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American, The

Alias: Américain, L'

Synopsis:

À venir...

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Excellent0 cotes (0,0%)
Très bon3 cotes (60,0%)
Bon1 cotes (20,0%)
Acceptable1 cotes (20,0%)
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Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 5 sur 5 trouvée(s)

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7.5
6 jun
2011

Par TypeO il y a 8 mois et 1 semaines
vu en français, version originale
Dès les premières minutes du film, oui ça c'est mon genre. Le rythme lent, même très lent risque de faire "chier" certains téléspectateurs...

Mais malheureusement, il n'y en a si peu aujourd'hui. Les paysages de l'Italie, je dirais plus de la petite région dont il est, sont magnifiques! Les images vu d'en haut le sont tout autant...Vraiment! George Clooney est épatant....

L'intrigue est assez bonne, très psychologique et tourne autour du personnage de Clooney.

Oui, la fin est bien mais aurait pu être meilleur, principal défaut du film...

8
21 jan
2011

Par Alligator il y a 1 ans et 20 jours
vu en anglais
Si je m'attendais! Là où je pensais voir un autre film d'action à la "Bourne", je découvre un superbe film, doux, suave, reposant sur une tragédie intimiste, celle d'un tueur qui voudrait se retirer de ses sales affaires, un type trop solitaire qui n'arrive pas à remplir sa vie et qui s'en désespère.

Bref, c'est un très beau film, et pas seulement sur le plan esthétique, mais c'est vrai que la façon de filmer d'Anton Corbijn a tout du portrait (dans le sens pictural du terme également). Le soin à varier les types de cadrage, à proposer de longs plans d'exposition et surtout le travail du chef-opérateur Martin Ruhe sur la photographie, avec un grain très velouté (d'aspect presque numérique) et des couleurs minérales à tendance plutôt grisâtre mais souvent soufrées, jaunes et vertes donnent au film une teinte vraiment très particulière.

Les longs plans silencieux où les yeux de George Clooney, perdus ou apeurés, tristes ou agressifs embrassent les ruelles de pierre d'un village et la ruralité italienne qui l'enserrent de manière faussement sereine, ces nombreuses séquences alimentent tout à la fois, le suspense et la paranoïa du personnage comme celle du spectateur mais également imprègne la lecture d'une fragrance jasmin. Qu'est-ce qu'il raconte? Alli est tombé fou? Je veux dire que le montage alternant plans contemplatifs mais tendus avec des plans plus courts et secs où l'action explose donne au film un caractère sensationnel, presque physique et charnel, un parfum que j'associerais au jasmin, très doux mais recelant une force intérieure. Ahummmmmmm....

Le spectateur est parfaitement immergé dans le quotidien et l'introspection du personnage, partage sa lente évolution au contact de la population et espère avec lui un temps de paix, dans un élan d'empathie totalement fabriqué par la mise en scène de Corbijn. C'est tellement bien fait que je vais vous dire... j'ai souvent pensé de façon évidente au cinéma de Jean-Pierre Melville, à ces personnages enfermés dans une logique qui pue et un univers aux couleurs métalliques autant que neurasthéniques.

Il faut noter à ce stade de la chronique le rôle du jeu, simple en apparence mais fortement pointu, du sieur George Clooney. Ce n'est pas un acteur pour qui je voue une vive affection, ni une aversion particulière. Je reconnais que sa prestation est très bonne, plus que convaincante, sans esbroufe, juste et fine comme il faut.

Cette production bénéficie également de la superbe italienne Violante Placido (oui, oui, la fifille à son papa), dont la plastique est heureusement mise en avant, de quoi motiver n'importe quel loustic à abandonner la carrière lucrative d'assassin.

Je plaisante, bien entendu que leur relation ne se résume pas à l'apparence de la jeune femme. C'est justement l'un des nœuds gordiens que s'échine à dénouer Clooney : comment échapper à cette profession désocialisante et ne pas finir seul et creux?

Le rôle du curé joué par Paolo Bonacelli, aiguillon de la remise en question de Clooney, pouvait faire craindre un revirement trop brutal. Anton Corbijn et surtout Rowan Joffe (au scénario) réussissent la gageure de décrire une très lente progression faite d'allers et retours émotionnels, mêlés de l'angoisse de se tromper, cette foutue question de la confiance au cœur de la relation à l'autre. Les personnages respectent un fragile équilibre entre leur fonction dans le récit et leur part de beauté poético-réaliste. En ce sens, le combat remporté par la justesse du scénario est à saluer.

