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Fa yeung nin wa

alias : In the Mood for Love
alias : Silences du désir, Les
 

Détails IMDB

Tous 8.38/10 (21)

Année : 2000

Ce film est classé dans 2.8% des Top 10
6/216

Suggestions automatisées

Réalisateur : Kar Wai Wong
Genres : Drame
Romantique
Acteurs : Maggie Cheung
Tony Leung Chiu Wai

Synopsis :
En 1962, à Hong-Kong, le journaliste Chow Mo-Wan emménage avec son épouse dans l’immeuble de Madame Suen. Peu de temps avant, la secrétaire Chan Suen s’installait dans un appartement voisin avec son mari. Chow et Chan se croisent fréquemment et ont l’occasion de sympathiser, leurs conjoints étant souvent en voyage pour des raisons professionnelles ou familiales. Toutefois, à la suite de coïncidences troublantes, ils acquièrent la certitude que leurs époux respectifs entretiennent une liaison. Cette double trahison les rapproche, si bien que leur amitié se transforme en amour. Mais leurs scrupules les empêchent de céder à cette passion.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)


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Critiques des usagers

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Critique(s) 1 à 15 sur 21 trouvée(s)
6 suivante(s)

JM2L : 4/10
pour la version originale vue en (autre)
(2009-02-16 : il y a 1 ans)
_______________

(De mémoire) Revu il y a peu et ce film est resté entre temps engoncé dans son esthétisme de reconstruction. Cela ne m'intéresse pas beaucoup à part peut-être ce désir de refaire et de raconter une histoire dans l'Histoire... mais de manière si affectée... PS: Faut-il s'étonner que notre époque ait encensé ce film où tout est procuration ou presque...

Grorigo : 7.5/10
pour la version originale vue en mandarin
(2009-01-07 : il y a 1 ans)

Cinéma : 10/10
pour la version originale vue en français
(2008-06-06 : il y a 2 ans)
_______________

Toute l'oeuvre de Wong Kar-Wai semble explorer une seule thématique: les relations que peuvent entretenir deux êtres. In the mood for love, lauréat à Cannes du prix de l'interprétation masculine, relate l'histoire de Monsieur Chow et Madame Chen qui découvrent que leurs conjoints respectifs les trompent. Ils esquissent alors peu à peu une liaison amoureuse platonique et brève, marquée par leurs hésitations respectives et leur timidité.
Pourtant, même si la relation de Monsieur Chow et Madame Chen ne paraît pas palpitante au premier égard- puisque dépourvue d'un aspect tumultueux, de rapports sexuels, de disputes ou d'éclats, bref tout ce qui rend habituellement au cinéma les histoires d'amour consistantes - Wong Kar-Wai arrive à la rendre absolument inoubliable, très marquante et incontournable.

Premièrement, la vision de In the mood for love prodigue un bonheur rare. C'est déjà un bonheur visuel d'une inestimable richesse; plans lumineux et caressants, décors, lumières et costumes qui plongent le spectateur dans un univers irréel, peuplé de rêves et de fantasmes, dans une ambiance particulière, l'"ambiance de l'amour" proprement dite, "the mood for love", comme dit le titre. Images à jamais inscrites dans l'Histoire du cinéma que celle où M. Chow est assis à son bureau, un nuage de fumée se développant au-dessus de sa tête, celle où M. Chow et Mme Chen sont l'un devant l'autre dans une ruelle de la ville sans trop savoir quoi se dire et surtout la scène où les deux protagonistes se retrouvent un soir de pluie, dans une rue à peine éclairée. Cette magnifique scène, dans laquelle Mme Chen achète des nouilles et qu'on retrouve plusieurs fois tout au long du film, est exaltée, rallongée, rythmée par un délicieux ralenti - comme s'il s'agissait d'étirer cet instant à l'infini. Avec cette scène qui évoque à la fois la danse (pareille à une chorégraphie), la musique, la peinture et la photographie on peut avoir une idée du grand bonheur visuel que représente le film.
Un bonheur musical également; songeons à la valse entêtante qui rythme la scène évoquée. Une musique qui reste dans l'oreille, qui va tellement bien avec les images qu'elle a l'air de sortir d'elles, d'être une partie de ces images, de former avec ces images une unité bien déterminée. Et là, le film rappelle le rôle de la musique au cinéma; celui d'engendrer une certaine magie, puisqu'on ne voit pas sur les images les musiciens qui la produisent. C'est comme si elle venait de nulle part, la musique au cinéma. Il s'agit par conséquent d'une très bonne utilisation du thème musical, qui est à souligner. Cette magie musicale va aussi de pair avec l'irréalité de l'univers mis en place, avec des costumes bariolés et des décors colorés.

