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Godfather, The

Alias: Parrain, Le

Synopsis:

Malgré sa décision de ne pas se mêler aux affaires de la famille, le fils d'un chef de la mafia américaine finit pourtant par succéder à son père.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

Films similaires:

Godfather: Part II, The (Francis Ford Coppola, 1974)
selon
JF

Godfather: Part III, The (Francis Ford Coppola, 1990)
selon
JF

Goodfellas (Martin Scorsese, 1990)
Grand pardon, Le (Alexandre Arcady, 1982)
Jane Austen's Mafia! (Jim Abrahams, 1998)
selon
JF

Scarface (Brian De Palma, 1983)
selon
inhtinh

Excellent43 cotes (79,6%)
Très bon7 cotes (13,0%)
Bon3 cotes (5,6%)
Acceptable1 cotes (1,9%)
Moyen0 cotes (0,0%)
Pas bon0 cotes (0,0%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 12 sur 54 trouvée(s)

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9.5
9 jan
2012

Par mab_888 il y a 30 jours
vu en anglais

9.5
29 déc
2011

Par Vince il y a 1 mois et 10 jours
vu en anglais, version originale

9
12 jui
2011

Par Ripailloux il y a 6 mois et 4 semaines
vu en anglais

9
31 déc
2010

Par Alligator il y a 1 ans et 1 mois
vu en anglais, version restaurée
Le parrain en blu-ray "Paramount", mes aïeux, ça vaut son pesant de cacahuètes! Souvent l'enthousiasme chez moi se manifeste par des envolées grasses et vulgaires. J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop mais malheureusement cette revoyure ne déroge pas à la règle. Donc, on mouille souvent l'abri-bite pendant ce film, tant il regorge de superbes séquences. La photographie cuivrée de Gordon Willis et les magnifiques cadrages respectent à merveille un récit grandiose.

L'histoire de cette famille est d'abord l'illustration parfois tragique du legs, de ces liens familiaux invisibles que les êtres inconsciemment se nouent autour du cou et de la destinée, cette espèce de reproduction obligatoire. Pourquoi certains en ré-échappent et d'autres non? Refusant dans un premier temps de devenir son père, Mike (Al Pacino) est attiré malgré lui vers la fonction patriarcale et le pouvoir de chef du clan. Coppola adapte avec maestria le roman de Puzo.

Les 3 heures que dure le film passent avec une aisance incroyable, dans un élan d'une grande fluidité. Pas le temps de s'ennuyer. Aucune scène, aucune seconde n'est là par hasard. Elles font sens, en petites pierres construisent un mur massif, solide, inattaquable. Assumant avec brio cette érection, la mise en scène est millimétrée, exprimant avec une facilité déconcertante une multitude de sentiments, d'émotions, de pensées. Sans le moindre discours parlé, les images suffisent amplement. C'est à ces scènes anthologiques qu'on reconnait au cinéma toute sa puissance.

La mort, la vengeance, l'héritage, la jalousie, la peur, l'appartenance au groupe, l'identité sont traités avec la véhémence des sentiments, la violence du monde des affaires, les questions d'honneur, les réseaux assermentés, les trahisons, les pertes, les conquêtes, tous ces thèmes se croisent, s'emmêlent, se déchirent tour à tour et dessinent une superbe fresque épique que les deux prochains volets à voir promettent de rendre encore plus grandiose.

De la foisonnante distribution, je retiens avant tout Al Pacino, qui avec une maitrise étonnante pour son jeune âge parvient à rendre compte de la très lente maturation de son personnage. En trois temps, trois espaces, il passe du petit jeunot de la famille, un peu en marge des affaires et de la violence, au successeur, le nouveau parrain, assumant tous les mensonges, toutes les hypocrisies de la tâche, arborant la parure du pieux catholique et respectable père de famille. Entre temps, il passera deux Rubicon, le sacrifice et l'exil, avec un retour aux sources, dans le petit village de Corléone en Sicile et une nouvelle rupture, le deuil, un second mariage ouvrant la voie au nouveau "parrain". Autant dire que passer d'un caractère assez effacé à quelqu'un d'aussi déterminé n'était pas une mince affaire. Pacino se révèle plus qu'épatant, il entre dans la complexité du personnage en faisant preuve à la fin d'un naturel confondant de vérité et également d'une tessiture extrêmement riche. Ce type-là est monumental. Respect.

