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Thin Red Line, The

Alias: Ligne rouge, La

Alias: Mince ligne rouge, La

Synopsis:

En 1942, une troupe de soldats américains affronte des Japonais sur l'île de Guadalcanal.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

Films similaires:

Letters from Iwo Jima (Clint Eastwood, 2006)
New World, The (Terrence Malick, 2005)
selon
owidigo

Excellent16 cotes (57,1%)
Très bon5 cotes (17,9%)
Bon3 cotes (10,7%)
Acceptable1 cotes (3,6%)
Moyen3 cotes (10,7%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 12 sur 28 trouvée(s)

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9
12 jui
2011

Par Ripailloux il y a 6 mois et 4 semaines
vu en anglais

9
5 jui
2011

Par FrancisDirector il y a 7 mois et 1 semaines
vu en anglais, version restaurée
J'étais pas dans les meilleures dispositions pour voir le film (allergies intenses, reflets de lumière dans la tv, etc.). Cependant, j'avais un grand atout (comme Alli): le Criterion.

Si je me base seulement sur mon premier visionnement, c'est clairement mon Malick préféré. Peut-être suis-je plutôt en train de m'habituer à son style? Peu importe. Certes, plus le film avançait, moins je me sentais impliqué dedans, mais je ne crois pas que ce soit dû à un manque quelconque. Peut-être est-ce la durée (2h50), mais je ne me suis jamais ennuyé.

En considérant uniquement la première partie, c'est un putain de CHEF-D'OEUVRE.

Habituellement les films de guerre ne marchent pas avec moi. Je trouve ça superflu, comme un spectacle divertissant alors qu'il n'y a rien d'amusant à voir des gens crever. Voir un soldat prier Dieu dans le Soldat Ryan m'avait exaspéré (comme si Dieu allait t'aider, tu passes ton temps à tuer du monde!). Cependant, j'avais la certitude qu'avec Malick derrière le film, ça pouvait amener ailleurs. Je ne croyais jamais que je dirais ça un jour d'un film de guerre, mais c'est extrêmement touchant, bouleversant et humain. Exit le divertissement rythmé par une histoire soutenue et un personnage principal; place aux réflexions philosophiques complexes, au rythme contemplatif et à cette nature que j'aime tant (avec beaucoup d'oiseaux cette fois!), magnifiée par Malick.

Quelques scènes sont inévitables au genre (ex.: la mort d'un soldat), mais un petit quelque chose fait que, comme dit Alexcio, on se sent bouleversé sans jamais savoir pourquoi.

Bref, très impressionnant. Les dernières images sont tellement venues me chercher.

En comparant avec Days of Heaven, que j'ai vu 2 fois, mon appréciation d'un Malick grandit en flèche au second visionnement. Alors imaginez la deuxième fois... on s'en reparle.

8.5
16 mai
2011

Par Alligator il y a 8 mois et 4 semaines
vu en anglais
"The thin red line", "blu-ray", "Criterion" : je devrais me contenter d'écrire juste ça. Tout est dit. Vous imaginez sans peine l'extraordinaire spectacle. Une précision hallucinante qui vous précipite dans la guerre, les sens tournés vers la lumière, la netteté des détails, la finesse du moindre bruit, murmure, souffle de vent ou chute du petit grain de poussière. Le Blu-ray Criterion donne non pas l'impression mais bel et bien la certitude d'être dans les meilleures conditions pour apprécier le film. En dehors de l'expérience embrassante de la grande salle noire qui vous enveloppe, j'imagine qu'on ne fera jamais mieux qu'un blu-ray Criterion sur grand écran full HD.