Mais In the mood for love séduit aussi par son scénario, ou plus particulièrement par la relation entretenue par Mme Chen et M. Chow. Finement, en entomologiste doué, Wong Kar-Wai peint par petites touches les liens progressifs que tissent les deux protagonistes, se rapprochant l'un de l'autre, juste avant l'éveil du désir. Le cinéaste semble vouloir capter tout ce qui lie au fur et à mesure les deux héros, même si cela paraît peut-être d'importance mineure, insistant de fait sur les livres prêtés de l'un à l'autre, sur les minuscules services rendus de l'un à l'autre, etc. Un très bon exemple est aussi la scène dans le restaurant, qui dénote un sens très prononcé du détail: M. Chow met de la moutarde sur l'assiette de Mme Chen, pour qu'elle la mange avec sa viande; Wong Kar-Wai semble vouloir rendre cet instant éternel à l'aide de plans très rapprochés sur le plat de la protagoniste féminine, au même titre que la scène avec le ralenti. M. Chow donne de la moutarde à Mme Chen, anecdote peut-être insignifiante, mais rendue ici inoubliable, grandiose, magique.
Le cinéaste fait par ailleurs preuve d'une délicatesse, qui s'impose comme une des qualités majeures de l'oeuvre. Cette délicatesse, souvent mêlée à de l'originalité, réside par exemple dans le fait qu'on ne voit jamais les conjoints respectifs des deux protagonistes de face, ainsi l'action est resserrée sur les deux personnages centraux. Elle est d'autant plus centrée, que dans le film il n'est question ni d'argent, ni de politique, le travail n'est que vaguement abordé, ce qui l'apparente à une analyse consacrée entièrement à l'Amour (ce qu'on retrouve dans My Blueberry Nights du même réalisateur).




C'est cela la grande magie d'In the mood for love: celui de rendre importante une anecdote risible, celui de sublimer un détail, celui de diviniser une esquisse d'histoire amoureuse. La magie du cinéma proprement dite, qui fait du film un chef-d'oeuvre.

Carcharoth : 9.5/10
pour la version originale vue en mandarin
(2008-02-02 : il y a 2 ans)
_______________

In the Mood for love est une histoire toute simple, mais qui, filmée par le Talentueux Wong Kar Wai, prend une tournure magnifique, poétique et très sentimentale.

Tourné en 2000, il a été récompensé du prix d'interprétation masculine (Tony Leung) à Cannes en 2000 et du césar du meilleur film étranger en 2001. Les quasi deux seuls acteurs sont: Tony Leung et Maggy Cheung.

Mr et Mme Chow emménagent dans l'hôtel de Mme Koo, le même jour, un autre couple fait la même chose: Mr et Mme Lizhen. Le hasard fait que seuls Mr Chow et Mme Lizhen sont la pour superviser. Le mari de cette dernière est souvent absent, car il travaille pour un compagnie étrangère et voyage souvent, de même que la femme de Mr Chow, qui est réceptionniste dans un hôtel. Ainsi, ils se retrouvent tous les deux seuls dans leurs chambres respectives durant de longs laps de temps. Ils en viennent donc à se rencontrer, à se rapprocher et surtout à parler de leurs époux... Le moment ou ils découvrent que ces derniers ont une liaison ensemble n'est pas explicite dans le film, mais le fait est qu'ils s'en aperçoivent, et se mettent alors à répéter ce qu'il vont dire à leur femme/mari, afin d'y être préparé, et de ne leur laisser aucune chance. Mais petit à petit, leurs relations se font plus intimes, et Mr Chow a de plus en plus l'impression de jouer le rôle de sa vie, et de ressentir des sentiments à l'égard de sa "partenaire". De plus, elle l'aide à écrire un roman pour son journal, un roman de chevalerie...

