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Combien tu m'aimes?

Synopsis:

Un soir, François tombe en arrêt devant la vitrine d’une boîte de Pigalle. Il vient d’apercevoir la plantureuse Daniela. C’est le coup de foudre. Tout bouleversé, François entre et annonce à la belle prostituée son intention de l’épouser. Affirmant avoir gagné une jolie somme à la loterie, l'homme au physique ingrat lui offre tout l’argent nécessaire pour la convaincre. Daniela accepte le marché et emménage avec lui. Mais, vite lassée, elle le quitte, reprend le boulot et retourne vers Charlie, un gangster qu’elle fréquentait avant de connaître François. Ce dernier met alors tout en oeuvre afin de reconquérir Daniela.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

Films similaires:

Notre histoire (Bertrand Blier, 1984)
Excellent0 cotes (0,0%)
Très bon2 cotes (33,3%)
Bon0 cotes (0,0%)
Acceptable1 cotes (16,7%)
Moyen2 cotes (33,3%)
Pas bon1 cotes (16,7%)

Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 6 sur 6 trouvée(s)

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4.5
18 fév
2010

Par mordicus23 il y a 1 ans et 11 mois
vu en français
Mon premier visionnement de Blier à vie, je suis très déçu. La direction donné à Monica Bellucci est vraiment une mauvaise incarnation des rôles d'Anna Karina, les dialogues sont faciles et lâches. Le tout est assez pénible pour j'aie eu à regarder la dernière scène en lecture rapide.

8
13 oct
2008

Par Alligator il y a 3 ans et 3 mois
vu en français
Cela faisait fort longtemps que je n'avais pas vu un film de Blier et je constate avec bonheur que le plaisir est toujours aussi vif de retrouver cette mise en scène si spéciale, si particulière, inimitable, faite de choix étranges, notamment celui de concentrer les rayons de la caméra sur les visages, les dos, les corps qui parlent.

La caméra est le plus souvent fixe. Quand elle se meut, c'est avec une douceur et une tendresse émouvante, en travelling délicat, doucement, comme à voix basse.
Les acteurs disent leur texte, l'énoncent de manière très rigide. On sent qu'il en coûte aux personnages de parler, d'attendre la réaction de l'autre, en pûre provocation.

La musique des mots chez Blier n'appartient qu'à Blier. Le ticket du voyage n'est semble-t-il pas accessible à tout le monde, à lire les critiques; nombreuses sont celles qui reprochent aux personnages leur manque de morale, leur cynisme, le nihilisme latent du cinéma de Blier. C'est étrange. Mediafilm ici confond son regard de spectateur et celui de Blier. S'il y a un voyeur, il n'est que chez Mediafilm. Le film n'a rien à voir avec une supposée obsession de filmer la femme chez Blier. Ca, c'est de la connerie.

Non, Blier filme l'amour, le désir, l'appartenance à l'autre, le don de soi dans les sentiments, l'intransigeance, les espoirs, les désillusions, les places que l'individu s'accorde ou que la société lui accorde, les liens que l'on s'échine à déchirer, les boulets qui nous enchaînent à notre souffrance et la fragilité des aboutissements.
Ici, il n'est pas question de montrer ad nauseam la beauté plastique de Bellucci (c'est une courte vue, qui passe à côté et même trèèès loin du film en plus d'être totalement en contradiction avec ce que le cinéma de Blier a toujours montré), non, il s'agit plutôt de filmer les incroyables nuances du sentiment amoureux, les émouvantes circonvolutions des liens, la naissance et l'affermissement du désir d'être avec l'autre, l'attachement, la violence et la peur que cela engendre.

La relation Belluci/Campan est superbement filmée, auscultée même. Le dessin est rude, brutal. Blier ne fait pas dans la dentelle. Quand la dentelle se promène sur sa pellicule c'est pour être tiraillée, lacérée, souillée. Mais la salissure chez Blier n'est mise en évidence que pour mettre en exergue la beauté du vrai, de l'évidence. Le sali montre le beau, en contraste. Comme rouge et noir. Sali devient saillant. Salop devient salut. Blier devient beau.

