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Sunset Blvd.

alias : Sunset Boulevard
alias : Boulevard du crépuscule
 

Détails IMDB

Tous 8.94/10 (24)

Année : 1950

Ce film est classé dans 0.9% des Top 10
2/216

Suggestions automatisées

Réalisateur : Billy Wilder
Genres : Film-Noir
Drame
Acteurs : Gloria Swanson
William Holden
Erich von Stroheim
Nancy Olson

Synopsis :
Un scénariste criblé de dettes vit aux dépens d'une ancienne vedette qui espère revenir à l'écran.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)


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Critique(s) 1 à 15 sur 24 trouvée(s)
9 suivante(s)

JM2L : 9.5/10
pour la version originale vue en anglais
(2009-04-13 : il y a 11 mois)
_______________

Sunset Boulevard est sans doute un des films dont l'aura est la plus fascinante, cela vraisemblablement dû à la fois au récit d'outre-tombe et au "récit" de la décadence des Titans remplacés par les Dieux, s'il fallait comparer l'histoire du cinéma vieille alors de 55 ans mais de plusieurs révolutions techniques à la Théogonie grecque. Récit d'une chute auquel participeraient les victimes elle-mêmes au cœur encore battant et enfin soufflant un mot : "Je passe".

On est sidéré par l'habileté scénaristique de Wilder (dans ce film comme dans d'autres), la conduite d'un récit limpide à travers toutes ces improbabilités.

Hypothèse : Wilder et les scénaristes sont partis d'une vision, cette scène finale de l'escalier, de quelques autres scènes peut-être et de désirs qu'ils avaient - réflexion sur le cinéma, sur son histoire naissante (par le biais du muet), désir peut-être de filmer avec Von Stroheim, Swanson, Keaton, et ont construit le reste du film pour en arriver là - comment en arriver là?
Par effet de miroirs, le scénariste est à la recherche de cette 'recette' de la bonne histoire dont le secret semble être la propriété même des auteurs du film.
Autre hypothèse : ils n'ont pas de recette justement, juste des exigences et une sorte de conscience du cinéma très aigüe qui leur permet d'inventer les règles au fur et à mesure de ces exigences et en accord avec elles, non en application aveugle de règles (dont on oublie trop souvent les raisons et donc les cas où il faut les transgresser ou en inventer d'autres). Chez Wilder, c'est le scénario qui s'invente et la méthode qui va avec, souple et vivante.

Sunset Boulevard de plus fait partie de ces films où un réalisateur aborde son métier, multipliant les mises en abymes et comme libérant chez les grands réalisateurs une inspiration du plus pur filon - Chantons sous la Pluie, Sherlock Junior, Huit et demi, Le Mépris, L'Etat des Choses éventuellement, etc... Il reste pour moi plus inégal que d'autres, est-ce que certaines scènes brillent d'un éclat tel qu'elles déséquilibrent le film? Est-ce le récit en flash-back et voix off qui "artificialisent" un peu plus encore ce miroir dirigé sur un crépuscule encore en feu?

NicoMyers : 10/10
pour la version vue en anglais
(2009-04-07 : il y a 11 mois)
_______________

Chef d'oeuvre fascinant et morbide, à la fois proche du film noir, de la tragédie, mais aussi de la comédie corrosive sur les studios hollywoodiens, Sunset Boulevard frappe par le génie de sa mise en scène signée Wilder, par son originalité et la puissance des émotions qu'il dégage. Un pur bijou qui nous parle, sous forme de mises en abîmes perpetuelles, d'échec, d'amour et de mort. La mort transcende l'oeuvre (le film s'ouvre sur un mort, le titre évoque le crépuscule d'une vie et d'un cinéma disparu, le flash-back commence par l'étrange enterrement du singe, Salomé qui embrasse de ses "lèvres mortes"...), ainsi que la peur qu'elle crée : images de fantômes éternels que le cinéma engendre, Norma qui descend les escaliers en disant qu'elle jouera encore et encore, à tout jamais... Sunset Boulevard fascine, angoisse, fait rire... un film unique et envoûtant de bout en bout, porté par un excellent casting, dont Gloria Swanson mythique, par une photographie de toute beauté, une mise en scène géniale parsemée de prouesses techniques, ainsi qu'une musique culte signée Franz Waxman.