Je préfère, et de loin, le Marlon Brando des années précédentes, plus naturel. Le blu-ray est impitoyable, tellement bien fait que le maquillage de l'acteur est par trop visible. Certes, il joue bien le saligaud, mais son grimage fragilise sa performance. C'est d'autant plus navrant qu'il a le talent de jouer plus simplement.

Dans les nombreux petits rôles que j'avais oubliés depuis la vingtaine d'années que je n'avais pas vu le film, il y a une Diane Keaton peu commune, dans un rôle qui l'éloigne considérablement des personnages enjoués et extravertis auxquels ses collaborations avec Allen nous ont habitué. C'est une agréable surprise de la voir ainsi étoffer sa gamme de talents. Plus grosse fut la surprise de découvrir Franco Citti, comédien pasolinien par excellence, dans un tout petit rôle de garde du corps en Sicile.

Ce serait commettre un crime que de ne pas évoquer la trame musicale de Nino Rota. Le compositeur de Fellini livre encore une fois une partition qui tient de la magie pure. Je ne cesserais d'être abasourdi par la capacité de ces génies à inventer. Celui-là crée une musique d'aspect simple et qui vous fouille néanmoins le ventre.

Au final, Francis Ford Coppola livre un spectacle si intense que le film va servir de modèle au film de mafia, aux grandes fresques familiales, aux films de gangsters en mode tribal.

PS. Lors de cette revoyure je n'ai pas pu m'empêcher de me demander (foutue pensée parasite!) comment Alexandre Arcady avait pu oser faire un film comme "Le grand pardon" en grande partie ersatz de ce "Parrain".

Cet usager remarque des similitudes avec:
Goodfellas (Martin Scorsese, 1990) Grand pardon, Le (Alexandre Arcady, 1982)

8.5
11 mar
2010

Par Marlon il y a 1 ans et 10 mois
vu en français

8
27 sep
2009

Par Deaima il y a 2 ans et 4 mois
vu en anglais

7.5
20 avr
2009

Par JM2L il y a 2 ans et 9 mois
vu en anglais, version originale
Pour qui est sensible au jeu des acteurs avant tout, à un cinéma soigné, bien écrit à l'avance, un cinéma fasciné par la fascination, cinéma du mythe et des sociétés secrètes (et qui parfois n'ont même plus besoin de l'être), Le Parrain sera assurément un grand film.
Après tout Coppola ne fait-il pas avec le film de Mafia (il est d'une famille de sicilien sans doute...) ce que les américains d'une autre génération ont fait avec le western - écrire son histoire - et ce, avec la même innocence, la même absence d'esprit critique? Mais il le fait en 70 avec un style dont l'apogée est derrière lui... (écrit-il une histoire ou un panégyrique?)

Il me manque quand même quelque chose de très important dans tous les films de Coppola que j'ai pu voir... c'est du style ou du génie - appelons ça comme cela pour l'instant - et un goût pour le réel et non pour le mythe ou la légende (faire de la légende sur de la légende n'est pas très intéressant à la longue et surtout peu précis). La direction d'acteurs est à cet égard caractéristique.

J'imaginais donc pendant le film que la Paramount qui a produit le film aurait pu se mettre en scène elle-même plutôt que Woltz et Coppola avec humour ou non nous donner à comprendre que l'argent de la Mafia aurait servi au film... cela m'aurait assez amusé...

Non, nous n'apprendrons pas grand chose sur la Mafia et ses codes que nous ne savions déjà.

Ceci dit, certaines scènes donnent une indéniable grandeur au rapport père/fils entre autres, et cela devient même passionnant lorsqu'il s'agit de "morale" de la mafia (si besoin est, nous avons la confirmation que les organisations criminelles sont bien plus morales que les États... de part cette susceptibilité et cette rigidité morales même).
Le scénario (écrit en collaboration avec l'auteur) sans avoir le génie d'une collaboration Nabokov/Kubrick par exemple et à défaut d'être retravaillé de fond en comble dans une optique cinématographique est bien et classiquement construit avec ses respirations et ses tensions (la scène du restaurant et ce qui la prépare est vraiment une réussite).
Dans l'optique de Coppola, il n'y aurait presque rien à dire si ce n'est une étrange saute temporelle, justifiée un peu facilement (Depuis combien de temps es-tu arrivé? demande Kay à Michael) : peut-on excuser cela par des scènes coupées au montage? peu probable.

