NicoMyers : 10/10 pour la version restaurée vue en anglais
(2009-06-25 : il y a 9 mois)
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Depuis Psychose, Hitchcock est moins pudibond dans ses oeuvres. En témoigne Marnie, oeuvre située au confluent entre La Maison du Dr Edwardes et Sueurs Froides, tournant autour d'une femme et de ses troubles, dans lequel Sir Alfred n'hésite pas à dénuder son héroïne lors d'une scène de viol particulièrement brutale. On retrouvera cette crudité affirmée dans Frenzy, son avant-dernier film. Marnie est un film beaucoup plus sombre et sérieux que la moyenne des autres oeuvres hitchcockiennes, un film étrangement fait et fascinant, un "grand film malade" dira Truffaut. Le film sert souvent de symbole du "déclin" d'Hitchcock. Je pense tout simplement qu'Hitchcock a gardé son goût du symbolisme et par là des studios, des reconstitutions et des transparences, ce qui n'était plus en accord avec le cinéma de cette époque, plus réaliste. On peut le voir dans Marnie : utilisation d'écrans pour faire resortir le personnages, des décors comme des tableaux... Mais peu importe, Marnie reste un excellent film, osons même dire un chef d'oeuvre, à mes yeux en tout cas (et à ceux de Truffaut, héhé).
Oui, Marnie est bel et bien aussi troublant que Sueurs Froides. Comme ce dernier, le spectateur à l'impression de sortir d'un long rêve. L'esthétique du film est fascinante (la rue devant la maison de sa mère, les couleurs jaunes et rouges) et la mise en scène est toujours soignée, recherchée et impressionante (première apparition de Marnie après avoir enlevé sa teinture ; split-screen naturel lors de la scène du vol ; séquence de l'orage...). Le suspense est plus réduit que d'habitude, malgré l'anthologique scène du vol, car le film se concentre plus sur son personnage et la psychanalyse. L'image est austère, froide, ce qui peut destabiliser ceux qui attendent la saveur sucrée de certains Hitchcock ("mes films sont une part de gâteau"). C'est là le coup de maître d'Hitchcock, l'utilisation des couleurs : cette vision du monde, tout en jaune et rouge, pâle, est celle de Marnie. Par cette photographie troublante, grise et fade, Hitchcock retranscrit la vision d'un esprit malade. Jamais le réalisateur n'a autant adopté la subjectivité de son personnage, et on peut dire par cet accord entre l'âme et l'environnement que Pas de printemps pour Marnie est le film le plus romantique d'Hitchcock. Cette hyper-subjectivité romantique légitime tout à fait l'usage de transparences pour la scène de la chasse. La traduction française du titre est intéressante, elle donne toute son importance aux couleurs. Tant que Marnie restera malade, elle ne pourra supporter les couleurs du printemps. Le titre original, simple, "Marnie", était plus vendeur néanmoins, car il laissait beaucoup de mystère.
Pour conclure, ajoutons que toutes les scènes sont littéralement sublimée par la musique de Bernard Herrmann, plus wagnérienne que jamais, grandiose. Enfin, du côté des acteurs, Tippi Hedren s'adapte autant à ce rôle sombre qu'à celui de la blonde naïve des Oiseaux, et contrairement à ce que certains pensent, le choix de Sean Connery me semble parfait. Son côté bestial, son torse poilu, sont indispensables pour accentuer la peur des hommes de Marnie. Car n'oublions pas que Pas de printemps pour Marnie parle du sexe, c'est probablement le film le plus osé d'Hitchcock avec Psycho. En témoigne la scène du viol, mais aussi les montées à cheval de Marnie, qui évidemment sont des substituts du coïte pour cette femme qui ne peut être touchée par un homme. Pas de printemps pour Marnie est donc un grand film psychanalytique comme l'est La maison du Dr Edwardes, mais aussi un chef d'oeuvre qui s'inscrit dans la lignée de Vertigo et Psychose, films sombres où Hitchcock laisse aller ses pulsions secrètes.
** NB : LE DVD FRANCAIS PROPOSE UNE VERSION RECADREE EN 1.33 AU LIEU DU 1.85:1 -_-
variation : 7/10 pour la version vue en anglais
(2008-08-30 : il y a 2 ans)
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A part la fin, que je trouve plutôt candide, j'ai aimé dans l'ensemble.
En grande partie, grâce au personnage. Surtout cette ambiguïté omniprésente chez Connery ou plutôt l'ambiguïté que Hitchcock installe dans l'évolution des personnages. Connery est-il réellement bon? Les motivations qui le poussent sont-elles réellement celles que l'on veux nous faire croire? Le suspense se tient bien jusqu'au bout.
