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You Only Live Once

Alias: J'ai le droit de vivre

Synopsis:

À venir...

Films similaires:

Deadly Is the Female (Joseph H. Lewis, 1950)
They Live by Night (Nicholas Ray, 1948)
Excellent2 cotes (50,0%)
Très bon1 cotes (25,0%)
Bon1 cotes (25,0%)
Acceptable0 cotes (0,0%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

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9
23 jui
2009

Par JM2L il y a 2 ans et 6 mois
vu en anglais, version originale
Scénario merveilleusement dense et qui nous entraîne au passage et avec bonheur dans divers registres : ballade tragico-romantique (qui en inspirera bien d'autres) pour les espaces lorsqu'ils s'ouvrent, film noir ou à suspense lorsqu'ils se referment, film sur la nature même du cinéma (utilisation remarquable des pouvoirs de manipulation du cinéma pour la scène du hold-up) et film à thèse même si ce n'est pas l'aspect le plus réjouissant du film. Lang ne force pas trop le trait de la thèse bien que sa prise de position soit claire, en condensé celle d'une certaine vision "pessimiste" soutenue par la force du préjugé.

La densité du scénario se mesure aux nombres de points de tension accumulés et aux changements de cap de l'histoire (Godard s'en est-il souvenu pour Pierrot?). La mise en scène bien qu'inspirée semble cependant parfois être à l'arrêt en comparaison des événements présentés et des sentiments générés comme si Lang retenait constamment le train en marche (Les éclairages très appliqués y sont sans doute pour quelque chose et Lang semble parfois être plus à l'aise à manier les idées que les sentiments, on attend parfois le lyrisme d'un Nicholas Ray mais cette attente est-elle bien légitime?..).

La beauté de Sylvia Sydney est à couper le souffle, la fidélité de son personnage à la hauteur de cette beauté.

Malgré tous ces petits défauts (à noter également quelques problèmes de vraisemblance qui pourraient en chatouiller plus d'un mais qui me plaisent assez - ils apportent plus qu'ils n'enlèvent), c'est donc le souffle de l'histoire qui l'emporte, cette générosité et cette implication dans un sujet qui tient à cœur au réalisateur : un individu, ou deux liés par l'amour, face à la machine lancée d'une justice aveuglée par le sentiment de son droit et nourrie de ses préjugés.

10
4 jui
2009

Par NicoMyers il y a 2 ans et 7 mois
vu en anglais
Magnifique film de Fritz Lang, son deuxième réalisé aux Etats-Unis. Le réalisateur livre son ultime version de sa vision de la société, "hobbesienne", selon laquelle l'homme est un loup pour l'homme. On retrouve dans ces gérants d'hôtels, puis dans ce garagiste, la même agressivité que celle des citoyens qui s'accusent entre eux dans M le Maudit ou celle, frénétique, des villageois dans Furie, prêts à lyncher un innocent. Dans J'ai le droit de vivre, nous voyons l'étau de la société se reserrer autour d'Eddie qui, une fois entré dans un cercle vicieux, ne peux en réchapper. On pourrait croire que cet homme est né "en frappant à la porte de la chaise électrique" ; Lang répond par une accusation féroce de la méchanceté humaine, de la bassesse des hommes prêts à frapper un homme à terre, à l'éxecuter froidement. Si Eddie est condamné à "finir mal", c'est bien à cause de ses concitoyens qui le poussent dans la tombe à coup de pioche. Dans un monde si cruel, comment, alors, croire en la bonté d'une grâce, et ne pas y voir là un piège de plus ? La vie, dans J'ai le droit de vivre, semble être un enfer de chaque instant, une course effrénée vers un espoir qu'on n'atteindra jamais. Cette vision cauchemardesque du monde est accentuée par le fait que les deux héros sont jeunes, naïfs, sans défenses ; Joan est une petite femme frêle, Eddie un garçon sans le sous, instinctif et pas très futé. Deux victimes faciles pour les chacals - on notera d'ailleurs l'allusion à Roméo et Juliette, de la bouche de Joan. Les références à cette pièce me semblent nombreuses et évidentes, or, cela ne semble n'avoir jamais été relevé. Comme dans la pièce, le héros sombre et mélancolique embarque la fille heureuse et solaire (Juliette, fille de juillet) dans son monde de ténèbres. Sauf que les amants ne sont pas les victimes de la haine de deux familles, mais bien de la haine ancrée en chaque être humain, prêt à condamner son prochain sans procès. D'ailleurs, comme dans la pièce de Shakespeare, Lang présente un amour pur, éternel, fort et simple, avec un certain lyrisme (moindre comparé à la pièce de théâtre néanmoins). On se rappellera par exemple de la scène des "grenouilles". Le contraste entre ces promesses d'un amour radieux, éternel, et la fin sans espoir fait de J'ai le droit de vivre une véritable tragédie et laisse le spectateur amer, révolté, et en même temps terrifié. Pour mettre en scène sa tragédie, Lang emploie deux jeunes acteurs déjà géniaux, Fonda et Sylvia Sidney. Le réalisateur offre une mise en scène parfaite, comme à son habitude, ici avec une bonne touche d'onirisme, comme dans la magnifique scène d'évasion dans le brouillard, ou évidemment le dénouement si étrange et effroyable. Autre point commun avec Roméo et Juliette, l'onirisme... Bref, au delà de cette association douteuse peut-être, ce film m'a touché ; on en sort retourné, secoué par cette machine infernale, par l'engrenage terrifiant dans lequel Lang nous a emprisonné.

