Cinéprofil.com



Paths of Glory

Alias: Sentiers de la gloire, Les

Synopsis:

Durant la Première Guerre mondiale, trois soldats sont traduits en cour martiale pour avoir fui devant l'ennemi.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

Films similaires:

Excellent13 cotes (65,0%)
Très bon6 cotes (30,0%)
Bon1 cotes (5,0%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 12 sur 20 trouvée(s)

< Précédentes | Suivantes >

9
12 jui
2011

Par Ripailloux il y a 6 mois et 3 semaines
vu en anglais

8
7 jui
2011

Par ecchymose il y a 7 mois et 0 semaines
vu en anglais

8
23 fév
2011

Par Alligator il y a 11 mois et 2 semaines
vu en anglais, version restaurée
Je crois qu'il est impossible de voir ce film dans de meilleures conditions. Le blu-ray Criterion offre une qualité d'image ahurissante. Jusqu'à cette soirée, cela faisait une douzaine de blu-rays que j'avais vus, tous avaient par moments quelques petits défauts dans le mouvement (peut-être la configuration de mon lecteur ou du téléviseur?) et c'est donc la première fois que j'en vois un sans aucun début de commencement de chouïa de défaut. Estupendo. Sur le cul.
Pourtant le film parait vieux et techniquement moins abouti que les productions ultérieures de Kubrick. Certaines conversations sont si nettes, si bien lumineuses qu'on a parfois l'impression d'y pouvoir prendre part. Que c'est beau, nom de dieu!
Criterion était déjà une maison que j'adorais, je vais dresser un autel et brailler des litanies en son honneur. Ils font un travail d'une incroyable beauté. C'est merveilleux ce qu'ils font pour le cinéma, ces gens, il faut le dire, s'en rendre bien compte! Vive Criterion! Merci!

Revenons tout de même au film : je ne me souviens pas de la dernière fois que je l'ai vu. Je crois que c'était au ciné-club du collège Cassignol de Bordeaux dans les années 80. J'avais vaguement le souvenir de cette nausée qui vous prend comme quand on reçoit un coup dans le ventre.

Stanley Kubrick a voulu, et mieux, est parvenu à filmer la bêtise humaine dans son aspect le plus abject, le plus violemment révoltant. Il raconte comment la haute hiérarchie militaire, aveuglée par sa soif de victoire, son orgueil et sûrement son manque de lucidité a joué avec les vies des hommes qu'elle était censée diriger.
Pendant la 1ère guerre mondiale, de nombreux conflits entre les soldats et les officiers qu'ils commandaient ont eu lieu, allant jusqu'à la mutinerie. Ici, une troupe bat en retraite lors d'une attaque vouée à l'échec et le général Mireau traduit en cour martiale trois hommes afin de les faire exécuter pour l'exemple.
Par le biais du Colonel Dax (Kirk Douglas) seul officier à peu près humain dans la meute et qui tente de rendre à ses supérieurs la raison qui leur échappe, on entre dans les arcanes de ce pouvoir militaire, où malheureusement l'esprit de justice et de vérité est tronqué pour servir des intérêts particuliers, obscurément politiques.

La malhonnêteté intellectuelle, l'immoralité, l'incroyable mauvaise foi tiennent lieu de l'obscurantisme le plus criminel. Complètement injustifiée, cette négation d'humanité frise sans doute la maladie mentale. Pervertissant tout rapport humain, dans une espèce de réflexe corporatiste peut-être, l'élite galonnée de la nation française prend un méchant coup dans l'anus avec cette féroce et malheureusement réaliste diatribe.

S'agit-il d'antimilitarisme? Même pas! Tous les hommes sont des militaires, ceux qui sont victimes des militaires sont eux mêmes des militaires, ils ne renient pas leur engagement national, même pas devant la mort (ce qui dans la réalité a été parfois le cas). Non, il s'agit d'une critique, je le répète, de l'imbécillité la plus crasse, celle qui tue quand elle est portée par des hauts responsables en temps de guerre.

Aussi incroyable soit-il, ce film fut très longtemps interdit en France : voyez jusqu'où peut aller se nicher la foutrissure!

Le film n'est pas non plus une peinture nihiliste niant à l'homme toute réelle parcelle d'humanité. La dernière scène vient le sauver. Au cœur des vagues de haine envers l'autre, l'ennemi, au cœur de l'élan collectif, de la foule féroce, au-dessus des rires faciles et gras, une voix apeurée pousse une petite chansonnette en allemand et peu à peu les hommes oublient la guerre, ces jeux de rôles absurdes et pleurent. L'homme est là, tout bête, tout nu et le film finit avec cette rose sur un tas de merde.

Au sein d'une distribution efficace, évidemment Kirk Douglas très sobre dans un rôle compliqué car devant contenir une rage de plus en plus bouillonnante, montre une redoutable efficacité. Adolphe Menjou et George Macready lui donnent la réplique de façon parfaite. Machiavéliques à souhait, ils rendent horriblement crédibles ces deux fous furieux. Le reste du casting est à l'aulne de ces trois là, de Richard Anderson à Ralph Meeker, en passant par Joe Turkel. Seul petit oiseau sorti du nid en ne sachant pas très battre des ailes, Timothy Carey, comme toujours ne peut s'empêcher de faire son numéro. On le croirait stone tout le long. Pourtant son attitude ne dessert ni son personnage, ni le film. Ce type est vraiment très étrange.