Bref, l'action ici ne se traduit pas en coup, elle se situe plutôt dans la tête.
Pas si mal en fin de compte.
Dirlandaise : 9/10 pour la version vue en français
(2006-08-17 : il y a 4 ans)
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J'aime beaucoup ce film. Je ne me lasse pas de le visionner. Sean Connery y livre une bonne performance et sa personnalité est à son meilleur. Tippi Hedren est admirable de sensibilité et de féminité. Une actrice fantastique qui donne au personnage de Marnie une tristesse et une vulnérabilité touchante. Marnie recherche le bonheur mais ne peux le trouver, ayant vécu dans son enfance un drame affreux qui l'a perturbée au point qu'elle ne peux supporter d'être touchée par un homme. Un personnage tourmenté et qui domine le film. Un de mes préféré d'Hitchcock
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Histoire / Déroulement
Textes / Dialogues
Personnages / Intervenants
Interprétation / Acteurs
Photographie / Dessins
Musique / Chansons
Costumes / Style
Décors / Environnement
Jaylefou : 8/10 pour la version vue en anglais
(2006-06-08 : il y a 4 ans)
Babette : 7.5/10 pour la version vue en anglais
(2006-06-04 : il y a 4 ans)
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Je comprends un peu l’opinion des utilisateurs qui considèrent ici «Marnie» comme un film moins réussi d’Hitchcock. Moins réussi, dans la mesure où l’intrigue est quelque peu éparpillée, un peu longue et moins intense que ces chefs-d'œuvre d’autrefois. En oubliant ces éléments, on retrouve encore une fois Tippi Hedren, plus perturbée que jamais et qui donne l’heure juste à son personnage. Vient ensuite Sean Connery, acteur qu’Hitchcock ne réutilisera plus par la suite. Bien que ce soit sa seule collaboration avec le réalisateur, il rend très bien le personnage de Mark Rutland, si on enlève ses expressions glaciales, montrant peu souvent à quel point il est amoureux de Marnie.
Malgré tout, les scènes sont frappantes, Hitchcock utilisant le thème du traumatisme en bas âge, par des cauchemars, des flash-back rouges, la peur de Marnie pour les orages et surtout la voleuse et menteuse qu’elle aura été toute sa vie, sans savoir pourquoi. 130 minutes de questionnements et de délectations, de la part du maître du suspense un peu essoufflé, mais restant malgré tout à la hauteur de son talent pour le septième art.
Korleone : 7.5/10 pour la version vue en anglais
(2005-03-28 : il y a 5 ans)
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Le concept psychologique cher a Hitchock est encore une fois présent, et c'est encore un traumatisme lié à l'enfance qui est la cause du mal être du protagoniste. Les scènes sont donc souvent subjectives, et peuvent déconcerter. Si le film est assez mou au vus de ses autres films, il contient malgré tous l'une des scènes les plus "hitchcockienne" à mon sens : Celle où Tippi Hedren fait tomber sa chaussure... A coup sur on reconnais la patte du réalisateur et son humour particulier.
Alligator : 6.5/10 pour la version vue en anglais
(2005-02-26 : il y a 5 ans)
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On retrouve à peu près l'antienne psy dont raffole Hitchcock et qu'il avait essentiellement intégré dans La maison du docteur Edwards.
Voilà un film à plusieurs points de vue décevant.
D'abord les comédiens n'ont pas la flamme, n'ont rien d'affriolant, leur jeu semble apathique, un comble pour Tippi Heddren qui s'échine à mal jouer la frigide et Connery un peu paûmé dans ce mélo.
La mise en scène longtemps décriée sur ce film est par ailleurs très conventionnelle, la réalisation manque singulièrement d'originalité. Les scènes dignes d'Hitch, se comptent sur les doigts de la main. Je retiens surtout la scène d'anthologie de la chaussure qui tombe lors du vol.
C'est à peu près tout. Et c'est assez rare pour le remarquer.
L'histoire quant à elle souffre de limites et de clichés beaucoup trop anesthésiants au bout du compte.
Par contre que dire de la magnifique couverture musicale de Bernard Hermann encore une fois génialissime. Le thème majeur est peut-être celui que je préfère dans sa musicographie.
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pifa : 7/10 pour la version vue en anglais
(2005-01-18 : il y a 5 ans)
lucie : 7/10 pour la version vue en français
(2004-03-26 : il y a 6 ans)
Mediafilm : 7/10 pour la version vue en anglais
(2004-02-06 : il y a 6 ans)