| Réalisateur: | Orson Welles |
|---|---|
| Année: | 1958 |
| Acteurs: |
Orson Welles |
| Genres: |
Suspense |
Synopsis:
Un policier mexicain démasque les méthodes peu orthodoxes d'un collègue américain.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
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Critiques affichées: 1 à 12 sur 16 trouvée(s)
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Par JM2L il y a 2 ans et 11 mois
vu en anglais, version originale
Par Alligator il y a 3 ans et 0 mois
vu en anglais
Souvent les films noirs sont immobiles, laissant les personnages se morfondre dans les ténèbres, ou tels des cloportes s'agitant doucement à l'heure de périr, avec une vaine gesticulation. Ici au contraire, la mise en scène est en perpétuel mouvement. Cela crée pour le spectateur une douce euphorie tout le long du film, malgré les nombreux moments de tension extrême que le récit concocte savamment.
Beauté plastique du noir et blanc, ou de la bombe Janet Leigh, beauté de la trame sonore, en crescendo hostile, beauté de la laideur humaine en une confrontation morale des deux personnages que jouent Heston et Welles.
Par NicoMyers il y a 3 ans et 0 mois
vu en anglais
A partir d’un projet pas très personnel, Orson Welles réalise en 1958 un chef d’œuvre du film noir, La Soif du Mal. Le film commence par un plan-séquence à couper le souffle et par un meurtre. Mais ce meurtre n'est qu'un prétexte pour nous amener à un fascinant duel de personnages complètement antithétiques : Quilan, un policier qui se sert de méthodes peu orthodoxes, et Vargas, qui cherche justice et vérité. La comparaison ne s'arrête pas là : symboliquement, le fait que l'un soit âgé, l’autre jeune, que l’un soit Américain, l’autre Mexicain, et enfin, que la femme de l'un soit brune et l'autre blonde, vont dans ce même sens. La Soif du Mal est donc plus qu’un simple film policier divertissant, c’est un film qui, au-delà de l’intrigue à suspense principale, fait le procès des policiers ou hommes de loi qui vont à l'encontre de la Justice qu'ils sont sensés servir. Ce duel est interprété par des figures maintenant légendaires, Charlton Heston et Orson Welles himself (absolument gigantesque dans ce rôle), accompagnés par non rien moins que par la sublime Janet Leigh et Marlene Dietrich ! Ces immenses comédiens apparaissent dans la nuit noire d’une ville fantomatique, filmée dans un sublime noir et blanc. Le film est en effet porté par le style d’Orson Welles, avec de superbes plans-séquences (notamment la première scène), qui donnent aux séquences en question un suspense tendu (par exemple le final, et ce depuis la chambre d’hôtel jusqu’à l’interrogatoire sur microphone). C'est donc en réalisant un film de commande, un simple thriller, qu'Orson Welles livre l'une de ses meilleures oeuvres : La Soif du Mal, au moins, touche le spectateur et l'implique à fond, là où Citizen Kane pouvait, au final, le laisser froid par son excès de techniques visuelles.
Par variation il y a 3 ans et 5 mois
vu en anglais
De la grâce dans les mouvements de caméra. Une histoire de prime abord simple mais qui se corse au fur et à mesure. Du grand film noir.
Par Piken il y a 5 ans
vu en anglais
Par xarkaos il y a 5 ans
vu en anglais
Par Zi il y a 5 ans
vu en anglais
J'avais encore besoin de preuves pour affirmer qu'Orsen Welles est un génie et Touch of Evil vient mettre terme à mes doutes.
Welles est passé à l'histoire grâce à son Citizen Kane, mais avec Touch of Evil, il réalise le plus grand film noir jamais produit.
Non seulement le scénario est parfait, mais le film démontre avec éclat le brio de Welles derrière la caméra. La photographie est éblouissante, les mouvements de caméra sont complexes et d'une grande précision. La scène d'ouverture tournée à l'aide d'une grue, est probablement une des plus grandes réalisations de l'histoire du cinéma, tous cinéastes confondus. L'éclairage est aussi inoubliable, quoique que surexploitée par moment.
L'interprétation est hors paire, mais je dois encore une fois, porter éloge à Welles pour sa personnification d'un personnage aussi ambigu. Certaines répliques sont mémorables :
"QUINLA: I don't speak Mexican. Let's keep it in English, Vargas.
VARGAS: That's all right with me. I'm sure he's just as unpleasant in any language.
