| Réalisateur: | Terrence Malick |
|---|---|
| Année: | 2011 |
| Acteurs: |
Brad Pitt |
| Genres: |
Drame |
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 12 sur 14 trouvée(s)
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Par Knight il y a 4 mois et 1 semaines
vu en anglais, version originale
Par Jeff il y a 4 mois et 2 semaines
vu en anglais, version originale
Chef-d'oeuvre comptemporain. Comparable a 2001 de Kubrick. La vie, la mort disputer entre la nature et la grace illustrer avec brio avec les images incroyables de Malick et de la photo. Lyrique, abstraite, la realisation est a coupe le souffle. Un des meilleurs films de la decennie.
Par FrancisDirector il y a 5 mois et 3 semaines
vu en français, version originale
Dès les premières minutes, on comprend pourquoi l'accueil était mitigé à Cannes. On comprend que c'est le genre d'objet cinématographique qui divise les gens. Certains vont adorer, et d'autres vont détester profondément. Je me situe au milieu, mais plus près de l'adoration, évidemment.
Est-ce à dire que j'ai été déçu? Je ne crois pas, je pense que je suis surtout déstabilisé. Comme quoi Malick peut toujours nous surprendre.
J'ai l'impression que le film possède les défauts de ses qualités. On peut dire que c'est extrêmement religieux, autant dans l'histoire que dans le traitement, et que c'en est insistant. En même temps, la religion était très présente à cette époque. Aussi, si je n'ai jamais totalement embarqué dans le film, il me semble que le temps a passé vite. Les images et les scènes sont magnifiques, autant la Création que la famille (on est quand même devant Malick). En même temps, elles ont souvent (surtout la Création) quelque chose de pompeux avec cette musique religieuse. Mais c'est poétique en même temps...
Bref, je pourrais continuer longtemps là-dessus. Chose certaine, je m'attendais à plus subtil de la part de Malick. Ayant vu récemment Days of Heaven, je m'attendais à un autre récit simple, qui coule tout en douceur et qui cache énormément de subtilités. J'ai eu à peu près la même chose, sauf qu'ici c'est présenté de façon beaucoup plus extravagante.
En même temps, serait-ce un défaut si l'on considère que le film a pour but (selon moi) de transmettre la vie vue par Malick? Un défi sacrément ambitieux qui mérite une approche expressive.
En conclusion, je vais certainement revoir ce film plusieurs fois au cinéma, pour le revivre en sachant mieux à quoi m'attendre. The Tree of Life est une expérience immersive qui ne laisse pas indifférent, c'est le moins qu'on puisse dire. Selon Mediafilm, ce film est une boucle de l'oeuvre de Malick, amorcée avec Badlands. C'est pourquoi je dois voir tous les Malick pour voir les similitudes entre eux et les différences. Malick reste quand même fascinant et je suis certain que, comme pour Days of Heaven, je trouverai l'oeuvre exceptionnelle au deuxième visionnement.
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Critique du 2 septembre 2011
Voilà, c'est fait. J'ai revu ce film qui m'avait déstabilisé à sa sortie. Malhneureusement, ma prédiction était fausse et le film ne m'a pas paru meilleur au deuxième visionnement.
Pourtant, tout était parti pour le contraire: la première heure laisse croire que l'on va assister à un foutu chef-d'oeuvre. Réalisation magistrale, musique imposante, interprétation géniale, images grandioses... En voyant cela, j'ai clairement cru que j'avais sous-estimé ce film. Ç'aurait pu être mon Malick préféré. Et pourtant...
Viens maintenant cette longue emphase pénible où on insiste sur le père autoritaire et colérique. Je ne sais pas pourquoi, mais au bout d'un moment, j'ai complètement décroché. Je trouve que Malick, dans ce film, est beaucoup plus habile à décrire l'innoncence et le Paradis que la perte de ces caractéristiques. Ça m'a semblé beaucoup moins subtil; dans Days of Heaven, j'étais touché et surpris par les développements, dans Thin Red Line, j'étais profondément secoué par les contrastes entre le Paradis et la guerre... si je n'ai pas adoré Badlands, cette histoire avait néanmoins quelques moments prenants (ex.: la maison qui brûle).
