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Scarface
alias : Scarface, the Shame of the Nation
alias : Shame of a Nation, The
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Synopsis :
| La vie et la mort d'un gangster américain à l'époque de la prohibition. source: mediafilm.ca (tous droits réservés) |
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Critiques des usagers
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Critique(s) 1 à 1 sur 1 trouvée(s)
Alligator : 8/10 pour la version vue en anglais
(2006-11-24 : il y a 2 ans)_______________
Cette peinture tragique de la déliquescence socio-morale de l'Amérique prend pied dans les hauts fonds de la pègre. On assiste pendant plus d'une heure trente à un lent suicide de l'écervelé et mégalo (the wolrd is yours) Camonte (inspiré de Capone, je suppose), un brin puéril (faut le voir se surexciter en découvrant sur le sol après une fusillade le dernier modèle de mitrailleuse). Les scénaristes n'y vont pas de main morte avec le personnage l'enfonçant dans son inadaptation pour mieux le faire périr (pression Hays oblige si je ne dis pas de bêtise?) en lui mettant dans les pattes une relation quasi incestueuse avec sa soeur, relation qui le mènera à sa perte.
Le film regorge de plusieurs trouvailles enthousiasmantes (le jeu d'ombres du début,la mitrailleuse qui tire et feuillette le calendrier, le fameux lancer de pièce de Raft, les nombreuses scènes ecclipsées, les croix sur les morts, etc.) mais c'est surtout le jeu de certains acteurs qui m'ont impressionné. La beauté renversante de Karen Morley ne suffit pas pour expliquer son charisme, son regard dédaigneux et son changement progressif d'attitude à l'égard de Muni sont parfaitement maîtrisés. La soeur Cesca jouée par Ann Dvorak donne un ton mélodramatique encore plus intense. Et bien entendu, le jeu de Muni plein de mimiques, profond, justifie à lui seul la comparaison qu'on est tenté de faire avec Al Pacino. A noter également la présence inquiétante de Karlof qui n'est pas non plus pour déplaire.
Entre celui-ci et le remake, mon coeur balance. Difficile de prendre parti. Longue hésitation qui ne peut finalement que se terminer sur l'hommage à l'invention de l'original. |
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