| Réalisateur: | Alfred Hitchcock |
|---|---|
| Année: | 1956 |
| Acteurs: |
James Stewart |
| Genres: |
Suspense |
Synopsis:
Des criminels enlèvent le fils d'un médecin pour l'empêcher de révéler un complot meurtrier.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 12 sur 12 trouvée(s)
< Précédentes | Suivantes >
Par Alligator il y a 1 ans et 2 mois
vu en anglais
Ma mémoire me joue des tours. J'ai découvert Alfred Hitchcock au cinéma lors des re-programmations qui eurent lieu dans les années 80. Mais je ne me souviens plus si j'ai vu "Fenêtre sur cour" ou cet "Homme qui en savait trop" en premier. Ils se confondent dans mes souvenirs. A la simple différence que "Rear window" est bien meilleur.
Il n'empêche : j'aime beaucoup cet "homme qui en savait trop". Il contient deux ou trois scènes magnifiques qui à elles seules sont des petits bijoux prouvant le génie de ce cinéaste.
La mort de Daniel Gélin, ce faux ralenti, le découpage, l'intensité dramatique sidérante, cette séquence nous fait entrer dans le spectacle de l'angoisse.
Jouant sur les nerfs de James Stewart et donc du spectateur, la scène à l'approche de l'atelier d'Ambrose Chappell dans les rues vides où le pas d'un homme se fait lourd de menaces, puis dans l'étroite ruelle qui mène chez le taxidermiste, avec ce léger effet stroboscopique saisissant, est une petite merveille où Hitchcock excelle à susciter l'émotion sans mot dire, en quelques plans d'une pureté évidente. Un découpage sec, d'une grande efficacité.
La descente des escaliers qui rappelle celle de "Notorious" est précédée d'un subtil assemblage de plans très courts qui "montent" en écho, ce lien infime mais concret par ces espaces vides où le chant de Doris Day rebondit pour parvenir aux oreilles de son fils. Quelques secondes tout au plus et la connexion si difficile à nouer cinématographiquement est réalisée, visuellement impeccable. Comme une évidence. Comme par magie. C'est si facile, cela coule de source. Pourtant, quel travail d'écriture! Parfaite illustration de ce que seul le cinéma est capable d'exprimer, du langage et du montage de l'image.
Et que dire de la pièce maitresse, l'attentat à l'Albert Hall dont Doris Day est le témoin impuissant? Là plus encore le découpage des plans, associé à la partition orchestrée par Bernard Herrmann lui même est un chef-d'œuvre, une de ces scènes qui marquent le cinéma, un crescendo de tensions qui ne se libèrent que dans le coup des cymbales et le hurlement de Doris Day. Il n'est pas uniquement question de montage plus ou moins serré mais dans la diversité des cadres, surtout les idées de mise en scène, ce canon qui apparait doucement derrière le rideau, ce stupéfiant plan où, dans la pénombre, le visage du tueur fait le prolongement de ce bras armé, et les pleurs, l'affolement de Doris Day ne sachant que faire, ces portes qu'ouvre James Stewart à la volée, ces discussions vaines auxquelles on assiste mais on ne peut prendre part car muettes, un chef d'œuvre qu'j'vous dis! L'imagination visuelle de m'sieur Hitchcock continue de m'épater.
Chez les comédiens, je sur-adore comment le style un peu maladroit, fort et fragile à la fois, tout en ambiguïté, plein de courage, avec ces limites qu'un grand corps dégingandé imposent à James Stewart, se marie parfaitement à la cinématographie d'Hitchcock. Sans doute avec Cary Grant, James Stewart est l'acteur hitchcockien par excellence. Ce n'est pas par hasard que ces deux grands dadais peuvent s'enorgueillir de collecter 4 grands films à leur actif respectif.
Ma connaissance de Doris Day est beaucoup plus parcellaire pour ne pas dire erratique. J'aime bien ce qu'elle fait ici. J'imagine que son physique à la fois élégant et simple en fait une bonne incarnation de la mère américaine des années 50. Elle n'a pas la grâce de Kelly mais sur ce rôle là on ne le lui demandait pas. Ce qu'elle a à faire, elle le fait bien. Son petit duo avec le gamin "Que sera, sera" est très mignon. Ma femme lui trouvait un air artificiel, commercial, quasi-obligatoire pour les charts mais bien entendu, il prend tout son sens sur la dernière partie.
