| Réalisateur: | Noah Baumbach |
|---|---|
| Année: | 2010 |
| Acteurs: |
Ben Stiller |
| Genres: |
Drame |
Synopsis:
À venir...
Films similaires:
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 8 sur 8 trouvée(s)
< Précédentes | Suivantes >
Par Milk_Lizard il y a 6 mois et 2 semaines
vu en français
Par Raging Bull il y a 1 ans et 3 mois
vu en anglais
Par Knight il y a 1 ans et 5 mois
vu en anglais, version originale
Par bananezaza il y a 1 ans et 5 mois
vu en français
Petite histoire de tout les jours. Un bon rôle pour Ben Stiller qui est tombé dans la marmite de l'humour. Enfin un film qui nous le montre sous un autre jour. Excellente Greta Gerwig.
Par karlz_007 il y a 1 ans et 6 mois
vu en anglais
Par Jaylefou il y a 1 ans et 7 mois
vu en anglais
Par LucyInTheSky il y a 1 ans et 9 mois
vu en anglais, version originale
Roger Greenberg est un quarantenaire new-yorkais dépressif et totalement apathique. À la sortie de l’hôpital psy, il débarque à Los Angeles pour garder la maison de son frère parti en vacances au Viet-Nam. Roger, c’est Ben Stiller derrière la caméra de Noah Baumbach. Et son portrait donne un film mélancolique absolument bouleversant. Greenberg est à mes yeux beaucoup plus réussi que ne l’était le déjà intéressant Les Berkman se séparent (Margot va au mariage, le film suivant de Baumbach, n’est pas sorti en salles en France).
Greenberg s’inscrit pour une part dans la tendance actuelle du cinéma indépendant américain, avec ses signes particulier qui permettent de le repérer de loin (personnages un peu marginaux, humour décalé, BO ultra cool), mais transcende le genre avec un talent et une subtilités rares. Le trouble identitaire du protagoniste est matière à un film très singulier. Greenberg en effet joue sur la cohabitation, la confusion des registres : on ne sait jamais si on a affaire à une comédie (romantique ?) un peu dépressive ou à un drame rigolard. Le spectateur est mis dans cette position hésitante mais non inconfortable du type qui, un peu comme le personnage principal, attend de voir. Une situation de pause existentielle qui s’avère contre toute attente extrêmement cinégénique. C’est que Roger semble ne pas avoir de problème avec le fait de ne rien faire, comme lui fait remarquer Florence, l’assistante de son frère qui deviendra plus ou moins sa petite amie.
Le cinéaste épouse le point de vue de son personnage, sans pour autant en faire l’apologie (on finit par s’attacher, mais difficilement, presque contre sa volonté, à Roger) : tour à tour perplexe, désespéré, indifférent, agacé, maladroit, embarrassé et (rarement) attendri ou heureux. La sincérité et l’humanité dans le regard que Baumbach pose sur ses personnages impressionne, surtout vis-à-vis des Berkman, où le réalisateur jouait un peu les petits malins cyniques. Rien de cela ici. La finesse de l’écriture de Baumbach (co-scénariste de deux films de Wes Anderson, avec qui la parenté est évidente) est admirable et ses dialogues sont terriblement justes et spirituels, mêlant tristesse et humour jusqu’à la limite où les distinguer devient difficile. Des scènes de tendresse se chargent soudain de malaise (Roger s’enfuit de chez Florence, effaré de l’anecdote que celle-ci lui raconte), des moments de fureur révèlent toute leur drôlerie (la séquence fascinante de la fête), des situations a priori ridicules finissent par émouvoir (chez le vétérinaire où Roger et Florence traîne le chien, Mahler).
Une qualité, et non des moindres, de Greenberg est d’avoir su trouvé des interprètes à la hauteur de ses personnages complexes et passionnants. Ben Stiller fait la démonstration de l’étendue de son talent dans un registre très subtile de mélancolie, d’avachissement et de lenteur qui se démarque de ses habituelles prestations comiques sans pour autant en être le contre-emploi : on retrouve une certaine nonchalance et un certain hébétement typiquement « stilleresques ». À ses côtés, la divine Greta Gerwig est une révélation, comme on dit, d’une douceur sexy assez délicieuse. On n’oublie pas non plus le toujours très drôle british Rhys Ifans. Comédie dramatique (pour simplifier la chose) percée ici et là de moments décalés d’une étrangeté étonnante, Greenberg est un film résolument à part, troublant, et profondément attachant.
Par Mediafilm il y a 1 ans et 10 mois
vu en anglais
Avec GREENBERG, Noah Baumbach (THE SQUID AND THE WHALE, MARGOT AT THE WEDDING) offre une autre chronique douce-amère où des personnages un peu largués, déçus de ne pas mener l'existence qu'ils souhaiteraient, entretiennent des rapports compliqués les uns avec les autres. Le scénario, qui possède de grandes qualités d'écriture, repose essentiellement sur l'évolution de ces relations et abonde en observations pleines d'acuité rendues avec verve et intelligence. Baumbach manie l'humour noir - voire caustique - avec aisance, mais confère tout de même à son récit une certaine tendresse. Sa mise en scène, comme à l'habitude, se fait attentive et mesurée: expressive quand il le faut, au service des dialogues le reste du temps. L'interprétation jouissive d'interprètes issus d'horizons divers confirme la réussite de l'ensemble.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
< Précédentes | Suivantes >
Connectez-vous pour coter ce film.
© 2011 Denis Lafrenière | Tous droits réservés.
