| Réalisateur: | Fritz Lang |
|---|---|
| Année: | 1936 |
| Acteurs: |
Bruce Cabot |
| Genres: |
Film-Noir |
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)
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Par variation il y a 1 ans et 10 mois
vu en anglais
Il y a évidemment tout le questionnement sur la justice mais il y a aussi la manière dont tout ce questionnement est mené par Fritz Lang. On est constamment sous haute tension, taraudé par le bien et mal mais tout de suite rattrapé par la main de Lang.
Par NicoMyers il y a 2 ans et 7 mois
vu en anglais
Pour son premier film aux Etats-Unis, Fritz Lang s'attaque avec audace aux disfonctionnement de ce pays. On peut dire que Furie est un film en deux partie, c'est assez visible. Dans la première, nous voyons donc ces disfonctionnements de l'Etat, incapable d'arrêter la folie de ses citoyens. Je ne sais pas si Lang était adepte des théories de Hobbes, mais ça y ressemble. Pour Hobbes, c'est bien connu, l'homme à l'état de nature est un "loup pour l'homme". C'est-à-dire qu'il cherche à imposer sa volonté, à asservir les autres. La vie en communauté, à l'état de nature, est donc une guerre permanente et sanglante. Mais, les hommes ont passé un contrat, l'Etat, censé contrôler toutes ces pulsions agressives et mettre tous les hommes à égalités, c'est-à-dire en dessous de la loi. Ce que Lang montre dans Furie, du moins dans la première partie, c'est que l'Etat est bien incapable de contrôler la frénésie des citoyens (scène oppressante et folle du lynchage). Lang se base sur une réalité, puisqu'à l'époque avaient lieu aux Etats-unis un lynchage tous les trois jours ! La deuxième partie, en continuité avec la première, nous présente une réflexion sur la rigueur de la justice. Faut-il condamner un crime s'il est regretté, commis dans un moment de plus pure irrationnalité ? Surtout, si ces habitants ont lynchés le héros innocent, n'était-ce pas parce que le pouvoir, ici la démocratie américaine, ne fait pas son devoir de garde-fou ? C'est donc à une brillante réflexion que nous invite Lang dans Furie ; une réflexion profonde et audacieuse, sans réponse manichéenne (car si le héros décide de revenir, prouvant ainsi sa "non-mort" et innocentant alors les villageois, c'est aussi pour pouvoir retrouver sa petite amie), autour de thèmes maintes fois abordés dans la première moitié de sa carrière, de M le Maudit jusqu'à J'ai le droit de vivre. Encore une fois, la mise en scène est peaufinée jusque dans les moindres détails, résolumment moderne, vive et percutante. Toute la première partie, avec la séquence du lynchage, est particulièrement réussie. Soulignons au passage, pour ne rien oublier, le jeu touchant de la belle Sylvia Sidney.
Par Alexclo il y a 3 ans et 2 mois
vu en anglais
«Fury» est un drame percutant ayant pour thème le lynchage, une pratique courante aux États-Unis, durant les 19ième et 20ième siècles. Si l'Allemand Fritz Lang a quitté son pays natal, devenu nazi, pour se réfugier dans les bonnes terres US, ce dernier n'hésite pas à condamner, d'un autre côté, les Américains et leur pratique justicière barbare; pratique qui sévissait aussi dans son pays d'origine, si l'on se fie à «M le maudit». Cela dit, c'était assez audacieux comme thème pour un premier film américain!
Dans une plus large mesure, le thème de Lang ici est encore une fois la vengeance, une thématique récurrente de son oeuvre. En effet, le personnage principal (Tracy), après avoir survécu au procès sauvage qu'une petite communauté lui a infligé pour un kidnapping d'enfant dont on le tient à tort responsable, celui-ci se fait passer pour mort avec l'intention vengeresse de faire pendre tous les membres du «mob» ayant participé à son lynchage.
Brillamment réalisé, entre autres grâce à la superbe utilisation de conventions visuelles du cinéma muet, Lang, avec son «Fury», procède à un sincère examen de la justice où le sang, à défaut de couler sur la pellicule, bouille dans chaque plan et dans chaque mimique de Tracy.
Le film se termine toutefois sur une note d'espoir (imposée par Hollywood? Souhaitée par Lang?), alors que l'esprit vengeur du protagoniste se retrouve devant un cas de conscience; celui de voir son plan machiavélique se réaliser mais sa vie détruite en contrepartie ou la rédemption publique et le retour de la femme qu'il aime en récompense.
À cet effet, le personnage féminin, incarnée par la sublime Sylvia Sydney, est fort intéressant. Il y a quelque chose d'archétypal dans son comportement, quelque chose de profondément américain. Ce genre de femme revient, me semble t-il, sans arrêt dans le cinéma version us...m'enfin!
À voir
Par Alligator il y a 3 ans et 8 mois
vu en anglais
Premier film américain de Lang si je ne m'empapaoute. Le genre Film noir associé par ImdB me semble un poil abusif, les personnages ne sont que très peu ballotés par le sort, ils prennent ou reprennent leur destinée en main. Celui de Spencer Tracy n'est pas loin de basculer du côté obscur de la force certes, mais l'amour, en plus d'être enfant de bohême et de ne pas avoir connu de loi, lui est d'un secours que le genre Noir n'admet que trop rarement et ne devrait admettre jamais. Bon, ce n'est là qu'un humble avis personnel, je ne grave rien dans la pierre.
Toujours est-il qu'on est saisi par la maitrise incroyable avec laquelle Lang nous prend au col pour nous amener là il veut. Il nous tient en haleine avec un suspense, une tension palpable, nous asphyxiant d'un récit escalade et par un montage savant ménageant un diable de rythme qui nous cloue l'oeil tout le long.
Spencer Tracy au regard blanc de peur, puis virant au noir de haine est gigantesque et offre là une performance qui rend baba d'admiration.
Malgré cela, je retiens tout d'abord la maitrise exemplaire de la narration du cinéaste.
Un petit bémol : les approximations, les incohérences scénaristiques sur certains personnages qui changent de comportement comme de chemise, notamment le shérif qui passe d'un extrême à l'autre sans réelle justification.
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