Après une heure, j'ai commencé à ressentir une sorte de malaise un peu semblable à celui d'Alli, comme si je n'étais pas la bonne personne pour le film. Pourtant il m'est facile de m'identifier aux problèmes pères-fils, les garçons ont tous passé par-là. Mais ça ne suffit pas. J'ai peut-être trouvé ça cliché? Suranné? Est-ce à cause de mon mépris profond de l'individualisme du père (et de la société moderne)? Que se passe-t-il? Je n'adhère plus à Malick!!!???
Ce n'est pas tant l'aspect religieux qui m'a agacé ou surpris; c'est l'acharnement sur le personnage de Brad Pitt. Je ne me souvenais pas qu'on s'y attardait autant. Ça en devient lourd, alors que Malick savait mieux doser dans ses autres films les moments de lourdeur et de bonheur. À ce niveau, ça manque peut-être de subtilité. Du coup, la forme a beau être parfaite, la magie n'opère plus.
Bref, la première fois j'étais déstabilisé, la deuxième, j'ai été déçu. Surtout que j'étais parti pour voir un grand film. À revoir peut-être une troisième fois... sauf que quand je ne réussis pas à adhérer totalement après 2 visionnements, généralement c'est rare que le troisième change quelque chose.
Par Marlon il y a 6 mois et 0 semaines
vu en anglais
| Histoire / Déroulement | Très bon |
|---|---|
| Textes / Dialogues | Excellent |
| Personnages / Intervenants | Excellent |
| Interprétation / Acteurs | Très bon |
| Photographie / Dessins | Excellent |
| Caméra / Animation | Excellent |
| Bruitage / Ambiance sonore | Excellent |
| Costumes / Style | Excellent |
| Décors / Environnement | Excellent |
Par Jean le spectateur il y a 6 mois et 4 semaines
vu en anglais, version originale
| Histoire / Déroulement | Ordinaire |
|---|---|
| Personnages / Intervenants | Bon |
| Interprétation / Acteurs | Excellent |
| Photographie / Dessins | Excellent |
| Caméra / Animation | Excellent |
| Musique / Chansons | Très bon |
| Bruitage / Ambiance sonore | Excellent |
| Montage / Rythme | Excellent |
| Trucages / Effets visuels | Excellent |
| Costumes / Style | Excellent |
Par Jaylefou il y a 7 mois et 1 semaines
vu en anglais
Par Ripailloux il y a 7 mois et 2 semaines
vu en anglais
Par Alligator il y a 7 mois et 2 semaines
vu en anglais
Des bruits couraient que le père Malick avait viré mystique sur son dernier film. Mais vous savez, les on-dits, la plupart du temps, on ferait bien de s'en contre-foutre, passez moi l'expression. M'enfin, insidieusement, ils peuvent vous bouffer une portion de cervelle et vous la bourrer d'a priori qui font ensuite plein de bruit et de brume. Je ne sais pas dans quelle mesure je suis entré dans la salle encombré de tout ce caca ou au contraire avec une ouverture d'esprit assez large. Je m'interroge.
Ma chère et tendre a beau jeu de me traiter de mécréant. Toujours est-il que le propos de Malick sur les interrogations des humains adressées à Dieu quand le ciel leur tombe sur la tête (ou dans cette perspective, ce qui revient au même) m'a doucement mais sûrement ennuyé. Rétrospectivement, je maintiens que ce sentiment embarrassé qui m'a pris pendant la projection est un foutu drôle de truc, l'impression de ne pas être à ma place, de ne pas être le bon interlocuteur pour ces questionnements métaphysiques et religieux. Peu à peu la gêne, cette espèce de désintérêt total pour des questions si vaines, s'est muée en une légère irritation.
