| Réalisateur: | Michel Hazanavicius |
|---|---|
| Année: | 2011 |
| Acteurs: |
Jean Dujardin |
| Genres: |
Comédie |
Synopsis:
À venir...
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Critiques affichées: 1 à 8 sur 8 trouvée(s)
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Par AtomicBibi il y a 29 jours
vu en muet
Par JF il y a 1 mois
vu en muet, version originale
Par Knight il y a 1 mois
vu en muet, version originale
Par Alligator il y a 1 mois et 29 jours
vu en muet
Je devrais être courant à mon âge et faire en sorte de ne jamais porter la moindre considération à toutes ces conneries de prix et récompenses artistiques. Et pourtant, le prix d'interprétation attribué à Jean Dujardin, lors du festival de Cannes, a fini par s'immiscer dans ma conscience, a fait son sale boulot de sape et à l'heure où l'écran s'illuminait dans ses noirs et ses blancs, j'étais déjà eu et ne le savais pas : je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus impressionnant. Pauvre vieux con que je suis!
Certes, le comédien est bon, je me tue à le répéter ici ou là : c'est un très grand acteur, un des plus talentueux de sa génération, toujours juste, faisant montre d'une aisance naturelle tellement déconcertante! Cependant le rôle qu'Hazanavicius lui a cette fois concocté, pour gentiment troussé qu'il est, ne suscite pas en moi les débordements d'enthousiasme que j'ai lus partout dans la presse, ni même ne justifie une si grande récompense.
Entendons-nous bien : c'est très joli, bien foutu, mais le personnage n'est pas non plus d'une profondeur abyssale. Il y a de nombreuses très bonnes idées de la part du réalisateur. L'histoire est mignonne, mais extrêmement convenue. C'est un conte pour enfants, bien fait, rien à dire sur la facture, techniquement et visuellement bluffante. C'est émouvant, attendrissant, mais sans pour autant se révéler capable de donner le grand frisson, celui qui pousse les gens hors de leur fauteuil à applaudir à tout rompre.
Les étapes pathétiques par lesquelles le personnage de Dujardin passe sont un peu trop longues à mon goût. A un moment donné, j'ai été un peu lassé par l'orgueil mal placé du bonhomme. Il va un peu trop loin pour que je puisse tomber en pâmoison. Voilà. Il m'apparait bien trop léger ou futile pour qu'on décerne à celui qui l'incarne un prix quelconque. La poésie du personnage perd ses ailes à un moment du film et c'est assez triste d'ailleurs. Et j'insiste bien : j'ai aimé le film. Seulement, on ne va pas en faire un fromage. Je ne l'ai pas adoré, ne suis pas tombé sous le charme.
Mais j'ai des explications qui en valent sûrement bien d'autres. Hazanavicius, en bon spécialiste de la parodie, se sent obligé de passer par des marques qu'il croit propres au cinéma de ce temps là, celles de l'histoire du muet, et par conséquent, il suit des traces un peu trop soulignées vers le pathos, dans l'esthétique comme dans la tenue du récit d'ailleurs.
Et puis, j'ai peut-être subi trop de surprises, desquelles j'ai bien du mal à me remettre? D'abord j'étais persuadé que John Goodman était mort. Heureuse surprise celle-là! Mais quand j'ai vu Penelope Ann Miller... ma mâchoire est venue heurter mes genoux. C'est ce qu'on appelle prendre un coup de vieux. Mauvaise surprise. Depuis "The freshman", j'avais gardé d'elle la beauté trouble, je la croyais sans doute éternelle, blanche, verte, lumineuse pour toujours, et je vois là une femme âgée. Au moins ne s'est-elle pas défigurée à la mode chirurgicale! Cependant, mon petit cœur a été secoué par la nouvelle : le temps passe si vite et sans prévenir! D'ici à ce que j'apprenne que Matthew Broderick a des cheveux blancs ou que Marlon Brando est décédé... non, pitié!
Par Mouchman il y a 3 mois et 2 semaines
vu en français
Par pifa il y a 4 mois et 0 semaines
vu en muet, version originale
Un grand Dujardin, si remarquable que je lui donne l'oscar d'avance, et qui a ajouté les claquettes à ses talents d'acteur cabotin. Le sourire charmeur de Bérénice Béjo. Et deux ou trois trouvailles cinématographiques géniales... Tout ceci vaut d'aller voir ce film émouvant même si il lui manque un poil de peps dans la deuxième partie.
Par LucyInTheSky il y a 4 mois et 0 semaines
vu en muet, version originale
Pourquoi faire un film muet en 2011 ? Pour répondre à cette question, il faut d'abord se demander : comment faire un film muet en 2011 ? La solution la plus convenue serait d'en faire une parodie, au second degré attendu, sur le mode de la connivence avec un spectateur contemporain forcément plus dupe des conventions vieillies du cinéma muet. Heureusement, c'est Michel Hazanavicius qui est aux manettes de ce projet un peu dingue, lui qui n'a plus à prouver son talent de pasticheur. The Artist est donc un pastiche amoureux, un hommage au premier degré à un cinéma aimé. Autrement dit, au delà d'un dispositif singulier qui cherche à retrouver tous les codes d'un certain cinéma muet (américain, en l'occurrence), il s'agit avant tout de raconter une histoire. Le format 1.33, le noir et blanc et les intertitres sont des signes distinctifs du muet qui menacent à tout instants de créer une distance ironique entre le film et le spectateur - pourtant l'identification et l'attachement aux personnages et à l'histoire fonctionne tout de même.
The Artist est avant tout une histoire de personnages et d'émotion. Les interprètes excellent à nous inviter dans l'univers du film : Dujardin met parfaitement à profit ses mimiques expressives, et Bérénice Béjo est ravissante et délicieuse de naturelle. L'intrigue de The Artist émeut pour elle même mais sert aussi à une méditation sur ce qu'est le cinéma, puisque celui-ci est au cœur du scénario. Scénario qui entretient un grand nombre de similarités avec celui de Chantons sous la pluie : amours entre un acteur célèbre du cinéma muet et une jeune actrice débutante, chronique de Hollywood au moment du passage du muet au parlant, et des déboires rencontrés alors par certains comédiens. Hazanavicius joue sur les mises en abyme : nous regardons un film muet dans lequel on voit des films muets, ce qui génère à chaque fois des modes de représentation différents (mise en scène et interprétation sont davantage « over the top » dans « les films dans le film » que dans la « réalité » du film). Un vertige ludique qui donne lieu à quelques idées assez géniales, comme cette scène où Dujardin rêve « en sonore ».
Le film est de manière générale très drôle, déployant des ressorts comiques assez divers, notamment le burlesque canin (si si). Un millier de petits détails malins le parcourent, même si leur accumulation lasse parfois : ils deviennent alors des gadgets, et il arrive au film de retomber dans l'exercice de style. Le dispositif du film se retourne donc par moments contre lui. D'autre part, The Artist n'est pas exempt de longueurs, notamment dans sa partie « mélodrame » qui voit la chute de son héros. En revanche, sa conclusion m'a enchantée : après tout, un film qui s'achève sur le salut par la comédie musicale, si je puis dire, mérite tous les éloges ! Finalement, The Artist séduit et émeut au delà de ses intentions un peu trop explicites. Pourquoi, donc, faire un film muet en 2011 ? Parce que c'est avant tout du cinéma et que celui-ci est plus fort que tous les dispositifs.
Par variation il y a 4 mois et 1 semaines
vu en muet
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