Je n'aime pas beaucoup Stanley Kubrick. A priori sa manière d'être avec les gens me le rend antipathique mais cela n'a strictement aucune importance, j'aime vraiment beaucoup son cinéma à la fois puissant dans l'émotion, aiguisant la réflexion et très intelligemment beau. Ces sentiers de la gloire constituent un très bon film, mieux, un film très important.

8.5
28 jan
2011

Par Jeff il y a 1 ans et 9 jours
vu en anglais, version originale

9
22 fév
2010

Par Coriolan il y a 1 ans et 11 mois
vu en français

9.5
15 jan
2009

Par NicoMyers il y a 3 ans et 0 mois
vu en français
Troisième long-métrage de Kubrick, Les Sentiers de la Gloire (adapté d'un roman) fit polémique dans notre beau pays à sa sortie. Ce n'est pas vraiment un film de guerre, mais plutôt un film contre la guerre. Il nous montre l'absurdité de celle-ci, et critique le système militaire : les généraux, pour arriver à leur fins, se servent des soldats comme de pions, alors qu'ils sont eux aussi des êtres humains. Sous prétexte de faire un exemple, ils n'hésitent pas à condamner à mort trois soldats au hasard et à monter de toute pièce une accusation pour justifier l'exécution.
En plus d'être un film très intelligent, Les Sentiers de la Gloire est surtout un chef d'oeuvre esthétique. Déjà, Kubrick use de longs plans-séquences en travelling, souvent pour suivre un personnage. Le noir et blanc, les jeux de lumière, le travail sur la photographie sont superbes. De nombreuses séquences fortes, intenses, restent en mémoires, surtout quand Kubrick s'atèle à mettre en scène la violence. Enfin, le tout est porté par le charisme et le jeu d'acteur de Kirk Douglas.
En bref, un film rude et critique, également doté d'une mise en scène sublime.

9.5
15 nov
2008

Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 2 mois
vu en anglais, version originale
À travers l'histoire vraie de trois soldats de l'armée française fusillés « pour l'exemple » en 1917, Les sentiers de la gloire fait le récit caustique et rageur de la corruption de la hiérarchie militaire, de l'iniquité de sa justice, de l'absurdité de son système (et par extension celle la guerre elle-même). Le sujet est rare car Kubrick ne se concentre en réalité que sur les affrontements en interne des soldats et de leurs supérieurs et pas sur la guerre à proprement parler (en fait, on ne voit aucun soldat allemand pendant le film).

Les scènes de combats du début du film sont extrêmement maîtrisées tout en dégageant une certaine étrangeté : l'adversaire n'est pas visible, les paysages désertiques sont inquiétants et chacun est réduit à l'inaction. Au milieu de ce bourbier, de vrais personnages, forts et charismatiques, qui ne sont jamais de vulgaires pantins à visée didactique. Les interprètes sont formidables d'intensité. La rencontre est magistrale notamment entre le superbe Kirk Douglas, homme juste combattant un système déshumanisé, et un George MacReady impérial en salaud intégral corrompu et sadique. Il ne s'agit pas de manichéisme, simplement de virulence et de révolte contre l'aberration que constitue un système capable d'assassiner ses propres hommes pour quelque chose dont ils ne sont pas responsables, simplement pour sauver la face.

C'est d'une cruauté bouleversante, et Kubrick manie à l'évidence aussi bien l'humour (très très) noir que le pathétique sobre et fin. La perspicacité du regard du cinéaste est frappante, et ceci se manifeste non seulement dans le récit mais aussi dans la façon de le filmer. Un pamphlet oui, mais du grand cinéma surtout. La mise en scène est déjà brillantissime et d'une puissance symbolique rare. Les stupéfiants travellings arrières dans les tranchées, l'immense décor oppressant de la salle du procès, l'effroyable rationalité du lieu de l'exécution... Tout est inoubliable dans ce pamphlet anti-militariste qui semble annoncer Full metal jacket.

La scène finale est une digression inattendue, presque sentimentale, pleine d'humanité et peut-être même d'optimisme. À noter que la jeune femme allemande qu'on y voit chanter devant une assemblée de soldats soudain émus aux larmes n'est autre que la future Christiana Kubrick. Le film n'a été diffusé en France qu'à partir de 1975, preuve s'il en est du caractère subversif et dérangeant de ce grand film désenchanté.

Cet usager remarque des similitudes avec:
Full Metal Jacket (Stanley Kubrick, 1987)

8.5
13 jui
2007

Par Belial il y a 4 ans et 6 mois
vu en anglais, version originale

9.5
6 jui
2007

Par mab_888 il y a 4 ans et 7 mois
vu en anglais

9
9 mar
2007

Par Shlagvuk il y a 4 ans et 11 mois
vu en anglais

9
6 nov
2006

Par inhtinh il y a 5 ans
vu en anglais

7.5
8 sep
2005

Par lucie il y a 6 ans
vu en français
Film de guerre mais pas film d’action, Les sentiers de la gloire est un réquisitoire contre la guerre, au même titre que l’est Full Metal Jacket. Autre temps, autre mœurs, bien sûr le ton est ici différent, beaucoup plus sobre. Il a un peu l’aspect d’un documentaire, le lyrisme en plus. Kirk Douglas y est vraiment bon dans le rôle d’un homme qui doit faire face à l’absurdité de la guerre et de ses institutions. Un film qui rend triste...

< Précédentes | Suivantes >

Connectez-vous pour coter ce film.

© 2011 Denis Lafrenière | Tous droits réservés.

Cinéprofil.com