Jamais cet "Homme qui en savait trop" n'a constitué le sommet de mon panthéon hitchcockien mais a, pour ses quelques scènes grandioses, une place incontournable.
Par JM2L il y a 2 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale
Par NicoMyers il y a 3 ans et 0 mois
vu en français
L'homme qui en savait trop est en fait un remake ou plutôt un "auto-remake" d'un film d'Hitchcock du même titre, datant de sa période anglaise. La comparaison ne se fait même pas : le premier était sacrément brouillon et confus, et les personnages n'étaient que des "figures", on ne se prenait pas vraiment dans l'action. Bref, il a pris un coup de vieux. Avec 1/2 heure de plus, le second passe au niveau de chef d'oeuvre, au minimum de divertissement de très haut niveau. Les personnages sont mieux présentés, et on s'attache vraiment à eux. Doris Day est excellente (intensité de la scène quand elle découvre que son fils est kidnappé, de même pour la scène finale au piano) ; James Stewart n'est pas mal non-plus, mais en fait peut-être trop dans le genre "dégingandé" et outré.
Le trio de méchants est très fort, avec un tueur qui a sacrément une "gueule" (comme le méchant du Crime était presque parfait ou celui de la 1° version de L'homme qui..., Peter Lorre). Et aussi Daniel Gélin. Bref, un grand casting pour un grand film. La mise en scène est impeccable, elle atteint des sommets lors de nombreuses scènes cultes, le suspense grandissant en crescendo jusqu'au paroxysme pendant la scène à l'Albert Hall. L'angoisse marche toujours parfaitement, même en le connaissant par coeur ! Je pense que le film est un peu sous-évalué la plupart du temps, car au final (peut-être à cause de la toute dernière scène très amusante), on ne retient pas cette impression de grandeur qu'il y a dans Sueurs Froides, Psychose (...), mais plus d'un divertissement plus léger et très bien ficelé. Et pourtant, c'est pendant le film qu'on est fasciné et pris aux tripes.
En bref, du plus haut Hitchcock, même s'il n'est pas toujours reconnu comme tel : le but est atteint, le spectateur est pris dans ce suspense de haut niveau, au point de se crisper sur son fauteuil.
Par variation il y a 3 ans et 5 mois
vu en anglais
Me voilà complètement sous le charme de Doris Day. Hitchcock ne s'y est pas trompé et sa caméra ne la quitte pas souvent. Lorsqu'elle le fait c'est pour suivre, un autre monstre du cinéma américain: James Stewart.
Hitchcock parvient à maintenir un suspense et instaurer une tension alors que pour ceux qui avaient vu la version de 1934, l'histoire était déjà connue.
Il se paye même le luxe de faire mieux. La séquence de l'Albert Hall est insoutenable. Une fois de plus, un moment de pur bonheur.
Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 8 mois
vu en anglais, version originale
Par Shaa il y a 6 ans
vu en français, version originale
Par pifa il y a 7 ans
vu en anglais
Un grand classique à voir et à revoir, une mécanique de précision du maitre du suspense mais pas aussi fort que ses films les plus emblêmatiques comme Vertigo, Fenêtre sur cour et North by Notrhwest pour ne citer que mes préférés.
Par Mediafilm il y a 7 ans
vu en anglais
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
Par Korleone il y a 7 ans
vu en anglais
La fameuse scène du concert et ce coup de cinballes ;-) Je crois que c'est un des suspens les plus pesant que j'ai jamais vu ! Durant 10 minutes on est a bout de souffle ! Hitchock réalise ici un autre très bon film, mais qui n'est pas parmis ceux que je préfère...
Par lucie il y a 7 ans
vu en français
Par TypeO il y a 7 ans
vu en français
Hithcock, le maître du suspense. Un autre de ses grands films, j'ai vraiment adoré. Que dire de plus!
Par Vince il y a 8 ans
vu en français
Il est rare de voir un réalisateur faire un remake de son propre film.
Le film est une coche au dessus de son prédécesseur seulement parce que Hitch avait plus de budget et que la technologie était meilleur.
Un très bon Hitchcock. Day et Stewart sont excellents. Intrigue prenante.
La meilleure scène reste celle de l'assassinat pendant le concert de musique. Il n'y a pas de dialogue pendant 10 minutes... que de la pure magie cinématographique !
Que Sera, Sera, What ever will be, will be, the future's not ours to see, .......
< Précédentes | Suivantes >
Connectez-vous pour coter ce film.
© 2011 Denis Lafrenière | Tous droits réservés.
