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Double Indemnity

alias : Assurance sur la mort
 

Détails IMDB

Tous 8.79/10 (7)

Année : 1944

Ce film est classé dans 0% des Top 10
0/216

Suggestions automatisées

Réalisateur : Billy Wilder
Genres : Film-Noir
Crime
Mystère
Acteurs : Fred MacMurray
Barbara Stanwyck
Edward G. Robinson
Porter Hall

Synopsis :
Un agent d'assurances assassine le mari de celle qu'il aime.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)


Critiques des usagers

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Critique(s) 1 à 7 sur 7 trouvée(s)

JM2L : 9/10
pour la version originale vue en anglais
(2009-04-25 : il y a 11 mois)
_______________

Récit confidence à la première personne 'je' lançant et soutenant le flash-back (Sunset Boulevard). Confession ou aveu ici, testament ou mémoires là.

Art des fins chez Wilder..

Complexité mais lisibilité parfaite de l'intrigue (comparer avec Welles, par exemple) et comment cette lisibilité "contraint" ou "contient" la mise en scène dans un style qu'on pourrait appeler classique, là où un Welles fait éclater la mise en scène et où la parfaite compréhension de l'intrigue devient secondaire et les rapports (mouvements, sentiments) priment; chez Godard l'intrigue n'est d'ailleurs plus qu'un jeu, de références parfois : la mise en scène s'est faite miroir et non présentation...

Pour revenir à Double Indemnity, il y a beaucoup des ingrédients du film noir et qui me semblent encore être utilisés comme tels (allumette, bracelet) mais, bien que très habilement, font encore "recette appliquée" par rapport à des films à venir... plus libres et plus poussés encore (voir le principe de la voix off dans Sunset Boulevard).

Cependant l'allumette contribue à l'art de conclure de Billy Wilder (des principes qui seront utilisés jusqu'à la corde par les séries télévisées ou autres mauvais films), un tic caractérisant un personnage utilisé dans un contexte devenu soudain dramatique mais plus encore que l'allumette, c'est cette volonté d'aller voir "ailleurs", très loin lorsque les forces vous permettent à peine de faire trois pas, ce désir soudain brûlant de liberté lorsque les portes commencent à se fermer qui donnent à la fin de Wilder cette touche magnifique. Là où d'autres réalisateurs se contentent de faire venir la police, Wilder nous parle de l'homme et de ses aspirations, de l'amitié entre deux hommes au-delà des fautes.

Le thème de l'escroquerie aux assurances sera heureusement repris dans une comédie tout aussi savoureuse (Fortune Cookie).

NicoMyers : 10/10
pour la version vue en anglais
(2009-04-05 : il y a 11 mois)

variation : 8.5/10
pour la version vue en anglais
(2008-04-04 : il y a 2 ans)
_______________

Que c'est agréable à visionner un film de cette trempe. La qualité du scénario m'a émerveillé.
Bien que la toile soit tissée dès le départ, on prend le temps d'en examiner chaque composante, et là je dois dire, j'ai pris un pied d'enfer.
On arrive presque à ressentir un sentiment d'empathie pour Neff.
Il n'y a pas à dire mais un scénario bien écrit, ça fait quand même une sacrée différence.

Korleone : 9/10
pour la version originale vue en anglais
(2008-01-28 : il y a 2 ans)
_______________

Assurance sur la mort est le récit d'un meurtre par l'assassin lui-même : Sa confession sous forme de flash-back nous apprend qu'il a été influencé. Et comme d'habitude dans les films noirs, c'est une femme fatale qui en est responsable... Cette femme fatale, c'est Barbara Stanwyck, affublée d'une perruque blonde qui surprends la première fois, mais à laquelle on s'habitue rapidement. Mais c'est surtout son bracelet de cheville, pur objet de désir qui en séduirait plus d’un qui est à l’origine de ce machiavélique complot.

Mais Fred MacMurray et Barbara Stanwick parviennent à rendre le spectateur complice. Rarement avant ce film a-t-on placé ce dernier du côté de l’assassin. La police quand à elle, représentée par le collègue et supérieur de MacMurray : Edward G. Robinson qui m’a fait délicieusement trembler de peur que les meurtriers soient découverts. Et cette relation justement, entre l’assassin et l’enquêteur, cette amitié renforce grandement la qualité du film, et la fin en est poignante.

