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Kiss Me, Stupid
alias : Embrasse-moi, idiot!
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Critiques des usagers
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Critique(s) 1 à 3 sur 3 trouvée(s)
LucyInTheSky : 9/10 pour la version originale vue en anglais
(2008-06-13 : il y a 2 ans)_______________
Une fable humoristique au rythme trépidant, portrait de losers fiers de l'être, qu'ils soient des ploucs du fin fond du Nevada ou des célébrités ringardes. Comme à son habitude (voir Sept ans de réflexion), Billy Wilder met en place une tordante comédie qui ne se gène pas pour donner allègrement de grands coups de pied dans le puritanisme ambiant. Un « castigat ridendo mores » moderne, donc. D’un cynisme encore plus exacerbé que ses films précédents, Embrasse-moi, idiot choqua beaucoup les ligues de décence à l’époque de sa sortie (1964), mais aussi le tout Hollywood et une bonne partie de la critique : il montre sans une once de jugement ou de dénonciation des personnages se comportant de la manière la plus amorale qui soit (comprendre par exemple : ils couchent en dehors du mariage). Wilder s’amuse visiblement à narguer le code Hayes, alors vieillissant. Ici, les épouses modèles deviennent des fardeaux, les prostituées sont des filles biens, le sexe est une arme de persuasion, et on n’hésite pas à manipuler son monde pour obtenir un peu de reconnaissance. Le renversement est d’une ironie féroce. C’est même en marge des conventions sociales et morales des Etats-Unis puritains que les deux losers héros du film trouveront au final le salut. Le show-biz, l'Amérique moyenne, les « gens biens », tout ce beau monde en prend pour son grade ! Le propos possède donc une certaine causticité, une amertume, ce qui n'empêche pas le film d'être hilarant de bout en bout (voire même lui permet de l'être encore plus) et de courir à cent à l'heure, devançant des personnages largués et se jouant d'eux avec insolence. La comédie est brillante, survoltée, jubilatoire. À l’image de ses interprètes. Ray Walston, remplaçant au pied levé un Peter Sellers prévu initialement mais victime d’une crise cardiaque, offre une prestation démente en mari jaloux. Dean Martin, décidemment remarquable acteur (Rio Bravo), joue excellemment de l’autoparodie : il incarne un crooner coureur de jupon. Le seul personnage vraiment touchant, qui échappe un tant soit peu à la raillerie virulente mais joyeuse du cinéaste, reste celui de Kim Novak, très surprenante, qui impose une sensualité splendide. Probablement la dernière grande comédie de Wilder. |
variation : 7/10 pour la version vue en anglais
(2008-05-06 : il y a 2 ans)_______________
C'est un vilain effet de tacle que m'a fait ce film. Je m'attendais à quelque chose de plus léger, moins sournois.
Comme l'a souligné Alli, il y a la motivation de certains personnages qui m'échappe un peu, surtout dans ce genre de film. La fin, je la voyais également autrement.
Reste que Novak réussit à merveille son numéro de charme. Elle est tout simplement attendrissante surtout dans la partie où elle joue le rôle de l'épouse.
J'ai eu pas mal de problèmes avec Dean Martin, enfin surtout avec son personnage.
La musique de Gershwin est toujours aussi magique.
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Alligator : 7.5/10 pour la version vue en anglais
(2008-03-18 : il y a 2 ans)_______________
Il y a quelque chose qui me retient sur ce film. Le début et la fin. Le début est pour le moins succulent... cette lente montée paranoïaque du mari jaloux, le jeu musical, le regard troublé par l'imagination qui lui joue des tours... mais cela m'a beaucoup trop fait penser à l'excès d'imagination de The seven year itch, un goût de déjà vu qui reste un peu en travers de la gorge. Le récit suit son cours un peu trop tranquillement.
Heureusement l'apparition de Kim Novak change tout. Pourtant elle n'est pas loin de ressembler elle aussi au personnage jouée par Marilyn Monroe, cette bombe sexuelle qui rêve d'être aimée tout simplement, d'être une femme ordinaire, l'épouse américaine type, une fille sympathique, touchante, qui aspire juste au bonheur. On pointe encore une fois le fait que le bonheur n'est jamais accessible, qu'on n'est toujours malheureux à s'imaginer heureux autrement.
J'avoue que la performance de Kim Novak m'a complètement charmé. Je la trouve effectivement d'une justesse dans sa gestuelle, dans ses regards, elle parvient à donner à son personnage une humanité et une tendresse extraordinaires.
Dean Martin a le culot de jouer un petit Dean Martin, un goujat, un solitaire, ivrogne. Il manque plus que la tristesse pour lui donner une teinte plus réaliste et plus couillue. Il a préféré le cynisme. Tant pis. Restera donc antipathique.
Mais c'est surtout l'épouse modèle amoureuse et fidèle ainsi que le copain garagiste et parolier qui échappent à ma compréhension et mon empathie. Je continue sous spoiler:
*****SPOILERS:
Le mécano, à la rigueur, est cupide, prompt à foutre son ami dans la merde, bref, on peut admettre qu'ils ne sont amis que pour pas grand chose. Soit. Mais l'épouse... elle se paye une nuit d'adultère, pour soit disant faire la fortune de son mari, puis vient lui signifier la rupture pour le mettre à l'épreuve et finalement lui dire "embrasse moi idiot".
Je ne comprends pas cette femme. Je ne comprends pas où veut en venir le scénario. Je ne comprends pas la morale ou l'immorale de l'histoire. Je ne comprends pas ce cocu non plus. Je voyais plutôt venir un dernier plan avec Walston et Novak mariés et l'ex en Polly la gachette.
*****
Bref, je n'ai pas tout compris. Et ça me laisse un peu perplexe. Faudra que je le revois sans aucun doute. |
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