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Meet John Doe

alias : Frank Capra's 'Meet John Doe'
alias : Homme de la rue, L'
 

Détails IMDB

Tous 7.70/10 (5)

Année : 1941

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Suggestions automatisées

Réalisateur : Frank Capra
Genres : Drame
Comédie
Acteurs : Barbara Stanwyck
Gary Cooper
Walter Brennan
Edward Arnold

Synopsis :
Un journal fabrique de toutes pièces un représentant de l'Américain type.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)


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Critique(s) 1 à 5 sur 5 trouvée(s)

Coriolan : 8/10
pour la version vue en français
(2010-02-22 : il y a 20 jours)

JM2L : 8/10
pour la version originale vue en anglais
(2009-05-30 : il y a 9 mois)
_______________

Ce qui impressionne dès le début, c'est la vitesse, le rythme (les trois téléphones, le nombre de mots minute doit battre des records... tout en restant extrêmement clair) et l'angle d'attaque pour chaque scène et situation, c'est-à-dire une petite idée (par ex. le peintre sur la vitre du bureau et développement de cette idée) qui la rende vivante.

L'habileté - bien plus que sa naïveté - de Capra est redoutable et en particulier dans la comédie.
Et comment cette comédie découvre par touches pudiques une situation sociale dramatique (l'évanouissement), comment cette intrigue de manière non frontale et sans doute obligée (cela est du ressort d'une autre étude...) est en phase avec le monde qui l'a fait naître. Et puis il y a ces petits plus improbables que Capra arrive à intégrer dans l'intrigue : ce discours savoureux, par exemple, sur les 'ilotes'... que d'autres réalisateurs (ou producteurs) auraient considéré comme 'inutiles' et qui jouent dans le tout un rôle qu'on ne saurait négliger, comme un fond en peinture peut faire vibrer le premier plan.

Une fois les bases posées, le film prend un tour plus 'caprasien' encore et confirme mon sentiment qu'au cœur de tout le cinéma de Capra, il y a filmé en gros plan le discours sur la Montagne et son contrechamp obligé : les docteurs de loi attendant au pied de la lettre d'en sucer l'esprit.

Remarquons que sans ce contrechamp, le cinéma de Capra et sa soi-disante naïveté ne vaut rien. Cette naïveté est une simple foi dans l'homme et elle est aussi un leurre au cynisme, car elle lui permet de parfaitement en décrire les mécanismes, que ce soit ceux du simple escroc ou ceux d'un Führer.
Plus cette description est précise et sans espoir (il y a quelque chose d'aussi parfaitement déprimant chez Capra, voir comment une foule est manipulée par exemple), plus la foi en regard vient de loin et plus le cinéma de Capra encore vivant et parlant. Et parlant, effectivement il l'est.

Alligator : 7.5/10
pour la version vue en anglais
(2007-10-22 : il y a 2 ans)
_______________

Un Capra sauce morale politique. Il me fait penser énormément au Mr Smith au sénat... très orienté politique, mais d'une naïveté confondante. C'en devient touchant parce que ce cinéaste respire l'humanisme. L'humanité dont font preuve tous ses personnages du n°1 au quelconque figurant. Des trognes pleines de bonhommie, d'amour ou de candeur. On ne peut pas lui en vouloir.

Et puis pour sauver totalement le soldat Capra, il faut souligner (en a-t-il réellement besoin, tant cela est criant?) la somptueuse mise en image. Certains plans sont à tomber. Il s'en dégage quelques moments d'une profonde poésie, conférant au discours moraliste une sorte d'armure, un habit de lumière diaphane, une aura de fable, de conte pour enfants. Ces enfants, les américains des années 30-40, pouvaient complètement s'identifier à ce John Doe et par conséquent croire au discours de Capra. De nos jours, je suis moins sûr que ce film aurait des chances de ne pas tomber dans le ridicule. Encore que... Sinon, ce doit être ça... "vieillir", pour un film.

Capra n'a besoin de personne pour se sauver. Outre sa magnifique mise en image, ses inventions, sa photographie, il embarque dans son délire candide de très bons comédiens. Celui qui m'a le plus étonné et enthousiasmé c'est Gary Cooper, dont la vaste étendue de talents éclabousse l'écran du début à la fin. Large gamme. Puissance. Majesté même. Il y a quelque chose de John Doe dans cette pourtant grande masse. Quelque chose dans le regard. Une fuite, une timidité et une douceur que l'on peut voir comme un grand don de soi. Une prise de risque immense pour ce gaillard à cette époque? En tout cas, je trouve cette idée de casting, Cooper en Doe, immense et incroyablement réussie. Rien que pour ça, bravo.

Au final, oui le scénario est presque puéril, un peu niais même, tout aussi improbable qu'un film de sf, mais pour rien n'au monde je ne me suis senti agressé par cette crédulité qui ne m'est apparue que comme une franche et sincère démonstration de l'innocence du cinéma de Capra.

Korleone : 7/10
pour la version vue en anglais
(2005-09-27 : il y a 4 ans)
_______________

Tout commence comme une comédie américaine des années 40, dans un style qui semble pétillant, et surtout doté d'une idée de base accrocheuse.
Le gros problème de ce film, c'est qu'il devient très vite moralisateur, passant ainsi de ce qui semblait être une pure comédie fraîche et drôle à la Lubitsch devient une satire sociale. Et, même si Capra dénonce l'utilisation des médias au service de la politique, le discours Pro-américain et l'excès de bons sentiments enervent assez vite, tout comme les grosees ficelles dramatiques employées.

C'est vraiment très dommage d'avoir changé de genre ainsi en cours de route, parce que l'idée originale aurait pû donner une belle comédie si elle avait été réalisé par un Lubitsch où un Wilder par exemple...

Mediafilm : 8/10
pour la version vue en anglais
(2004-05-01 : il y a 6 ans)

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)


Critique(s) 1 à 5 sur 5 trouvée(s)

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