Le film de Terrence Malick est avant tout une expérience physique, se prête merveilleusement bien à cette technologie qui permet de créer chez soi une relation au film très singulière dans laquelle la vision et l'ouïe sont particulièrement sollicitées. Le détail de l'image scintillante, tellement attentive au moindre reflet dans l'eau, au plus petit mouvement d'herbe est tout simplement époustouflant. On ne peut donc pas perdre une seule miette du film et ainsi on se laisse fondre dans une histoire pourtant parfois rebutante. Quoi de mieux qu'une bonne guerre, madame, monsieur, pour explorer les peurs ultimes? Celles de la mort prennent ici des figures bien différentes selon les soldats, leurs visions, leurs philosophies de vie, leurs attitudes varient face au danger. L'un s'esquive dans la folie, l'autre emprunte à la haine de l'ennemi la rage nécessaire pour continuer, celui-là pense à sa femme, cet autre s'imprègne de la beauté de la nature qui l'entoure et fonde ainsi une foi panthéiste qui donne un sens à cette geste militaire et à son éventuel décès. La confrontation de ce croyant joué par un James Caviezel dont le regard bleu semble habité avec l'agnostique Sean Penn dessine la relation complexe que peuvent nouer d'aussi inconciliables positions sans verser dans le simplisme, car les deux sont tout de même subjugués par ce fossé entre eux. A cette opposition de vues se mêle une sorte de fascination réciproque, devant ce grand mystère que constitue l'autre et son aptitude à avancer malgré cette philosophie si contraire à la sienne, celle qui lui sert de béquille ou d'armure.

L'autre grande aventure humaine que la caméra et les acteurs inspectent est celle de Nick Nolte et Elias Koteas, celle des hommes qui ont des ordres et doivent en donner : où placer la priorité entre objectif militaire et salut des hommes? Qu'est-ce que la responsabilité en ces temps de guerre? Où se situe la part d'ambition de ces deux hommes? Elles sont si divergentes. Cette autre incompréhension se révèle flagrante dans des dialogues d'une importance capitale.

Souvent au cours du film, ce sentiment d'assister à l'expression d'une parole pesée, dense, d'un calcul très intelligent mais surtout d'une portée tellement élargie, ce sentiment vous submerge, vous enlace tout aussi bien que la douceur des séquences de respiration que le scénario aménage souvent entre deux batailles grâce à la nature quiète, impartiale, à la sérénité empreinte de la certitude d'être éternelle, invincible.

Ce va et vient entre paix et guerre est continu. Il permet de transcender à la fois (à la foi, devrais-je dire) les hommes face à leur mort, à la peur qui les accompagne dans le fracas de la guerre mais également la place qu'ils estiment occuper dans l'univers, que ce soit dans cette compagnie Charly ou dans leur famille ou bien encore dans leur solitude en tant que père, fils ou mari.

Bien évidemment, "The thin red line" n'est pas qu'un film de guerre. Ce qui en fait sa force n'est pas uniquement lié à sa forme. La réflexion métaphysique qu'il intègre dépasse le simple récit de guerre afin de lui donner une épaisseur, une justification, une explication. "The thin red line" est un "parce que", une réponse à ces interrogations existentielles parfois difficilement supportables qui jalonnent la vie d'un être humain surtout quand des évènements tragiques viennent la malmener. Malick ne résout rien cependant. Ne ne nous méprenons pas : ses réponses ne sont pas définitives, elles se veulent avant tout de horizons vers lesquels tourner le regard. Comme des baumes sur le cœur, elles permettent d'envisager la rudesse de la vie avec un état d'esprit particulier. Je ne suis pas très féru de philosophie antique mais je crois pouvoir le relier au stoïcisme, cet art de vivre en acceptant le sort contraire. Le stoïcisme n'empêche pas les pleurs.

Ce film joue donc énormément sur l'émotion du spectateur. Je me rends compte ce que cette phrase pourrait laisser entendre de péjoratif. Non, non, rien de cela dans ma caboche! Mais je veux dire que le film emporte l'adhésion sur ce point là essentiellement.

Je note cela justement parce que je me suis senti un peu exclu de ce processus qui me passe sous le nez de manière évidente. J'ai été bouleversé par intermittence, sur certains moments du film, par petites touches, mais pas vraiment sur ce que j'ai décrit tout à l'heure, cet état d'esprit général, cette philosophie de vie si brillamment incarnée, illustrée par la mise en scène et image de Terrence Malick. Il y a une barrière que je n'ai pas réussi à sauter. Je comprends, j'entends les personnages, je ressens bien le film, mais en aucun cas, il ne me permet de m'élever. Je l'aime beaucoup. Mais je ne l'adore pas. Les films que j'adore m'apportent quelque chose que je n'avais pas. Je ne suis ni panthéiste, si stoïcien, ni mystique. A la limite je me sens plus proche du personnage de Sean Penn et peut-être est-ce là l'obstacle, ce qui m'empêche de jouir pleinement du film, de ne pas me sentir emporté?