Bien sûr ce n'est pas évident. Le cinéma de Blier n'est pas d'un accès facile, ni universel, il est pouilleux. Il sent mauvais de prime abord. Faut aller le chercher. L'écouter comme une chanson d'une heure et demi.
Je comprends la confusion des sentiments à l'égard de ce film. D'aspect rèche, apre, j'ai envie de dire astringent même, le film ne se laisse pas faire. Mais comme tous les Blier, ce film est un diamant brut, qu'il faut savoir travailler. Je comprends et regrette.

Le cinéma de Blier c'est aussi un cinéma d'acteur. Des numéros de clowns tristes de toute beauté, ce film en offre à foison. J'ai pris un panard terrible devant les scènes de Darroussin. Je découvre une très bonne actrice Farida Rahouadj. Je sirote la prestation de François Rollin, un type fin et massif qui devrait plus jouer. J'ai adoré la justesse d'Edouard Baer.

Au départ réticent à voir la bouille de Campan dans un rôle sérieux, j'ai très vite été épaté par sa gravité et son regard quand il se noie dans celui de Belluci.

Petit bémol avec un investissement de Depardieu que j'ai trouvé moins intense qu'à l'habitude. Bizarre.
Et puis la photo que j'ai trouvé "numérique", froide, télévisuelle par moments (l'éclairage trop vif?)

Cet usager remarque des similitudes avec:
Notre histoire (Bertrand Blier, 1984)

5
8 jun
2006

Par Mediafilm il y a 5 ans
vu en français
«Pourquoi faire du cinéma, sinon pour filmer des femmes?» La phrase est de Bertrand Blier et dans COMBIEN TU M’AIMES?, le réalisateur en fait la démonstration de façon excessive. Braquant sa caméra sur la superbe Monica Bellucci, Blier s’applique à observer sa beauté sous toutes ses coutures, voire dans son plus simple appareil. Toutefois, il ne s’agit pas ici de filmer ce gracieux sujet comme on observe une oeuvre d’art. Le regard de Blier est celui du voyeur. Et comme ce regard, soutenu, devient par extension celui du spectateur, il y a malaise. Si, pour l'auteur, l’essentiel consiste à filmer la femme, tout porte à croire que le soin accordé à ce qui lui est périphérique tient de l’accessoire. Cela expliquera la mise en scène stylisée mais sans réel effort d'invention, ainsi que les facilités du scénario, qui balance entre la farce morose et le théâtre de boulevard réactionnaire. Reste, comme principale distraction, l’interprétation de Monica Bellucci, qui visiblement s’amuse dans la peau de ce personnage relevant de l’auto-caricature.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

6
22 mai
2006

Par Knight il y a 5 ans
vu en français, version originale
J'ai trouvé le tout plutôt inégal. Certains segments sont très réussis avec des dialogues qui punchent tandis que d'autres tombent complètement à plat. La bande sonore est intéressante, comme si on avait voulu en faire une sorte de tragédie-comique. J'ai quand même eu du mal à saisir où tout cela s'en allait réellement.

5
8 nov
2005

Par pifa il y a 6 ans
vu en français
J'ai tout de même été assez déçu: certes cette comédie très théâtralisée comporte quelques bons moments - j'aime beaucoup les séquences avec Depardieu en "dangeureux" mafieux - mais le film est très inégal. Monica n'est pas mal, mi-pute, mi- mamma italienne elle éclaire la grise vie de Campan... mais elle beau jouer des ses formes elle ne me fait pas fantasmer. L'irruption des collègues de bureau du héros, ni drôles, ni sympathiques, me parait complètement ratée.

8
27 oct
2005

Par variation il y a 6 ans
vu en français
Du Blier comme j'aime! Des répliques bien cinglantes, des mots qui détonnent sortant de la bouche de Belluci. Soit, un grand moment de bonheur.
Bernard Campan, bluffant.
La bande-originale est aussi jouissive que les dialogues.

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