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A Foreign Affair

Alias: Scandaleuse de Berlin, La

Synopsis:

Un comité du gouvernement enquête sur la conduite des troupes d'occupation à Berlin.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

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Excellent2 cotes (66,7%)
Très bon1 cotes (33,3%)
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Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 3 sur 3 trouvée(s)

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9
21 mai
2009

Par variation il y a 2 ans et 8 mois
vu en anglais
Comme le dit Alli, faut du génie pour parvenir à faire rire avec un sujet comme celui-là. Dans un paysage en ruine, Wilder propose un divertissement. De la comédie romantique au verbe bien placé, qui fait mouche, comme une épée que l'on reçoit en plein coeur. De la subtilité, un scénario brillamment écrit, des acteurs qui sonnent toujours justes. Une pépite de cinéma...

9
15 oct
2007

Par Alligator il y a 4 ans et 3 mois
vu en anglais
Petit bijou de comédie romantique sur fond de reconstruction allemande.

Jean Arthur joue une députée pudibondo-américaine venue à Berlin inspecter le comportement moral des GI's. Elle est très vite atterrée par les occupations volages et festives de la plupart de ces messieurs. Son attention se porte plus particulièrement sur une chanteuse suspectée d'avoir été pro-nazie et qui serait protégée par un officier américain. Elle s'arme des services d'un officier qu'elle croit irréprochable. Le bellâtre est bien entendu l'amant de la chanteuse de cabaret.

Sur ce canevas quasiment vaudevillesque, Wilder et sa troupe commettent là une bien belle oeuvre. La comédie est enlevée dit-on généralement quand le rythme ne perd pas son souffle. C'est bien le cas ici. Le montage, les dialogues et la pétillante armada de comédiens n'offrent que peu de répit aux sourires et rires du spectateur.

Quelques fois pourtant, le récit plonge dans le réel et les personnages font ce que l'on pourrait appeler des mises au point. Que ce soit quand Lund essaie de défendre Dietrich aux yeux de Jean Arthur, que ce soit Dietrich elle même, expliquant son opportunisme.
L'Allemagne souffre. Les leçons de morale de la prude américaine font figure de grossiers jugements de valeur qui n'ont pas grand chose à voir avec la réalité, amère, pauvre, désespérée. La comédie laisse affleurer ce sentiment d'urgence, cet effroi, cette angoisse du lendemain incertain. L'aspect festif cache en fait une fiévreuse envie de sortir de ces ruines innombrables, pesantes, rappelant sans arrêt la mort d'un pays, ses idéaux et ses illusions. Pour les allemands, les russes ou les américains, le cabaret, les femmes, l'alcool sont au sens de la vie ce que le marché noir est à l'économie, un frêle esquif sur lequel tout le monde se raccroche pour sortir la tête hors de l'eau, des moments de respiration, des raisons d'espérer un avenir meilleur. Il y a quelque chose de désespéré dans cette comédie, de pathétique. Comme souvent avec Wilder, le sordide cotoie la joie. Et le tout est dépeint avec une légèreté jamais vulgaire, jamais aveugle. Toujours franche, bon vivante, et par dessus tout, aimant avec une furie incroyable la vie. Un cinéma hédoniste qui n'omet pourtant pas la dureté de la réalité.

Comment Wilder parvient-il à nous faire sourire avec un sujet pareil, à nous faire rire même? Il est aidé par des comédiens au diapason et son talent fait le reste, nous livrant avec quelques dispositifs de mise en scène ingénieux des petits numéros de cinéma de bien belle facture. Quelques mignonnes scènes drôles et romantiques. Et pour ne rien gâcher, la photographie jouant sur les ombres et lumières vient offrir une bien jolie ornementation, quelque chose qui évolue du grave à l'aérien en quelques plans. Tout simplement admirable!

Les comédiens sont formidables. Mais Jean Arthur décroche bien souvent les étoiles, celles qu'on voit dans ses yeux et son sourire de petite fille qui découvre la beauté et la joie de son existence, qui s'encanaille, se libère puis revient de manière si brutale sur terre. Elle est totalement le petit diamant de cette parure génialement écrite et réalisée par l'orfèvre Wilder.
Etant presque insensible à la beauté froide de Dietrich, je n'ai eu d'yeux que pour la petite Arthur et ses petites ridules de vieille fille. Dietrich cependant, si elle ne m'a pas séduit sur le plan libidinal, n'en demeure une grande dame qui en quelques plans parvient à donner à son personnage une profondeur et une aura très émouvante. Quant à John Lund il s'en tire pas mal mais on n'ose imaginer ce qu'aurait pu faire un Cary Grant à sa place... aïe.

8
8 fév
2004

Par Mediafilm il y a 7 ans
vu en anglais

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

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