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Dial M for Murder

Alias: Dial 'M' for Murder

Alias: Crime était presque parfait, Le

Synopsis:

Un mari cupide charge un criminel de supprimer sa femme.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

Films similaires:

Obsession (Brian De Palma, 1976)
Excellent1 cotes (7,7%)
Très bon8 cotes (61,5%)
Bon4 cotes (30,8%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 12 sur 13 trouvée(s)

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8
2 avr
2009

Par Alligator il y a 2 ans et 10 mois
vu en anglais
J'espérais plus de cet énième revisionnage. La dernière fois, cela s'était déroulé devant une copie vhs aux couleurs passées. Ici, un dvd annoncé collector faisait frissonner d'avance mes rétines impatientes, or, si les couleurs sont formidablement vives -l'empreinte de la robe rouge de Grace Kelly est encore plaquée sur le fond de mon oeil, faut que je consulte- il n'en demeure pas moins que sur les images claires un ignoble fourmillement est à déplorer. Mais là n'est pas l'essence même de ma déception. Je pense plutôt qu'après avoir redécouvert avec un intense plaisir la Main au collet dernièrement, je m'attendais à ressentir une joie identique. Ce ne fut que rarement le cas. Le suspense ne m'a pas autant pris à la gorge que les fois précédentes. Quelque chose dans la voix de Grace Kelly ne m'a pas autant charmé. Et la scène du meurtre n'est pas aussi intense, ni saisissante d'horreur.

Cependant je ne boude pas non plus mon plaisir à retrouver l'audace de la réalisation d'Hitchcock. Par exemple, ces travellings gauche-droite ou droite-gauche, parfois dans la continuité donnant un délicat balancement, quelque chose de moins appuyé que dans Le paradis et l'enfer de Kurosawa mais que les deux cinéastes associent sans doute à la tension qui monte chez les protagonistes. A moins que ce soit le péril qui rode déjà, une sorte de menace que la caméra fait peser sur les personnages. On peut également s'imaginer que l'oeil, voyeur, du spectateur prend vie, s'incarne dans ce regard qui tourne autour de l'action. Regard encore souligné par un autre balancement, celui-là plan après plan et non dans la continuité d'un seul plan, du bas vers le haut, lors de la confrontation entre Ray Milland maître de cérémonie et son adversaire, Anthony Dawson, pion entre ses doigts. D'abord un plan en contre-plongée montre Milland sûr de lui, installé confortablement dans son fauteuil comme dans son stratagème. Dawson ne peut le contrer. Ensuite lorsque Milland présente à Dawson la manière qu'il juge parfaite de tuer sa femme, la caméra prend de la hauteur, plongée qui place le spectateur au plafond pour mieux voir les déplacements des personnages, témoin du meurtre et du mode de préméditation choisi. Vil flatteur, Hitchcock nous met à la place de Dieu.

J'ai adoré également le montage rapide et précis où le regard de Milland évalue la situation prenant des informations sur les éléments du décors pour mieux réagir au bouleversement que constitue la mort de l'assassin. En très peu de temps, et sans palabre, Hitchcock découpe la scène de manière magistrale. Net. Intelligent. Judicieux. Délicieux.

Et puis il y a un Ray Milland façonné sur le modèle de James Stewart (Vertigo, Rear window, L'homme qui en savait trop), en y ajoutant la touche anglaise, élégante, rigide dans le cou, la nuque nette, le cheveu gominé et plaqué, peut-être une coiffure typique du héros masculin d'Hitchcock? On a beaucoup glosé sur le fantasme féminin blond et racé d'Hitch, on pourrait presque tout autant chercher des éléments récurrents chez les mâles. Bien que Cary Grant vienne contrecarrer cette hypothèse Stewart sur certains points. Ici Ray Milland incarne plutôt bien ce grand britannique, hautain, sûr de sa personne et au flegme inattaquable (voir la dernière scène où il se sert un verre de whisky en en proposant à l'assemblée médusée).

Et puis, j'ai envie de mettre en valeur le second rôle très typé, et par conséquent charmant, de John Williams -l'autre John Williams- personnage lui aussi maître de lui même, assuré de son savoir-faire, policier à qui on ne l'a fait pas et dont le flegme le dispute à celui de Milland. Son coup de fil dans le dernier plan du film nous le montre en train de se peigner la moustache, d'un air détaché, calme, serein, scène qui clôt à merveille ce film sur une note d'humour gourmande.

Cet usager remarque des similitudes avec:
Obsession (Brian De Palma, 1976)