Un sentiment persistant et même très gênant émerge à différents moments du film : les cadres de Coppola me sont décidément indifférents, quelque chose de pauvre dans sa position à des moments clé (avec tant d'argent dans la production!! mais j'entends bien sûr pauvre en tension, expression..) et de flou dans la mise en scène que je ne m'explique que par un excès de soin ou de garde-fous ou une méthode de tournage et, paradoxalement, le film semble tourné parfois à l'emporte-pièce (extérieurs de la scène initiale, hôpital,...)

Marlon Brando parfait pour donner le la du film, le ton "dé-mesuré" mais 'victime' (comme Coppola) quand même d'une scène misérable, la mort de Don Corleone, définitivement trop entâchée de pathos et de prévisible - scène d'ailleurs hors style (l'intentionnalité soudaine de la longue focale est une grosse erreur dramatique et faute de goût et l'intimité soudaine crée un 'courant d'air') par rapport au reste du film.

10
5 jan
2009

Par Grorigo il y a 3 ans et 1 mois
vu en anglais

9
7 nov
2008

Par LucyInTheSky il y a 3 ans et 3 mois
vu en anglais, version originale
Le fait d'avoir attendu si longtemps pour enfin le voir n'a heureusement pas porté tort à mon appréciation de cette fresque grandiose, qui est tout simplement géniale et fascinante de bout en bout.

Histoire / DéroulementExcellent
Textes / DialoguesExcellent
Personnages / IntervenantsExcellent
Interprétation / ActeursExcellent
Caméra / AnimationExcellent
Musique / ChansonsExcellent
9
19 oct
2008

Par Carcharoth il y a 3 ans et 3 mois
vu en anglais, version originale
Un chef d'oeuvre ! La trilogie du parrain comme chacun des films qui la compose sont de grands films, des classiques, portés par des acteurs majestueux, talentueux et de stature internationale. Le thème de la mafia est fascinant, le classique scénario des débuts, difficiles, puis de l'établissement dans le gratin des bandits, les luttes de pouvoir, etc, puis enfin la décadence, la chute, la tragédie. Plusieurs générations se succèdent, une grande famille nait de l'opinatreté d'un homme, un pauvre sicilien, établit aux Etats Unis. C'est, à travers l'histoire de cette terrible généalogie, la face caché de l'histoire des UA qui est ici raconté. Copola parvient à mettre un film, une société en trois film. Du grand art.

Histoire / DéroulementExcellent
Textes / DialoguesExcellent
Personnages / IntervenantsTrès bon
Interprétation / ActeursExcellent
Photographie / DessinsTrès bon
Caméra / AnimationTrès bon
Musique / ChansonsTrès bon
Bruitage / Ambiance sonoreBon
Montage / RythmeTrès bon
Trucages / Effets visuelsBon
Costumes / StyleBon
Décors / EnvironnementBon
10
16 aoû
2008

Par aspirine31 il y a 3 ans et 5 mois
vu en anglais
magistral

9.5
12 avr
2008

Par Alexclo il y a 3 ans et 9 mois
vu en anglais
Le premier tome de la saga Corleone est un film long mais sans longueur. Sans être appuyé par un montage explosif à la Scorsese comme dans les «Goodfellas» et les «Casino», le film de Coppola coule comme une eau de source naturelle. Calibré à la perfection, le montage enchaîne les scènes du film avec une douce grâce.

La réalisation de Coppola est sobre et s'accorde parfaitement au ton du film. Sans être flamboyante comme dans «Apocalypse Now» et «Bram's Stoker Dracula», la mise en scène du réalisateur est construite avec subtilité et intelligence. L'utilisation des hors-champs et de la profondeur de champs (à cet effet, il faut voir la toute dernière scène du film!) fait honneur au septième art, dans ce qui le caractérise comme médium.

À cela s'ajoute une distribution d'acteurs remarquables (mené par un Al Pacino sublime et un Marlon Brando charismatique mais très agaçant) et une trame sonore émouvante signée Nino Rota.

Évidemment, la puissance de ce film doit beaucoup à Mario Puzo, dont l'histoire et le scénario racontant le destin de la famille Corleone est fine et juste. Bien sûr, la mafia de l'auteur est plus grande que nature, mais c'est précisément pour cette raison que cette tragédie moderne touche autant. Les Corleone, c'est le mythe américain: avec toute sa splendeur, sa violence, ses mensonges et sa grandiloquence...

Un film immense.

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