SANCHEZ: Unpleasant? Strange. I've been told I have a very winning personality. The very best shoe clerk the store ever had."
La fin du film nous réserve une belle surprise quant à la résolution du crime principal du récit. J'hésite encore à mettre un 10...
Par Jaylefou il y a 6 ans
vu en anglais
Orson Welles révolutionne, encore une fois, le cinéma mais cette fois-ci, plus particulièrement le genre du film-noir!
Se basant sur un scénario aux abords très simple, il complique l’intrigue au fur et à mesure que l’histoire avance et nous démontre, par le fait même, tout son génie! La séquence d’ouverture m’a particulièrement marqué…le suspense est a son comble et le déplacement de la caméra remarquable!
Les personnages qui nous sont présentés sont des plus intéressant et tous formidablement interprétés…que se soit Orson Welles dans son rôle de policier déchu, Janet leigh en jeunne femme terrifiée, Charlton Heston en mari dépassé par les événements…ou par Marlene Dietrich dans le rôle secondaire d’une mystérieuse bohémienne.
Welles est au sommet, chaque scène est composée avec le plus de soins possible. La photographie est remarquable et la musique très approprié au style.
Bref, un film phare qui vaut la peine d’être vu! Une œuvre mémorable…
Quinlan: Come on, read my future for me.
Tanya: You haven't got any.
Quinlan: What do you mean?
Tanya: Your future is all used up.
Par freddy66 il y a 6 ans
vu en anglais
Par Babette il y a 6 ans
vu en anglais
Orson Welles n'a pas réalisé beaucoup de films dans sa carrière, mais nous devons bien l'admettre, ils sont inévitablement géniaux. Avec « Touch of Evil », il réalise ce que je considère comme le summum du film noir; une intrigue ficelée avec précision et des détails peu communs. Ce qui aurait pu être un drame policier des plus ordinaires, s'avère être le dur labeur d'un maître. Une richesse du cinéma américain.
Je dois avouer que la première demi-heure m'a plus ou moins intéressée, je ne voyais pas trop à ce que ça allait mener. Détails après détails, rapidement ensuite j'ai été littéralement captivée par ce que je voyais. Franchement, fallait y penser. Le scénario ne m'a pas nécessairement surprise, de nos jours tout c'est déjà vu dans le policier, mais disons qu'en 1958, cela devait être génial. Malgré tout, c'est un réel plaisir de regarder l'ampleur d'une oeuvre de cette envergure. Un peu comme les oeuvres d'Hitchcock quand on les voit maintenant.
Des scènes habilement montées nous sont présentées, digne du Welles de « Citizen Kane ». Souvent tournées dans la pénombre, on décèle avec aise l'excellent travail que révèlent des séquences parfois très troublantes. La photographie est indescriptible. Welles était un génie. Le tout accompagné d'une trame sonore d'Henry Mancini, de mise pour ce genre de film.
C'est sans compter, la liste d'acteurs de renom tous meilleurs les uns des autres. Charlton Heston, extrêmement crédible dans son rôle de Vargas, policier mexicain, qui n'est décidément pas à sa place. Janet Leigh interprète avec conviction le rôle de Susie, presque aussi intensément que son rôle de Marion Crane dans « Psycho ». Le véritable mérite va, sans hésitation, à « Ourson » Welles, (et je devrais dire énorme) qui interprète élégamment le méchant policier, qu'on adore haïr jusqu'à la fin.
Des films comme celui-là il ne s'en fait plus de nos jours, c'est bien dommage. Il serait intéressant qu’un réalisateur de ce genre fasse des œuvres aussi puissantes que celle-ci. J'ai, malheureusement, la vague impression qu'il n'y en aura plus. Un maître de sa grandeur, ne pourra jamais se faire remplacer. De toute façon, la plupart d’entre eux ne pensent qu’au succès qu’ils feront aux Box-Office. Dommage…
That wasn't no miss, Vargas. That was just to turn you 'round, so I don't have to shoot you in the back. Unless you'd rather run for it.
- Quinlan (Orson Welles)
Par lucie il y a 7 ans
vu en français
Par Jean le spectateur il y a 8 ans
vu en anglais
Superbe photographie chargée d'une poésie qui appuie bien le récit. Brillante interprétation. Montage éblouissant, caméra très articulée. Intrigue très bien ficelée. Quintessence du film noir.
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