Je suis complètement sous le charme. Un film digne d'un blu-ray.

8
28 oct
2010

Par variation il y a 1 ans et 3 mois
vu en anglais
Après "Control", Anton Corbijn confirme le fait qu'il ait du talent.
Un faux thriller dans lequel Clooney excelle. Original.

6.5
25 oct
2010

Par LucyInTheSky il y a 1 ans et 3 mois
vu en anglais, version originale
Objet étrange, hybride, inclassable que ce second film d'Anton Corbijn. Le point de départ de The American est pourtant un classique, voire un cliché, du film noir : Jack, un tueur à gages, accepte une dernière mission, mais tente de changer de vie et trouve tardivement la rédemption auprès d'une femme douce et fragile (un schéma similaire est repérable dans le récent The town de Ben Affleck). L'originalité du traitement de ce sujet par le cinéaste Anton Corbijn va résider à la fois dans la caractérisation très réussie du personnage principal, et dans une maestria formelle qui donne au film une dimension de méditation tout à fait inattendue.

The American est adapté d'un roman (A very private gentleman, de Martin Booth), et cela se sent. L'intrigue repose en grande partie sur son protagoniste, un anti-héros très contemporain, taciturne, énigmatique, complexe. Clooney en livre un interprétation de grande classe, toute en retenue et en mystère. Rarement son côté « ténébreux » aura été aussi bien employé. Envoyé pour une nouvelle mission en Italie, dans les Abruzzes, le protagoniste y rencontre un personnage étonnant et émouvant de prêtre (Paolo Bonacelli) avec qui il se lie d'amitié, et Clara (Violante Placido), une belle et touchante prostituée qui lui donne le désir de lâcher le métier. On peut regretter le manque de personnalité et d'épaisseur de ce personnage féminin - la prostituée au grand cœur, c'est tout de même vu et revu... - et lui préférer l'autre figure de femme du film, une tueuse ambiguë et sexy interprétée par Thekla Reuten. Il y a aussi les somptueux décors de l'Italie : les paysages naturels sont magnifiquement exploités (quelques scènes champêtres troublantes et charmantes). En revanche, ce que l'on voit des villages de la campagne italienne relève quelque peu du cliché (Vespas, femmes sublimes en robes d'été, processions religieuses...).

C'est sur la forme que le film se démarque le plus du tout venant du genre. Le talent d'Anton Corbijn est manifeste (il l'était déjà dans son splendide premier long-métrage, Control). La composition des plans est extrêmement travaillée et construit un espace de cinéma très intéressant, proche de l'univers du western - ce n'est pas pour rien que l'on voit à un moment un extrait d'Il était une fois dans l'Ouest. En effet, tout se fonde ici sur l'attente et la menace – il ne se passe quasiment « rien » pendant la majeure partie du film, et tout s'accélère progressivement. Contemplatif et méditatif, The American tarde peut-être un peu trop à livrer toute sa charge émotionnelle et prend le risque d'ennuyer quelque peu, en restant trop sage là où on aurait pu attendre un certain enfièvrement. Le dernier quart d'heure est haletant et se charge d'une force symbolique qui fait reconsidérer l'ensemble du film son un jour nouveau. Une œuvre originale qui gagnerait sans doute à être revue.

8
5 sep
2010

Par Mediafilm il y a 1 ans et 5 mois
vu en anglais
Ce captivant western dans les Abruzes mâtiné de thriller psychologique séduit l'oeil et l'oreille, grâce d'une part à la mise en scène stylisée mais sans effets inutiles d'Anton Corbijn (CONTROL), d'autre part à la partition pianistique de Herbert Grönemeyer, qui donne à l'ensemble une atmosphère trouble et sourde. Une force tranquille et méthodique se dégage du film, calquée sur le caractère du personnage campé avec une belle intériorité par George Clooney. Les cadrages soignés, le montage fluide, le rythme lent comme la marche inéluctable du destin, font de THE AMERICAN une oeuvre à part, très européenne par son style et son esprit. L'absence de vedettes autour de Clooney renforce cette impression, et contribue à l'isolement psychologique de ce personnage de tueur solitaire qui, à l'heure de tirer sa révérence, s'ouvre à la possibilité d'aimer. Une petite incohérence dans le dénouement ne saurait atténuer la portée du film ou le plaisir qu'il procure.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

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