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Monsieur Verdoux

Synopsis:

Licencié après trente ans de service, un caissier de banque décide de recourir à des moyens extrêmes pour faire vivre sa famille.

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

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Cotes et critiques

Critiques affichées: 1 à 4 sur 4 trouvée(s)

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8.5
12 sep
2009

Par NicoMyers il y a 2 ans et 4 mois
vu en anglais
Géniale satire sur ce qu'aurait pu devenir Charlot le vagabond pendant la crise s'il avait tenu à l'argent. Dans Monsieur Verdoux, Chaplin montre un homme aliéné par le capitalisme ; son meurtrier n'est que victime d'une société qui ferme les portes et incite à la violence. Son nouveau personnage de Landru, après trente ans dans la peau du vagabond, lui donne l'occasion de se tester à l'humour noir voire macabre, tout en livrant un portrait âpre sur la vie, triste dans son ensemble mais parsemée d'éclats de lumière - Les feux de la rampe, son prochain film, développera les mêmes thèmes, avec aussi, la lumière apportée à un vieil homme par une jeune fille à l'aube de sa vie. Enfin Monsieur Verdoux est l'aboutissement de la critique féroce de Chaplin ; après celle contre le capitalisme des Temps modernes et celle de la guerre du Dictateur, il traite ici les deux - Monsieur Verdoux étant à la fois une conséquence de l'esprit capitaliste et de la violence banalisée par les guerres. Dans le discours final du Dictateur, le barbier pris pour Hynkel criait "vous n'êtes pas des machines" et appelait pour un peu d'humanité. On voit dansMonsieur Verdouxcomment un homme très « humain » ou humaniste (humanisme qui perce dans les scènes près de sa famille, avec la jeune femme sortie de prison et dans la "réveil" final de Verdoux) peut sombrer dans la froideur et la violence étudiée. Plus que de dépeindre la nébuleuse limite pour juger d’un homme, Monsieur Verdoux est surtout une mise en garde sur notre aptitude à nous déshumaniser. Avec ce personnage complexe, sorte de Charlot déchu, sa critique sociale et cette réflexion sur l’appréhension de la mort, premiers adieux parmi les œuvres testamentaires du réalisateur, Chaplin livre donc un petit chef d’œuvre. Le tout est doté d’un humour féroce, macabre et ironique donc, mais a mis temps. On a encore le droit à des pointes de burlesque et à des personnages impayables, comme cette famille française criarde ou l’extravagante Annabella Bonheur.

8
12 jan
2005

Par pifa il y a 7 ans
vu en anglais

8
14 oct
2003

Par Mediafilm il y a 8 ans
vu en anglais

source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)

8
21 jui
2003

Par Knight il y a 8 ans
vu en anglais, version originale

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