| Réalisateur: | Pier Paolo Pasolini |
|---|---|
| Année: | 1961 |
| Acteurs: |
Franco Citti |
| Genres: | Drame |
Synopsis:
À venir...
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Critiques affichées: 1 à 5 sur 5 trouvée(s)
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Par variation il y a 1 ans et 10 mois
vu en italien
Photographie soignée.
Par NicoMyers il y a 2 ans et 4 mois
vu en italien, version originale
Pour son premier film, Pier Paolo Pasolini livre une oeuvre encore très proche du néoréalisme, d'une part pour ses décors, essentiellement des bidonvilles italiens, écrasés par le soleil qui donne au film une ambiance amer, comme une odeur de souffre. D'autre part, il y a le personnage central et éponyme, Accattone, dont le regard noir qu'il porte sur la vie donne le ton du film. Enfin, il y a l'histoire racontée, d'une impossible rédemption dans une société cruelle. Les propos de Pasolini après une arrestation de police qu'il a subit l'année du tournage du film peuvent résument parfaitement le message du film : « Celui qui se trouve frappé est pris d'une profonde douleur ; cela lui donne l'impression d'un monde totalement incompréhensible où il est inutile de parler, de se passionner pour quelque chose, de discuter ; cela lui donne l'impression d'une société où, pour survivre, on ne peut que devenir cruel, répondre à la cruauté par de la cruauté… » Du côté de la forme, on peut dire que la mise en scène de Pasolini est excellente, notamment quand on sait qu'Accattone est son premier long-métrage. Sans être un chef d'oeuvre ultime, c'est une oeuvre puissante et desespérée qui prend aux tripes. Les scènes accompagnée par la musique de Bach (La passion selon Saint Matthieu) ou bien celle du rêve sont particulièrement remarquables.
Par Alligator il y a 4 ans et 9 mois
vu en italien
On suit le parcours d'Accattone, un petit mac napolitain, un fainéant, harassé continuellement, il n'y a qu'à voir sa manière tassée de déambuler, de regarder le monde avec lassitude et irritation. Il survit. Mais sa désespérance profonde est outragée par une femme. Pour elle, par amour il va tenter de retravailler, en vain.
Oeuvre puissante sur la misère de l'âme comme du corps, oeuvre sociale avant tout d'un Pasolini pas seulement contemplatif. Le ton est sombre autant que vindicatif.
Comme souvent avec les personnages secondaires chez Pasolini, les acteurs jouent à peine... avec peine. Mais il se dégage une atmosphère, une respiration pasolinienne irrésistible de la mise en scène presque hiératique.
L'histoire et son traitement ne m'ont pourtant pas autant interpellé que je l'espérais. Sans doute un défaut de compassion pour le personnage principal. Peut-être que la tonalité volontiers ténébreuse n'a pas eu produit d'écho en moi pour des raisons qui m'échappent. Quoiqu'il en soit, c'est un des Pasolini qui m'a le moins transporté. Et pourtant j'adore ce cinéma là, inspiré, violent, majestueux, rugueux, sensuel et terreux.
Par Mediafilm il y a 7 ans
vu en italien
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
Par Jean le spectateur il y a 7 ans
vu en italien
Oeuvre exemplaire de sobriété et de naturalisme qui présente les tribulations erratiques d'un souteneur minable, à Rome, en contrepoint avec une puissante et spirituelle trame sonore - la Passion selon saint Matthieu, de Bach.
Rythme lent et méditerrannéen. Récit articulé entre l'anecdote, la vie de tous les jours et les événements qui changent la vie. Jeu efficace de tous les acteurs qui dégage une sensation d'authenticité et d'évidence.
(À remarquer que l'édition DVD par laquelle j'ai visionné le film brillait d'un nombre incalculable d'irritants et de défauts : Sous-titres blancs intégrés au film et qui sont indéchiffrables lorsque superposés à du blanc; Le film n'est pas indexé : il n'a "qu'une scène" qui dure 2 heures!; La traduction est plus qu'inégale, parfois même amateure; le son est vicié. Il vaut sans doute mieux le voir en VHS...)
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