Au niveau de la lumière, je n’ai pas encore vu Les Tueurs de Siodmak (voir critique d’Alligator), mais à mon sens le travail sur celle-ci est remarquable : au soleil californien du dehors fait contraste une lumière suffocante, étouffante du dedans, filtrée par des stores vénitiens qui symbolisent déjà les barreaux de la prison.

Alligator : 9/10
pour la version vue en anglais
(2007-08-20 : il y a 3 ans)
_______________

Mes lectures diverses sur le film noir, genre qui m'enthousiasme, m'ont tellement rabaché que ce film était un des plus grands, je ne peux m'empêcher d'avoir un léger goût de déception. Sans que cela soit non plus une grande déception, loin de là, le film livre pléthore de points excitants, mais c'est juste que je m'attendais à une grande claque et que je me suis juste fait souffleter, ce qui est déjà bien agréable pour un cinéphage.

Commençons par pointer ce qui ne m'a pas donné le grand frisson. En premier lieu, je désignerais volontiers Barbara Stanwyck dont le charisme m'échappe quelque peu, avouerais-je avec honte. Mais pourtant je n'irais pas jusqu'à lui faire le reproche d'être mauvaise, non, elle fait une garce, classe number one, avec justesse c'est à dire pour le genre avec l'aspérité, la classe qui convient, mais j'en aurais bien vu d'autres plus envoûtantes. Pas grave, mais la vitesse à laquelle McMurray tombe en pamoison m'échappe un peu. Encore que la bracelet de cheville suffirait à expliquer bien des choses...

En parlant de McMurray, il n'est pas non plus le gros loup espéré. Ou par intermittences. Lui manquent quelques griffures, quelque chose qui dépasse, des plaies mal cicatrisées.

Autre sujet de légère déception, la lumière. Après récemment avoir pris en pleine poire le travail sur les lumières dans Les tueurs, celles-ci semblent un peu en deçà de celles du Siodmack. M'enfin, restent quand même quelques séquences obscures des plus érectiles ou bien le jeu des lumières à travers les stores vénitiens, miam miam 2.

Pour ce qui est des points positifs, on pourrait quasiment reprendre les mêmes éléments négatifs, louer leurs qualités essentielles et oublier les quelques légers reproches que j'ai exprimé.

Mais le plus simple est de dresser une stèle commémorative pour le gigantesque petit bonhomme qu'est Edward G. Robinson et qui me sidère de sa classe pûre, un acteur brût, une aura exceptionnelle, comment? Je l'adore? Je l'adule! Encore un dont on boit les paroles, dont on sirote le parler cadencé, juste, équilibré, une respiration plus qu'un discours et puis pour parler d'aspérités, en voilà un zigoto qui en a à la pelle. Redécouvert dans Key Largo y a pas si longtemps j'ai pris je crois toute la mesure de son coffre dans Tales of Manhattan, avec un scketch porté par lui de toute sa puissance. Ici encore il vampirise ses scènes par des apparitions impeccables d'exactitude. Son personnage n'est pas seulement le faire-valoir de Neff; il illumine les scènes et apporte au film toute sa truculence.

A ce propos, soulignons également celle que Wilder et Chandler inocule dans leur récit. Les jeux de mots et autres métaphores se jouant de la censure, tout en film-noirité hardie ont fait mon régal. Le fatalisme ambiant propre au genre est encore plus étouffant, pesant et donne une fièvre particulière aux personnages, surtout Neff évidemment. La mise en scène maitrise parfaitement cet aspect stylistique. C'en est un vrai délice-frisson qui parcourt l'échine par moments.

Le scénario est superbemement ciselé. La tension monte doucement pour ne plus laisser le spectateur reprendre son souffle. Intelligent, le flash-back est utilisé avec brio.

freddy66 : 7/10
pour la version vue en anglais
(2005-07-23 : il y a 5 ans)
_______________

Bien pensé et écrit. Dialogue un peu futile et meme lassant parfois, surtout entre Stanwick et MacMurray. Voyez comment allumer une allumette version Hollywood.

Knight : 9/10
pour la version vue en français
(2003-07-21 : il y a 7 ans)
_______________

Emblème du Film-Noir. Il s'agit de l'histoire classique d'une femme et son amant qui orchestre le meurtre du mari de celle-ci. Meurtre parfait?

Une petit morceau de bravoure, mis en scène de main de maître par le fameux Billy Wilder.

Critique(s) 1 à 7 sur 7 trouvée(s)

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