Ce n'est pas faute d'en avoir les arguments scéniques. Foutre, quelle flopée de bons comédiens! Quelle précision dans la direction d'acteurs! Les comédiens offrent des prestations de toute beauté, dans la complexité, avec une subtilité partout présente, aidés il est vrai par un scénario qui, on l'a vu, propose un regard d'une richesse alléchante. Même si je n'ai pas pu en profiter autant que la majeure partie des spectateurs, j'ai tout de même eu un grand plaisir à voir ce film, ces images magnifiques et ces comédiens totalement investis.

10
25 jan
2011

Par Jeff il y a 1 ans et 15 jours
vu en anglais

9
5 aoû
2009

Par Marlon il y a 2 ans et 6 mois
vu en français, version allongée

7.5
5 jan
2009

Par Grorigo il y a 3 ans et 1 mois
vu en anglais

10
17 jui
2008

Par owidigo il y a 3 ans et 6 mois
vu en français, version originale
Un film d'une grande humilité qui ne tente pas d'expliquer la nature de l'homme en temps de guerre. Au contraire, le film se prosterne devant la complexité et la beauté de notre nature. Le film pose des questions avec une belle naïveté et une poésie de l'image naturaliste.

en toute gratuité, Terrence Malick est un grand.

Cet usager remarque des similitudes avec:
New World, The (Terrence Malick, 2005)

8
9 mai
2008

Par Mouchman il y a 3 ans et 9 mois
vu en français
Très beau film. Encore sur la guerre, mais c'est abordé d'une façon particulière je trouve. Les scènes sont entrecoupées de narrations qui donnent au film tout son charme. Tantôt c'est lent, tantôt ça devient nerveux. Le gros point fort selon moi... la musique. Elle donne une ampleur incroyable au film, tant dans les phases de combats que dans les phases de repos. Le casting est incroyable, avec toute une panoplie de grands acteurs. Sean Penn a un rôle fait pour lui une fois de plus. Mais on aurait pu se passer de Clooney d'un autre côté. Quand à Adrian Brody, il suffit de le regarder pour voir à travers ses yeux la peur qu'un soldat peut éprouver au combat. Un film de guerre assez poétique qui est à la hauteur de sa réputation.

9
17 jan
2007

Par Otto il y a 5 ans
vu en français

8.5
8 aoû
2006

Par Fa il y a 5 ans
vu en anglais, version originale
Un des plus beaux films de guerre vu depuis longtemps. Je ne m'en lasse pas.

10
22 avr
2005

Par Alexclo il y a 6 ans
vu en anglais, version originale
Singulier. Bien que le genre "film de guerre" compte une multitude de grands films, jamais n'a t-on vu un film de guerre à la fois si réussi et si étranger à son propre genre. Terence Malick, professeur de philosophie au M.I.T. et spécialiste de la littérature grecque antique, vient transposer les thèmes de Homère dans un film ayant pour cadre la seconde guerre mondiale. Comme Homère, Malick s'interroge sur la mort et sur le respect que l'on doit à son ennemi. Il se penche sur cette étrange proximité qu'entretiennent la mort et la vie sur le champ de bataille. Mais le très grand cinéaste ne pose jamais de constat final. La mort est un sujet indicible et jamais Malick n'a la prétention de vouloir éclaircir quoi que ce soit. D'un point de vue formel, The thin red line se présente comme un poème. Malick met en parallèle la violence de la guerre avec celle de la nature, couvrant son film d'un sublime lyrisme. Le travail sonore est unique dans l'Histoire du cinéma. La voix-off joue un rôle qui ne lui est jamais attribué, au sens où elle ne se contente pas de décrire des actions montrées, comme c'est le cas dans Platoon, par exemple. La voix-off a quelque chose de divin, elle flotte sur le film. Elle guide le spectateur dans l'herbe longue et dans le regard apeuré des soldats. Il y a quelque chose de mystique dans ce film, quelque chose d'inexplicable. On se sent bouleversé sans jamais vraiment savoir pourquoi. Rarement a-t-on vu un film aussi parfait. Dans son top 10 des années 90, le réalisateur américain Martin Scorsese a classé the thin red line au second rang de sa liste...ÇA vous donne une idée!!!

8
10 mar
2005

Par karlz_007 il y a 6 ans
vu en anglais

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