8
16 jan
2009

Par NicoMyers il y a 3 ans et 0 mois
vu en français
Comme l'a dit Hitchcock, il ne s'est pas trop intéressé au développement du Crime était presque parfait, il n'a fait "que filmer la pièce". Et c'est déjà pas mal ! Soyons honnête, de toute manière, Hitch n'était jamais le seul auteur de ses scénarios : il collaborait, trouvait des idées de séquences, discutait avec différents scénaristes... Ce n'est pas inhabituel que le projet ne lui soit pas complètement personnel. Non, Hitchcock était un pro de la mise en scène ! Si bien qu'il arrive avec brio à réaliser Le Crime était presque parfait, dont toute l'action se déroule dans une pièce ! Et pourtant, jamais on n'a la sensation d'étouffement, inhérentes à de nombreux autres huis-clots. Comme pour La Corde, ce film est un parfait cocktail de suspense et d'humour macabre.
Un film à problème pour Hitchcock. A l'époque, la mode était aux films en 3D, pour contrer la télévision. Hitchcock doit donc s'encombrer d'une immense caméra spéciale, ce qui ralentie et complique le tournage. Néanmoins, c'est grâce au Crime était presque parfait qu'il rencontre sa nouvelle muse, Grace Kelly, avec qui il tournera 3 films (avant qu'elle ne devienne princesse de Monaco). On retrouve Robert Cummings, avec qui il a déjà tourné dans La 5° Colonne. Enfin, deux excellents acteurs : John Williams (habitué discret d'Hitch : Le procès Paradine, Le crime était... et La Main au collet, plus des épisodes d'Hitchcock présente), typiquement britannique, tellement que s'en est amusant ; et surtout Ray Milland, absolument génial. Sa classe et son élegance le transforment en personnage principal et attachant. Il est d'ailleurs amusant de voir comment Hitch' joue avec ses personnages et le suspense : on s'inquiète un coup pour le mari, un coup pour la femme, un coup pour l'inspecteur... Du grand art! Mais il y a un mais : la deuxième partie, après le meurtre, est un peu moins rythmée et prenante.
En bref, un divertissement du plus haut niveau, avec des acteurs excellents, et une mise en scène impec', comme d'habitude. Et surtout, un suspense diabolique !

8
23 aoû
2008

Par variation il y a 3 ans et 5 mois
vu en anglais
Ah ce sacré bougre d'Hitchcock!
Une fois de plus, tout en maîtrise, le maître m'a bien berné. Je scrutais les indices mais pas moyen de trouver le petit détail qui ferait la différence.
Chapeau à Ray Milland. Ce machiavélisme qui anime son visage est stupéfiant.
Qui est l'ahuri qui a dit que c'était un film mineur de Hitchcock?

9
22 jun
2008

Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 7 mois
vu en anglais, version originale
Il paraît que c'est un film mineur d'Hitchcock, moi je le trouve presque du niveau de ses meilleurs. L'intrigue est évidemment très bien menée, de bout en bout on se pose des questions (qu'est-ce qui a été réellement prévu par ce salaud de Wendice ?). La quasi-totalité du film ses passe dans l'appartement des Wendice, ce qui donne une impression d'étroitesse assez angoissante et qui évoque le théâtre (comme en témoigne la courte scène du procès de Margot, qui est filmée sur un fond neutre : pas de tribunal). Je trouve la scène du début, où Wendice parvient à manipuler Lesgate pour que celui-ci n'ait d'autre choix que d'accepter d'assassiner sa femme, vraiment excellente. Le machiavélisme de Wendice (très bien rendu par Ray Milland, acteur peu connu au demeurant) peut se lire ici comme un parallèle avec celui du maître Hitchcock dans chacun des ses films : il veut nous mener ou bon lui semble, et parvient toujours à ses fins ! Le contraste entre la frêle, innocente et douce Margot (Grace Kelly, parfaite) et son ordure calculatrice de mari ressort très bien. On se demande jusqu'au bout s'il s'en sortira indemne, mais personne n'est parfait et vos erreurs (jeu très intelligent sur les différents clés, qui m'ont légèrement embrouillée, pour mon plus grand bonheur !) vous rattrapent au bout du compte si vous avez en face de vous des gens aussi intelligents. C'est la note optimiste - et moralisante - de ce Crime. On a bien entendu le soupçon d'humour requis, car jamais un film d'Hitchcock n'est triste même lorsqu'il traite d'un mari qui trahit sa femme : le suspense et l'intrigue priment toujours. La musique est comme toujours parfaite. Un très très bon Hitchcock.

7.5
5 avr
2007

Par Jaylefou il y a 4 ans et 10 mois
vu en anglais

8
5 jun
2006

Par Kovalioff il y a 5 ans
vu en muet
Hitchcock toujours bon

8
9 jan
2006

Par Knight il y a 6 ans
vu en anglais, version originale
Wow! Quelle mise en scène! C'est fou à quel point je me suis amusé pendant ce film. Aucun temps mort. C'est en fait une pièce de théâtre à laquelle on ajoute l'incomparable élégance de la caméra d'Alfred Hitchcock. Le rythme y est, les acteurs sont bons et l'histoire nous harponne! Que demander de mieux? Le meurtre parfait? On y était presque!

La preuve que le cinéma d'Hitchcock ne se démodera jamais.

8
30 mai
2005

Par lucie il y a 6 ans
vu en français

8
26 mai
2005

Par Korleone il y a 6 ans
vu en anglais, version originale
Tout comme The Rope, Dial M For Murder est une sorte de pièce de théâtre, se déroulant dans une seule pièce. Modèle de tous les Colombo, on connaît ici le meurtrier et son complot qu’on croit parfait, et on essaye de chercher la faille. C’est donc presque un film interactif que nous propose Hitchcock, nous gardant en haleine de bout en bout, si bien qu’on ne remarque même pas de jamais être sortit de cette pièce !

7
7 mai
2005

Par freddy66 il y a 6 ans
vu en anglais

8.5
24 avr
2004

Par benders68 il y a 7 ans
vu en français

7
6 fév
2004

Par Mediafilm il y a 8 ans
vu en anglais

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

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