mab_888 : 9/10
pour la version vue en anglais
(2009-04-06 : il y a 11 mois)

Nico Giraldi : 8/10
pour la version vue en anglais
(2009-03-19 : il y a 12 mois)

Alligator : 7.5/10
pour la version vue en anglais
(2008-04-23 : il y a 2 ans)
_______________

Vu très jeune, trop jeune, je n'avais pas du tout été enthousiasmé par cette histoire de vieux. Une femme bâtie sur la beauté et la jeunesse, sur son image de star n'accepte pas de vieillir et grâce à son zélé serviteur et adorateur continue de construire une vie isolée du réel, pour ne pas faire face à sa déchéance. Elle trouve dans la névrose d'un jeune écrivain en mal de thune, surtout en mal d'estime de soi si je puis dire, une épaule à la sienne. Deux malades de leurs vies qui s'accouplent pour le meilleur et surtout le pire, forcément, puisque le mensonge est leur ciment, le cynisme et la lacheté leurs fondations.

Un bien joli film, les décors majestueux mais perdus, fournis mais vides, grands mais délabrés, à l'image du temps passé et perdu à jamais, sont merveilleusement filmés par Seitz encore et toujours.
Ce film sous ses airs de tragédie intime dépasse son cadre pour flirter avec le noir, et même lui rouler par moments de sacrées grosses pelles pleines de baves et de langues.
La voix-off, la nuit, les feuilles mortes, la piscine vide, les usuriers qui pistent, la fuite, toujours cette échappe laide, ces flash-backs pour finir et commencer, en boucle, comme une ronde funèbre, un sabbat qui quémande un sacrifice pour que la belle, la reine du temps perdu soit encore une fois, une dernière fois sous les feux des projecteurs.

Gloria Swanson en frappadingue hollywoodienne délivre un portrait acide, fragile et violent à la fois. Holden brebis consentante achève de s'auto-mutiler face à un avenir qui s'annonçait pourtant rieur. Enfin. Mais non, l'animal a signé son arrêt de mort, la corde au cou. Il ne s'aime pas suffisament le bougre pour couper le cordon qui le relie à son bourreau.
Quoiqu'il en soit, ces deux-là forment un fameux couple. Noir.

De tout cela je comprends que la plupart des cinéphiles tombent en pamoison et pourtant. Je ne sais si c'est mon a priori négatif qui a la dent dure et qui me colle à l'oeil. Mais je n'arrive pas à ressentir le même enthousiasme. J'ai beaucoup aimé le film mais pas au point de le hisser aux sommets de ma filmographie wilderienne. Je ne sais pourquoi. Une antipathie à l'égard de ces personnages prisonniers sans révolte. Pour être plus précis et juste... où la révolte mène à leur fin. Enchaînés à leur destin.

LucyInTheSky : 10/10
pour la version originale vue en anglais
(2007-04-06 : il y a 3 ans)
_______________

