela. Les anciens, noirs, voient arriver les nouveaux, blancs, d’un mauvais œil. Bien évidemment, au terme du film se sera nouée entre eux une solide complicité qui fait chaud au cœur (…). Eastwood offre une vision de l’Afrique du Sud réunifiée autour des valeurs du sport : effort (de réconciliation), solidarité (entre les peuples), ténacité (dans la lutte pour la justice). C’est beau mais ça ne tient pas sur la durée. La naïveté du propos est parfois confondante… Pas seulement, celle du propos, d’ailleurs. L’overdose de niaiseries est atteinte quand, lors d’un voyage de Mandela en hélicoptère, Eastwood nous sert une chanson de variétoche sirupeuse totalement imbuvable.
Si Matt Damon hérite de l’un de ses rôles les plus ternes, Morgan Freeman en revanche est absolument remarquable, impressionnant de classe, de sérénité, de conviction, d’humanité. Le côté hagiographique d’Invictus existe certainement mais ne m’a pas choquée outre mesure. Après tout, Mandela est incontestablement un homme admirable. Et le portrait qu’en fait Eastwood est plutôt beau : un acharné paisible, un soldat tranquille et - peut-être pour cela - toujours « invaincu » voire « invincible » (c’est le sens du titre, qui est celui d’un beau poème de W.E. Henley, le favori de Mandela). À part Mandela, donc, Invictus est un film sans véritables personnages. Ils n’ont aucune épaisseur et ne servent qu’à illustrer le propos, certes généreux, du cinéaste.
Un cinéma sans méchant, sans cruauté, sans opposition (autre que les intempéries!) au désir de justice de son héros. On sait pourtant Eastwood très capable de montrer la part d’ombre immanquablement présente dans tout ce qui est humain. C’est peut-être cela qui manque ici. Un contrepoint, quel qu’il soit, qui fasse comprendre que tout n’est pas si évident. Alors oui, Eastwood a choisi le ton de la fable et du conte utopique. Mais le monde qu’il présente est tellement simplifié (simplet) qu’il en devient totalement irréel. D’autre part (rien à voir mais il fallait le dire), le rugby est filmé de façon très désagréable, en particulier les mêlées en gros plan et en ralentis, avec gémissements en prime (!).
Eastwood a le sens du récit, mais celui-ci s’essouffle tout de même assez rapidement et le film se traîne en longueur sur la fin. Invictus n’est au final rien qu’une fable simpliste et lisse sur les bienfaits rassembleurs du sport et la nécessité pour un peuple de se réconcilier, de s’unir et de pardonner pour pouvoir avancer (version niaise de l’effet Obama, en somme… étonnant pour un élu républicain, non ?). Rien de grave là dedans, mais rien de bien passionnant non plus.
Mouchman : 6.5/10 pour la version vue en français
(2010-01-13 : il y a 61 jours)
variation : 7/10 pour la version vue en anglais
(2010-01-13 : il y a 61 jours)
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"Invictus" est un peu l'antithèse du cinéma des débuts d'Eastwood.
Là où les protagonistes prenaient les armes et assouvissaient leur besoin de vengeance, ici, on les dépose, et on va vers l'avant, d'une bien belle manière.
On ressort un peu grandi de ce film où l'humanité est un soleil et qu'une cause (ici le sport), peut réunir tout un peuple. A méditer...
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NicoMyers : 5.5/10 pour la version originale vue en anglais
(2010-01-06 : il y a 68 jours)
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Après avoir fait renoncer son personnage d’inspecteur Harry vieillissant au plaisir malsain de la vengeance dans Gran Torino, Clint Eastwood retrace à présent la vie d’un homme ayant convaincu un peuple entier de baisser les armes et de se donner la main.
