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Bob le flambeur

Alias: Bob the Gambler

Alias: Fever Heat

Synopsis:

À venir...

Films similaires:

Good Thief, The (Neil Jordan, 2002)
selon
Alexclo

Ocean's Eleven (Steven Soderbergh, 2001)
selon
Alexclo

Owning Mahowny (Richard Kwietniowski, 2003)
selon
Alexclo

Excellent0 cotes (0,0%)
Très bon0 cotes (0,0%)
Bon4 cotes (80,0%)
Acceptable1 cotes (20,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 5 sur 5 trouvée(s)

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7
8 oct
2009

Par Alligator il y a 2 ans et 4 mois
vu en français
Le Breton et Melville ont sans doute dessiné un personnage mythique, haut en couleurs, un enfant au-dessus des hommes. Avec sa blondeur platinée et toujours impeccablement lisse de gomina, Bob (Roger Duchesne) a tout d'un ange, maudit, cela va de soi, qui se brûle les doigts et les ailes dans les bouges ou les casinos. Gueule en acier, mâchoires serrées, yeux d'un bleu métallique et face immaculée ont de quoi mettre les foies à n'importe qui. Le marlou Marc ne moufle guère quand Bob s'énerve. A se demander si ces messieurs n'ont pas voulu évoquer avec ce froid faciès la figure emblématique du Dr Mabuse made in Rudolf Klein-Rogge.

Les prises de vue obliques, en plongée ou contre-plongée, donnent à l'action et aux personnages des airs de bande-dessinée mouvementée dans lesquelles les héros au grand coeur sauvent les innocentes jeunes fille en détresse. Ici, on évolue plutôt dans le noir, mais Bob a la générosité tout aussi ample. Il ne supporte pas les maquereaux, a pris sous son aile un freluquet un peu naïf et se prend d'affection paternaliste pour une jeune femme à la cuisse légère, au plus offrant. Comme on est dans le noir, les histoires de casse finissent évidemment mal. L'ironie du sort s'acharne et prend un malin plaisir à jouer des tours à ce joueur invétéré. Bob flambe au mauvais moment.

Melville dépeint parfaitement la population interlope du Pigalle des années 50, c'est à dire un univers qui commence de s'écrouler, éteint aujourd'hui, un monde sans came où les loulous ont un code d'honneur. Tout en flirtant délibérément avec les codes cinématographiques des polars noirs américains, Melville assure une réalisation très vive et d'une belle richesse avec une très grande variété de cadrages. La photographie d'Henri Decaë est souvent belle, parfois plus encore. Autrement dit, c'est bien foutu.

La post-synchronisation pas toujours correctement ajustée m'a un peu gêné. J'ai toujours du mal avec ce procédé. La distribution souffre un peu de ce décalage sonore. On se retrouve avec les mêmes soucis de vérité dans l'intonation et d'authenticité dans le ressenti que sur les films étrangers doublés. M'enfin, c'est anecdotique et sensible qu'à de rares reprises. Il n'échappera cependant à personne que le bât blesse sur quelques acteurs. Daniel Cauchy surtout, dont la fraîcheur n'est pas à négliger, mais qui est tout de même plutôt limité, voire mauvais (la fin). Les deux vieux, Roger Duchesne et André Garet, ont des jeux très secs, ce qui se révèle d'une part fondamental pour leurs personnages et d'autre part pour toute l'atmosphère noire que réussissent à créer Decaë, Melville et Le Breton. Les deux personnages sont peu de choses près des taiseux, qui parlent vite et bien, sans faire de longs discours, avec un débit rapide, à la mitraillette, tout à fait dans le style que Melville appliquera avec d'avantage encore de puissance, grâce au système de communication le plus austère qui soit : le silence.

Film noir démontrant que Melville est un cinéaste prometteur, pas encore totalement maître de son art et de sa mythologie.

7.5
17 déc
2008

Par Alexclo il y a 3 ans et 1 mois
vu en français
Un autre bon film au palmarès de Melville. Inspiré par le film noir américain, le réalisateur français présente les codes du genre avec tact et intelligence. Le scénario n'est certes pas très élaboré, mais «Bob le Flambeur» m'est apparu davantage comme un film d'ambiance, où l'atmosphère suave et chargée d'érotisme prime sur l'intrigue.

Le montage est parfois déstabilisant. Le mixage sonore fait aussi souvent défaut. Hormis ces quelques imperfections, «Bob le flambeur» est un film intéressant, ne serait-ce que pour l'influence qu'il a eu sur les réalisateurs de la Nouvelle-Vague.

À voir

Cet usager remarque des similitudes avec:
Good Thief, The (Neil Jordan, 2002) Ocean's Eleven (Steven Soderbergh, 2001) Owning Mahowny (Richard Kwietniowski, 2003)

6
21 fév
2006

Par pifa il y a 5 ans
vu en français
Quel plaisir de se ballader dans le Paris d'antant, on se régale des images d'époque.
Pas de doute, les voyous avaient alors des manières plus soignées que ceux d'aujourd'hui.
Le scénario, le montage comme la réalisation sont assez désuets et tout finit en queue de poisson d'une manière un peu abrupte et sans grand suspense. Au cours des fusillades, l'action n'est vraiment pas à la hauteur, surtout par rapport à ce qui se fait de nos jours.
Dommage qu'Audiard nes soit passé par là pour donner plus de gouleillant aux dialogues.

7
19 jan
2006

Par freddy66 il y a 6 ans
vu en français
Meme chose pour moi, l'atmosphere et le ton plutôt désinvolte ne sont pas venu me chercher. Beauté fatale Corey non plus.

7
8 nov
2004

Par Jean le spectateur il y a 7 ans
vu en français
Un film noir duquel j'attendais davantage, entendu que les dialogues sont coécrits par Auguste Le Breton, responsable des nombreuses répliques assassines du film Rififi. Montage et musique syncopés, en saccade déplaisante, près de l'amateurisme, ce qui je crois n'a pas manqué d'intéresser un Godard ou un Truffaut - qui en ont fait quelque chose de beaucoup plus intéressant. Pas mal, mais la sauce ne prend pas, pour moi.

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