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Loong Boonmee raleuk chat

Alias: Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)

Alias: Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives

Synopsis:

À venir...

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Excellent1 cotes (25,0%)
Très bon1 cotes (25,0%)
Bon0 cotes (0,0%)
Acceptable2 cotes (50,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

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6
16 oct
2011

Par Knight il y a 3 mois et 3 semaines
vu en français

8
21 sep
2010

Par LucyInTheSky il y a 1 ans et 4 mois
vu en (autre), version originale
(Ma critique écrite au moment du festival de Cannes, que je livre telle quelle)

Le jury de Tim Burton vient de faire un choix radical, audacieux et beau, en offrant à Apichatpong Weerasethakul et à son Oncle Boonme qui se souvient de ses vies antérieures, la Palme d’Or du soixante-troisième festival de Cannes. Son protagoniste, Oncle Boonmee donc, est atteint d’une maladie des reins et vit les derniers jours de son existence. Il les passe chez lui entouré de sa famille et voit alors resurgir les fantômes de son passé, celui de sa défunte épouse et de son fils qui revient sous la forme d’un grand singe. Le film prend la forme d’une rêverie animiste, d’un voyage intérieur, d’une plongée fascinante dans une jungle concrète et abstraite, comme l‘était déjà le soufflant Tropical malady. Il est peuplé de créatures fantastiques étonnantes, comme un singe-fantôme et un poisson-chat (héros d’une scène aux allures de conte érotique qui marquera à coup sûr tous les spectateurs du film !).

Weerasethakul est un metteur en scène absolument immense qui parvient à donner vie à ce bestiaire et à ces personnages. Il est certain qu'Oncle Boonmee n’est pas un film facilement abordable. À bien des égards, il résiste à toute rationalisation et à toute classification. Il faut savoir se laisser happer par ce cinéma très peu narratif, fondé sur le ressenti et l’envoûtement que peuvent susciter de purs moments de grâce et de cinéma. Parfois, j’ai même éprouvé un certain plaisir à ne pas comprendre, à être emportée simplement par la puissance des sensations transmises par la mise en scène. C’est un film peuplé de visions étranges et surprenantes, mais simple, serein, sincère. Drôle aussi, parfois, dans l’incongruité de certains apparitions. Le surnaturel y surgit avec un naturel désarmant. Le travail sur la lumière et sur le cadre est absolument parfait et la maîtrise formelle du cinéaste parvient à créer un tourbillon sensoriel, organique et hallucinant.

Qu’il soit un ravissement formel sans comparaison ne signifie pas en revanche qu’Oncle Boonmee soit dénué de fond. Au contraire, le film est traversé de pensées passionnantes sur le rapport de l’homme à la nature, sur la vie sauvage, sur la mort, le souvenir… Que les métaphores et les idées qu’il déploie soient difficiles à appréhender, c’est évident. Peut-être manque-t-il au spectateur occidental quelques clés pour comprendre des références à la mythologie thaïlandaises par exemple, et à la croyance en la réincarnation, mais le film ne se complait de toute façon pas dans le symbolisme lourd. Au contraire, il est ouvert, à l’interprétation, à l’émotion, à la sensation. On ne saisit pas toujours tout (en tout cas pas tout de suite) mais cela n’empêche jamais d’adhérer à l’imaginaire du cinéaste et à son incroyable monde de cinéma. De plus Oncle Boonmee est certainement le film le plus narratif et le plus dialogué du cinéaste.

L’inventivité de Weerasethakul est sans borne : les séquences se suivent et ne se ressemblent pas. Scènes de repas en famille, interlude mythologico-érotique, plans de nature splendides, et même une incroyable fable futuriste et politique constituée d’une succession de photogrammes (hommage à La jetée de Chris Marker). Lenteur, contemplation, voire hermétisme : le cinéma de Weerasethakul n’est pas le plus accessible qui soit. Moi-même j’avoue parfois n’avoir pas totalement adhéré à la méditation touffue (étouffante ?) qu’offre le film. Cependant, comment ne pas être soufflé par la beauté de cette balade aux confins indistincts du sensoriel et du spirituel, de la vie et de la mort, du sauvage et du civilisé, du visible et de l'invisible, du naturel et du fantastique ? Ce chemin vers la mort d’une poésie renversante ne se livre pas totalement en une vision (et certainement pas en deux non plus, ni en trois). Mais il constitue certainement la proposition de cinéma la plus novatrice et radicale de ce festival ; et a été récompensé à ce (juste) titre au terme d’un des Palmarès cannois les plus pertinents de ces dernières années. Oncle Boonmee croit sincèrement aux esprits de la nature et à ceux du cinéma, et c'est pourquoi il serait dommage de rater cette authentique moment de magie et de mystère qui ne manquera pas, certes, de diviser.

9
11 sep
2010

Par rougepiment il y a 1 ans et 4 mois
vu en (autre), version originale
Une démarche inattendue et bouleversante sur le passage de la vie à la mort, du retour aux sources (les vies antérieures), sur le souvenir et la destinée (le karma).

Histoire / DéroulementTrès bon
Textes / DialoguesExcellent
Interprétation / ActeursExcellent
Caméra / AnimationTrès bon
Bruitage / Ambiance sonoreExcellent
Montage / RythmeBon
Trucages / Effets visuelsOrdinaire
Costumes / StyleTrès bon
Décors / EnvironnementExcellent
6
4 sep
2010

Par variation il y a 1 ans et 5 mois
vu en (autre)
Suis sorti un peu largué de ce voyage expérimental. Pas de continuité, des personnages qui apparaissent, qui disparaissent. De la religion, du lyrisme, de beaux paysages, des singes fantômes (personnellement, je les trouve grotesques). C'est beau mais je me suis senti paumé, un peu comme si, Apichatpong Weerasethakul, en rajoutait à chaque fois, afin de m'interdire de rentrer totalement dans son univers.

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