Cette voix-off qui pose des questions à Dieu, naïvement, constitue un procédé de mise en scène pas vraiment subtil, ce qui a sans doute allumé sur mes furibardes braises. Reconnaissez-le, merde, c'est assez évident. J'étais cette fois gêné pour Terrence Malick, cet auteur autrement plus fin sur le même type de questions dans "The thin red line". Comment ce grand dadais, qui n'est plus un enfant, ni même un adolescent qui s'interroge sur la mort, l'existence de Dieu, sa place dans l'univers et autres joyeux putains de mystères, peut-il à son âge encore poser les questions : pourquoi tant de souffrance? Pourquoi la mort? Où es-tu, Dieu? Etc. C'est tellement puéril que ça va figer tout le potentiel de la partie du film qui cherche dans la nature, ses couleurs, ses formes, ses mouvements, dans le cheminement même de la vie l'existence ou le pourquoi de Dieu.
Heureusement que M'sieur Malick est doué. Le salop, il fourmille d'idées d'une grâce inouïe. Sa caméra invente sans cesse : des mouvements, des positions, des captures d'instants, de vies, comme un chat qui se blottit sur les cuisses de sa maitresse, ce plan renversé, incroyable de simplicité, tellement poétique, filmant les ombres d'enfants jouant sur le macadam, ou bien encore ces contre-plongées qui enferment Sean Penn entre les arbres urbains que constituent les tours de verre environnantes.
Visuellement Malick compose une espèce de kaléidoscope de formes, de couleurs, de lignes, en fait un objet multiple, très riche, très animé et qui est bouleversant de beauté sensible, juste, naturelle. Directe. Le tour de force est plus qu'impressionnant.
Après... en quoi cela mène-t-il judicieusement à la seconde partie, à cette chronique familiale? Les liens existent mais sont-ils nécessaires? Autrement dit, pouvait-on se passer des premières minutes pour raconter une histoire de famille? Bien entendu. Je trouve la justification peu évidente, pour ne pas dire grossière. Et pourtant, je le répète, ces premières minutes sont visuellement délicieuses et en fin de compte les seules qui m'auront émerveillé.
Alors que l'histoire de papa Pitt a à peine tenu éveillé ma curiosité jusqu'au bout sans vraiment m'émouvoir comme je l'aurais espéré. L'histoire du père trop dur avec ses mouflets est vieille comme le monde. Malick, de ce côté là, n'invente plus. Il essaie toutefois, reconnaissons-lui ce fait, de ne pas enfermer ses personnages dans des archétypes. Cela ne m'empêche pas de trouver cette histoire finalement ordinaire. Je retiens tout de même la prestation de Jessica Chastain, tout en nuances.
Et puis en guise de conclusion, le cinéaste nous sert une nouvelle séquence mystique, censée donner des pistes d'explications, une grande plage pleine de personnes, mortes et vivantes, qui se retrouvent, une sorte d'espace intermédiaire, de dimension entre vie et mort, les limbes, le purgatoire? Tout le monde s'aime, c'est formidable, le pardon. Ça ne résout aucun problème dans le monde réel, celui des vivants, qui personnellement m'interpelle bien davantage. L'au-delà joyeux ou pénible, ce n'est pas ma came, je préfère dealer directement avec la raison et la réalité. J'vous dis que ce film n'est pas fait pour moi!
Voilà une Palme d'or qui, encore une fois, comme d'hab, peut faire l'objet d'un débat. Je ne suis pas sûr que la puérilité ou l'abstraction post-mortem méritent tant d'honneur, mais je comprends en voyant cette capacité à créer des visions que l'on soit débordant de passion pour le poète Malick. Dommage que ce soit pour magnifier des bondieuseries. S'il pouvait revenir à des choses plus sérieuses...
Par pifa il y a 7 mois et 4 semaines
vu en anglais
images parfaites, mais sur le fond, le film ne m'a pas transporté et le propos reste un peu confus
Par Shlagvuk il y a 7 mois et 4 semaines
vu en français
Par LucyInTheSky il y a 8 mois et 1 semaines
vu en anglais, version originale
Je suis une grande admiratrice de Malick, mais là j'avoue que je n'ai pas réussi à entrer dans son univers. La métaphysique est artificiellement collée sur le récit, le propos est trop explicite et lourd (cette voix off...). Ça reste magnifiquement filmé (d'incroyables jump cuts !) mais ça ne m'intéresse pas beaucoup.