Depuis Gran Torino, le réalisateur semble en effet se pencher à nouveau sur le thème de la vengeance, qui caractérisait le cinéma de ses débuts, mais pour à présent la condamner et prôner une voie alternative. Ainsi, Nelson Mandela rentre dans la catégorie de ces personnages eastwoodiens qui vont à contresens de la majorité afin d’imposer leur vision, pour le bien de la communauté. Le président mise toute sa politique sur une équipe de rugby partie perdante, privilégie les retransmissions de matchs aux réunions sérieuses, et fait un affront à son électorat Noir en lui priant d’effacer le passé. Porté par une lumière, homme sans famille ni vie privée, il accomplit pleinement sa destinée : amener la paix. On n’est finalement pas si éloigné du prêcheur solitaire de Pale Rider venu rendre leurs droits aux plus faibles, puis repartant dans le lointain.
Pour autant, Invictus est loin d’être une pleine réussite. Alors qu’il a sous la main un personnage dense et des thèmes politiques passionnants, Eastwood maltraite sa matière première et laisse un film incomplet et assez inégal. Peut-être à cause du côté lumineux de son histoire, le réalisateur, habitué à des univers plus sombres, reste trop en surface. Il délaisse petit à petit la psychologie au profit des événements, et ne parvient pas à maintenir notre intérêt sur toute la longueur du film. On pouvait s’en douter, son biopic prend la forme d’un dithyrambe, dans lequel Mandela est un demi-dieu qui irradie tout sur son passage, qui illumine chaque homme croisant son chemin. C’est bien là le point faible du film : entre musiques sirupeuses, ralentis et dialogues clichés, Invictus ressemble trop souvent à une production classique dans laquelle il est difficile de retrouver la patte du grand metteur en scène. Les séquences d’euphorie collective à l’approche de la fin du match, avec compte à rebours et montage grossier, musique qui enfle et spectateurs recrées en motion capture, décevront les amateurs du style habituellement sobre du réalisateur.
Néanmoins, ces fautes de goût qui saisissent le cinéphile à la gorge interviennent surtout vers la fin, et de là à dire qu’Eastwood a tout perdu de sa maîtrise rigoureuse de la caméra, il y a un trop grand pas à franchir. Il nous offre tout de même quelques beautés, citons par exemple la visite de la prison et la lecture du poème « Invictus », et prend un soin méticuleux au jeu de la reconstitution. En premier lieu, un Morgan Freeman exceptionnel qui, avouons-le, sauve le film et en représente l’intérêt premier. Matt Damon fait de son mieux, mais le manque de développement de son personnage le rend rapidement secondaire aux yeux des spectateurs. Invictus s’avère être une petite déception, le minimum syndical pour un grand cinéaste. Fort heureusement, la vie passionnante de Nelson Mandela et l’interprétation qu’en tire Morgan Freeman suffisent à en faire un film de bonne facture.
BillBond : 7/10 pour la version vue en français
(2010-01-04 : il y a 70 jours)
Knight : 6/10 pour la version originale vue en anglais
(2010-01-02 : il y a 72 jours)
Mediafilm : 7/10 pour la version vue en anglais
(2009-12-13 : il y a 3 mois)
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Ce nouvel opus de Clint Eastwood captive par ses qualités de coeur et d'esprit, ainsi que par sa réalisation vigoureuse, surtout dans les séquences de jeu. Par ailleurs, l'initiative d'un film sur Nelson Mandela, dans la foulée de l'élection de Barack Obama, est à porter au crédit de ses créateurs. Cela dit, INVICTUS n'est pas sans défauts: les dialogues didactiques, récit véridique oblige, sont parfois trop appuyés, et le scénario, axé sur le mouvement de l'Histoire plus que sur la psychologie des acteurs qui l'ont écrite, schématise un peu trop la personnalité de Mandela. En outre, la grammaire filmique déployée par Eastwood (montages accélérés, effusions au ralenti, etc.) sert trop ouvertement à manipuler les sentiments des spectateurs. Ce qui étonne de la part du cinéaste d'UNFORGIVEN et MYSTIC RIVER, qui habituellement privilégie la retenue, voire une certaine sécheresse dans l'approche. En revanche, le jeu solide de Morgan Freeman et Matt Damon rend hommage à son talent de directeur d'acteurs.