Le génial Billy Wilder, grand cinéaste de comédies, signe ici un drame corrosif d'une audace stylistique et narrative exceptionnelle. Sunset Boulevard reste à jamais LE film définitif, le plus noir et le plus réaliste, sur la tragédie hollywoodienne, sur la cruauté d'un milieu qui donne et reprend la célébrité à sa guise et peut rendre véritablement fou. L'anthologique séquence d'ouverture (qui nous plonge déjà dans ce constat tragique : il n'y a pas d'issue possible) déclenche un long flash-back qui durera tout le film et racontera la rencontre entre Norma Desmond, star déchue du cinéma muet des années 20, et Joe Gillis, scénariste fauché. Le manoir "hanté" de Norma regorge de fantôme d'un passé qu'elle n'a su quitté : celui de sa célébrité. Sunset Boulevard possède une rare caractéristique : la majorité des acteurs jouent plus ou moins leurs propre rôles. Ainsi, Gloria Swanson est-elle comme son personnage une ancienne star du muet qui n'avait plus joué depuis. D'où son jeu outrancier et presque effrayant qui traduit à merveille la folie et l'excentricité du personnage de Norma. Erich Von Stroheim (Max) est lui aussi un vieux de la vieille et il est également merveilleux, de sobriété, de retenue, d'ambiguïté. Buster Keaton ou encore Cecil B. De Mille apparaissent dans leur propre rôle, tout ceci accentuant l'impression que l'ombre du cinéma muet plane sur l'ensemble du film et lui donnant un ton quasi-documentaire. A l'inverse, William Holden symbolise la fraîcheur et l'enthousiasme de la jeunesse, même si son personnage est plus ou moins corrompu par le milieu à mesure que l'intrigue avance. Les dialogues sont tout bonnement exceptionnels. De poésie, d'ironie, de cynisme mais d'humanité aussi : « Je suis une grande ! Ce sont les films qui sont devenus petits ! », s'exclame Norma. Et puis, en vrac : photographie parfaite, caractère indémodable, grande maîtrise perceptible à chaque plan, décors angoissants, symboles puissants, personnages passionnants... Réflexion sur le cinéma, la puissance de l'imaginaire, la folie, les rapports entre réalité est fiction, Sunset Boulevard est un chef-d'oeuvre du film noir qui impressionne de bout en bout par sa maîtrise, sa précision, son intelligence et son éternité.

Piken : 8.5/10
pour la version vue en anglais
(2006-10-28 : il y a 3 ans)

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philmus : 10/10
pour la version originale vue en français
(2006-10-27 : il y a 3 ans)
_______________

chef-d'oeuvre de Wilder tant par l'originalité du scenario que l'interpretation hors-norme de Gloria Swanson .film qui se deguste comme un chocolat, que l'on a envie de revoir souventet qui degage ce charme indefinissable des vieilles rengaines d'antan.a voir absolument en langue originale
_______________

Histoire / Déroulement
    
Textes / Dialogues
    
Personnages / Intervenants
    
Interprétation / Acteurs
    
Photographie / Dessins
    
Caméra / Animation
    
Musique / Chansons
    
Bruitage / Ambiance sonore
    
Montage / Rythme
    
Trucages / Effets visuels
    
Costumes / Style
    
Décors / Environnement
    

xarkaos : 9/10
pour la version vue en anglais
(2006-10-27 : il y a 3 ans)

Tetsuya : 7.5/10
pour la version restaurée vue en anglais
(2006-10-04 : il y a 3 ans)
_______________

Histoire / Déroulement
    
Textes / Dialogues
    
Personnages / Intervenants
    
Interprétation / Acteurs
    
Photographie / Dessins
    
Caméra / Animation
    
Musique / Chansons
    
Bruitage / Ambiance sonore
    
Montage / Rythme
    
Trucages / Effets visuels
    
Costumes / Style
    
Décors / Environnement
    

variation : 9/10
pour la version vue en anglais
(2006-07-03 : il y a 4 ans)
_______________

Critique cinglante de l'univers cinématographique hollywoodien. Gloria Swanson y est parfaite.

Tifany : 7.5/10
pour la version vue en français
(2006-06-27 : il y a 4 ans)

Oengus : 7.5/10
pour la version originale vue en anglais
(2006-03-27 : il y a 4 ans)

Zi : 9/10
pour la version vue en anglais
(2006-01-10 : il y a 4 ans)

Korleone : 9/10
pour la version vue en anglais
(2005-07-05 : il y a 5 ans)

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