À revoir, tout de même.
Par Vince il y a 8 mois et 1 semaines
vu en français, version originale
La version du dernier film de Terrence Malick qui a été primé à Cannes arrive quelques semaines plus tard sur les quelques écrans du Québec. Étant un admirateur de l'oeuvre du cinéaste, j'attendais sa sortie avec beaucoup d'impatience. Avant même son visionnement, j'ai lu beaucoup sur la préparation de ce film et biensûr, j' y ai suivi attentivement les commentaires après sa sortie. Plusieurs parlaient d'un chef-d'oeuvre, d'autres d'un bon film, mais plutôt inégal, et certains commentaires criaient au navet. On a dit ça de The Thin Red Line et The New World, alors..., mais j'espèrais que ce film frôle plus le chef-d'oeuvre que le bon film inégal. Qu'en est-il vraiment?
Dans cet univers de préquels, de suites, de remake et de revivals, disons que ce film détonne par beaucoup de ce qui se fait à Hollywood, mais est-on vraiment surpris de ça ? Poême symphonique autant épique qu'intimiste, The Tree of Life, est une expérience unique. Il rappel en effet plusieurs classiques du cinéma dont le 2001 de Kubrick ou Citizen Kane de Welles, mais c'est seulement parce que tous les grands films ont tous ce petit quelque chose d'unique qu'aucun autre a. Parce que, disons le, The Tree of Life est un grand film. Et à quoi reconnait-on un grand film? Parce qu'il vous hante plusieurs heures voir plusieurs jours après son audio-visionnement (l'expérience auditive est aussi importante chez Malick que l'expérience visuelle).
Ce film d'une ambition folle, s'efforce de nous montrer la beauté de la vie dans sa complexité. Ma vie, votre vie, la vie sous toutes ses formes, la vie avec un grand V. Le miracle de ce grand V. C'est avec cette perspective là que Malick tisse le récit d'une famille américaine croyante. Au fond qu'est-ce que ce drame familiale par rapport à l'infini de l'univers? Soit elle est banale (nous sommes rien, que de la poussière parmi des poussières d'étoiles), ou au contraire, elle est extraordinaire, miraculeuse (où chaque battement de notre coeur et chaque battement d'ailles de papillon est un cadeau précieux). À cela, l'auteur-cinéaste propose à travers ses personnages deux voies: celle de la nature et celle de la grâce. Quel chemin doit-on emprunter? Suivre l'une ou l'autre de ces voies ou peut-être créer sa propre voie? De quel côté on se situe le plus? Qui qui m'a le plus influencé? Quelles sont mes croyances? Est-ce que je mène une bonne ou une mauvaise vie? Est-ce que l'existance se résume à cela? Voilà quelques questions (et il y en a plein d'autres) que le film m'a forcé à réfléchir. Il m'a poussé à faire de l'introspection. Ce film a une portée universelle, mais aussi très personnelle qui demande beaucoup d'effort introspectif, voir de remise en question. Ce n'est pas un exercise que tous sont prêts à faire. Chacun a ses résistences, moi-y compris. Il est essentiel ne ne pas tout comprendre The Tree of Life. Tout comme 2001 A Space Odyssey, si tu prétends avoir tout compris de ce film et bien c'est que tu n'as rien compris. Quand on croit avoir tout compris, on ne se pose plus de question. On se dit: ça y est, j'ai tout compris. Point final. Ça s'arrête là. Fini les questionnements. On se met ainsi en position de fermeture et rarement un film demande autant d'ouverture à celui qui le reçoit que The Tree of Life. Contrairement à ce que certain prétendre, The Tree of Life n'est pas un film chrétien. Biensûr, la religion chrétienne est présente et il y a des citations et des évocation du livre de Job, mais ce livre peut être interprété de plusieurs façons, pas uniquement par une vision chrétienne. Au fait, y'a-t-il un dieu ? Ce n'est pas parce qu'un film parle de dieu qu'il offre a une réponse claire à cette question. On voit bien dieu où on veut bien le voir. Peut-être est-il absent? Que cela change-t-il? À nous? À l'univers?