Mais les voisins commencent à colporter des rumeurs, et leur relation semblent voué à l'échec, d'autant que Mme Lizhen est relativement "froide" à son égard, partagé entre son devoir de femme, et ses sentiments...

On retrouve quelques temps plus tard Chow, qui est maintenant à Singapour pour couvrir la venue du Général de Gaulle. Il se souvient alors d'une légende, qui raconte l'histoire d'un homme qui ne savait plus que faire de ses secrets...

Bien... Comme on l'a dit, ce film, si on ne fait qu'en lire le résumé, semble assez simple. Mais qui a dit qu'il fallait qu'une histoire soit compliquée pour être bien ? Donc, oui simple. Mais la mise en scène de Kar-Wai, le fait qu'on voit les deux acteurs dans des scènes sans liens apparents complexifie un peu tout ça, le rend en tous cas plus poétique, plus.... asiatique ?

L'histoire d'amour qui se crée petit à petit entre ces deux êtres, l'impossibilité de cette relation, leur collaboration sur le roman, leur lien involontaire (trompés tous les deux) rendent cette histoire insolite. Le fait aussi qu'elle se construise comme en miroir de l'idylle de leur conjoints, que d'ailleurs on ne voit jamais.

Le film est très doux, doux-amer sur la fin, avec une musique un peu lancinante (comme apparemment Wong Kar Wai les aime), il n'y a jamais de scènes violentes, jamais de cris...

Certains ont donc trouvés le film long et ennuyeux... Que leur dire ? De revoir le film, en essayant de changer de regard, de rentrer dans les cerveaux des deux protagonistes, de voir l'action la ou il ne semble pas y en avoir, et enfin de se laisser porter par la virtuosité du "mélomane Wong Kar Wai".
_______________

Histoire / Déroulement
    
Textes / Dialogues
    
Personnages / Intervenants
    
Interprétation / Acteurs
    
Photographie / Dessins
    
Caméra / Animation
    
Musique / Chansons
    
Bruitage / Ambiance sonore
    
Montage / Rythme
    
Trucages / Effets visuels
    
Costumes / Style
    
Décors / Environnement
    

Alligator : 7.5/10
pour la version vue en cantonnais
(2008-01-28 : il y a 2 ans)
_______________

Comme il a été dit jusqu'ici, la réalisation est plus que soignée, elle est d'une grâce et d'une beauté merveilleuse, la dynamique du film repose essentiellement sur une lenteur des plus appréciables, sans jamais emmerder le spectateur, une sorte d'alanguissement qui permet de se fondre dans les atermoiements des personnages, de bien entendre leur lente acceptation de leurs sentiments puis leur refus.

Encore des personnages emprisonnés, dans leur robes ou costumes étroits, dans les cadres de portes, ces verticales restreintes, ce monde étriqué, où la morale et le regard d'autrui pèsent d'un poids pathogène.

Malgré tout cela je ne peux me résoudre à mettre un 8. Sans doute en raison d'une certaine barrière qui subsiste avec les personnages. Un émoi que j'attendais et qui n'est pas venu. Une compassion peut-être. Une sympathie sûrement qui me manque.

Patricia : 9/10
pour la version vue en français
(2007-12-26 : il y a 2 ans)

Belial : 7.5/10
pour la version originale vue en cantonnais
(2007-07-13 : il y a 3 ans)

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variation : 8.5/10
pour la version vue en cantonnais
(2007-07-05 : il y a 3 ans)
_______________

Les larmes ont coulé tant les sensations que j'ai ressenti en visionnant ce film étaient intenses.
La musique une fois entrée dans mon corps, ne m'a plus laché. On ressent les images, les brefs mais envoutants plans-séquences. Maggie Cheung et Tony Leung tout en grâce comme la mise en scène. Une perle signée Wong Kar Wai.