7.5
1 nov
2007

Par Alligator il y a 4 ans et 3 mois
vu en anglais
Formellement encore un admirable objet made in Fritz Lang. Dans le brouillard inquiétant ou bien dans les éclairages du regard souvent halluciné d'Henry Fonda, le maître allemand démontre son savoir-faire indéniable. Plaisir des yeux certain.

Cependant ce plaisir est quelque peu malmené par l'histoire, noir "of course" mais disons un peu trop évidente. Rien n'échappe à un destin tout tracé, on le sait bien, il s'agit d'un film noir, d'accord mais pourtant un brin de surprise dans le récit, et surtout un peu plus de consistance chez le personnage joué par Fonda m'auraient réconforté. J'ai trouvé son personnage plutôt caricatural et borné, imbécile ai-je envie de dire.

****spoiler!
Quelques coups de plus portés à la vraisemblance quand la mère abandonne son enfant pour un destin bien périlleux. Bref, une histoire qui ne m'a pas chatouillé plus que ça.
****

Cet usager remarque des similitudes avec:
Deadly Is the Female (Joseph H. Lewis, 1950) They Live by Night (Nicholas Ray, 1948)

8.5
11 sep
2005

Par Alexclo il y a 6 ans
vu en anglais
Il saurait inutile de mentionner le génie de Fritz Lang. Je tiens cependant à le préciser malgré tout. "You only live once" raconte l'histoire d'un homme voué au crime qui y entraîne sa bien-aimée... On y trouve donc le couple maudit américain par excellence, dans la même lignée des "Bonnie and Clyde", "Badlands" et "Natural born killers".

Récemment ancré à Hollywood, Lang n'a cependant rien perdu de son art développé en Allemagne. Les images sont sublimes, l'atmosphère crée est remarquable. Les images en noir et blanc sont d'une beauté sans nom...

Évidemment, le cinéma des années 30 n'est pas parfait au point de vue technique, les raccords ne sont pas toujours bien enchaînés et l'utilisation du son est encore à parfaire...mais Lang utilise les trucs du cinéma muet pour donner un rythme et une intensité à son oeuvre. Chaque image parle d'elle-même. Ce film aurait pu être muet qu'il aurait été tout aussi compréhensible....

Bref, "You only live once" est l'une des oeuvres hollywoodiennes les plus significatives dans la filmographie de Fritz Lang. Et en plus, il y a Henry Fonda, l'un des acteurs les plus importants de l'Histoire du cinéma américain....À voir absolument!

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