The Tree of Life c'est un peu ça (ou pas) et beaucoup d'autres choses également. Le simple plan du pied de bébé naissant me fait penser à plein de choses. Quelle trace, quelle emprunte laisserons-nous sur cette terre? Le père qui regarde ce pied se demande-t-il la même chose? Quel ambition aura-t-il pour son enfant? Je me garderai de faire de la psychologie. The Tree of Life c'est ça et aussi autre chose.
Il semble désormais presque futile de parler des caratéristes plus formels de The Tree of Life. Et pourtant, quel spectacle! À ce niveau, il ressemble bien aux deux derniers films du cinéaste: cinématographie éblouissante faite d'éclairage presqu'uniquement en lumière naturelle et une multitude de mouvements de caméra. Elle est si aérienne cette caméra: elle volle, elle flotte, elle plonge, elle rampe, elle nage, elle virevolte, elle s'élance, elle balance, elle fonce, elle fixe. Elle est partout! Les acteurs sont souvent filmés de semi-profil ce qui semble laissé paraître un doute constant chez eux, une étrange ambiguïté. Et quels acteurs! On ne parlera jamais assez du jeune Hunter McCracken, acteur non professionnel qui ébloui par sa présence à la manière d'une Q'Orianka Kilcher dans The New World, ce film lui appartient presque. Mais ça serait injuste envers le reste de la distribution qui est à tout point remarquable. Les autres enfants acteurs sont tous très crédibles, Brad Pitt est solide comme jamais, Sean Penn est peu présent, mais fait un travail remarquable et la révélation est bien Jessica Chastain qui a une grâce infinie à l'écran. On lui souhaite beaucoup de beaux rôles dans sa carrière future. Presque toutes leurs scènes ont été tournées à la fois avec du dialogue et à la fois muète. Malick a retenu beaucoup de moments muets et j'adore ça!
Les superbes partitions musicales d'Alexandre Desplat sont presqu'inexistantes dans le film, le cinéaste leurs a préféré des partitions déjà existantes surtout puisées du répertoire classique. Peut-être que dans une version longue du film, la musique de Desplats sera plus mise en valeurs. Si on se fie à The New World, ça ne sera pas le cas! Parce qu'évidemment, il y aura une version longue. On parle d'une version de 6 heures entre les branches. J'ai de forts doutes que ça ira jusque là, mais je suis convaincu qu'il y aura une version plus longue. Et meilleure encore! Parce que oui, le film semble avoir été coupé à son maximum pour sa sortie «commerciale» (avec plusieurs guillemets). Même si le film ne m'a pas parru incomplet dans son ensemble j'ai senti des coupures évidentes. On le sait, Malick l'avait fait pour The New World, il est évident qu'il l'a fait pour The Tree of Life. Cela dit, voir ce film au cinéma est essentiel, et pas juste pour la séquence de la création de l'univers! Que dire de ces séquences spectaculaires. Malick a fait un collage de séquences expérimentales déjà existantes et en a créé plusieurs autres avec la supervision de Douglas Trumbull (présent sur au générique de 2001 et de Blade Runner, entre autres) et vivre cette expérience au cinéma est unique (choisissez un moment où il y a le moins de morons possible, et ça comprend les vieilles dames sourdes). Et que dire du montage et du travail sonore? Ces deux éléments ont toujours été chers au cinéaste, mais ici on trouve avec The Tree of Life, l'apogée, la quintessence de son oeuvre en ces matières. Peut-être qu'un jour on va arrêter d'étudier Eisenstein pour se concentrer sur Malick !
Voilà, il y aurait tant à dire sur ce film. Peut-être est-ce juste moi ou bien j'y ai vu un mirage. Ce que le film est, il n'est pas cela à la fois. Insaisissable. Transcendant.
À vivre et revivre.
(après 3 visionnements, la cote est passée de 9 à 10)
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