xarkaos : 8/10
pour la version vue en mandarin
(2006-10-27 : il y a 3 ans)

Maçime : 10/10
pour la version originale vue en (autre)
(2006-09-18 : il y a 4 ans)
_______________

Avec In the Mood for Love, son septième long métrage, le cinéaste chinois Wong Kar-wai aborde le thème de l’adultère d’une manière rarement vue dans l’histoire du cinéma. Un homme aime une femme… rien de nouveau dans cette histoire d’amour. Mais c’est justement la simplicité, le dépouillement de cette intrigue où il ne se passe rien d’autre que l’écoulement du temps qui vient faire le génie de cette œuvre. Avec In the Mood for Love, Kar-wai a voulu filmer une atmosphère, a voulu montrer par ses choix de mises en scènes radicaux et parfois inouïs, les mouvements subtils du désir. Le grand défi du cinéma est de vouloir montrer l’immatériel, l’invisible, et pour le réalisateur chinois la seule façon de donner corps à l'imperceptible est de montrer ses effets sur le visible. À l’intérieur du film, chaque gestes et lieux sont influencés par l’ambiance qui est le véritable sujet du long-métrage. Les films du cinéaste ne se racontent pas, parce qu’ils ne décrivent, et ne recréent, rien d’autres que l’écoulement du temps, le passage. Chaque scène est un moment, et tout l’art de Wong Kar-wai vise à ce que ce moment donne une image de l’éternité. En visionnant, ou plutôt en vivant In the Mood for Love, l’on ne peut s’empêcher de réfléchir sur l’amour, sur cette union essentielle entre deux êtres qui ne peut durer éternellement, mais qui restera à jamais inoubliable. Un chef d'oeuvre contemporain qui ne mourra jamais! À voir et revoir et revoir!!!

Shaa : 8/10
pour la version vue en français
(2006-07-14 : il y a 4 ans)

Raging Bull : 9/10
pour la version originale vue en cantonnais
(2006-06-10 : il y a 4 ans)

TypeO : 8/10
pour la version adaptée pour la télévision vue en français
(2005-11-28 : il y a 4 ans)
_______________

Passionné de musique je suis, c'est ce qui m'a attiré le plus! Excellente trame musicale, ça me touche à chaque fois!

Assez envoûtant pour l'ensemble du film, j'ai beaucoup aimé.

Zi : 8.5/10
pour la version vue en mandarin
(2005-11-04 : il y a 4 ans)
_______________

Tout a été dit sur le film: richesse des costumes, musique remarquable, plans de caméra tout simplement jouissants, la qualité de l'interprétation, l'ambiance sensuelle, la spectaculaire scène de l'escalier... et j'en passe

Ma cote aurait peut-être été plus haute si ce n'était du sommeil que je combattais !!

mab_888 : 10/10
pour la version vue en mandarin
(2005-09-09 : il y a 5 ans)
_______________

Quel film! On peut dire premièrement que tout dans le film est dans le bon "mood". L'éclairaige toujours tamisé, les rencontres toujours nocturnes, la musiques, tout!

Les prises de vue unique sont d'une beauté! Le jeu des miroirs, les décadrages, les plans fixes alors que les voix sont hors-champ.

Le jeu de Tony Leung et de Maggie Cheung est impeccable. On sent l'attraction qu'ils ont en vers l'autre et on sent leurs répulsions à l'idée d'une infidélité.

Que dire des robes toutes aussi colorées de Maggie. Elle en a au moins 15 différentes.

Les ralentis accompagnés de musique lorsqu'ils vont se chercher des nouilles sont sublimes.

Le rythme lent nous transporte, dans cet univers asiatique des années 60 avec une réalité frappante de la précarité des conditions de vie, mais avec la fierté des gens et de leur volonté à trouver le respect et la notabilité, au détriment du bonheur.

POur définir en un mot Won Kar wai on ne peut pas passer à côté de sa façon d'approcher les texture visuelles. Elles sont presque palpables.

Critique(s) 1 à 15 sur 21 trouvée(s)
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