| Réalisateur: | Federico Fellini |
|---|---|
| Année: | 1963 |
| Acteurs: |
Claudia Cardinale |
| Genres: | Drame |
Synopsis:
En cure de repos, un réalisateur prépare de peine et de misère son prochain film.
source: mediafilm.ca
(tous droits réservés)
Films similaires:
| Excellent | ![]() |
| Très bon | ![]() |
| Bon | ![]() |
| Acceptable | ![]() |
| Moyen | ![]() |
| Pas bon | ![]() |
Critiques affichées: 1 à 12 sur 14 trouvée(s)
< Précédentes | Suivantes >
Par Ripailloux il y a 6 mois et 4 semaines
vu en italien
Par Jeff il y a 10 mois et 1 semaines
vu en italien
Par variation il y a 2 ans et 8 mois
vu en italien
J'ai beaucoup aimé les moments de folie pure, la sophistication ambiante, les délires de bord de mer mais beaucoup moins les moments d'introspection surtout ceux redondant concernant la relation, mari/épouse, du réalisateur. Je trouvais que ça cassait un peu le rythme même si je suis conscient que la vie n'est pas toujours une partie de rigolade et que la fantaisie n'est pas de la partie tous les jours.
Un film riche et un grand talent de mise en scène.
Par Nico Giraldi il y a 2 ans et 10 mois
vu en italien
Par JM2L il y a 2 ans et 11 mois
vu en italien, version originale
(De mémoire) Film total. Processus à l'œuvre d'une explosion créative, d'une libération joyeuse et insolente en réponse à l'angoisse du néant. Il nous semble toucher de quelle étoffe nos rêves sont faits vraiment. Aussi exubérant qu'intérieur, d'une grande fluidité. Hymne à la vie chanté avec ce goût de cuivre dans la bouche. Aussi profond que le grave de Bergman, il y a la légèreté, celle de Huit et Demi, celle qui vous tient debout, une parente de celle de Mozart par exemple.
| Histoire / Déroulement | Excellent |
|---|---|
| Textes / Dialogues | Excellent |
| Personnages / Intervenants | Excellent |
| Interprétation / Acteurs | Excellent |
| Photographie / Dessins | Excellent |
| Caméra / Animation | Excellent |
| Musique / Chansons | Excellent |
| Bruitage / Ambiance sonore | Excellent |
| Montage / Rythme | Excellent |
| Trucages / Effets visuels | Excellent |
| Costumes / Style | Excellent |
| Décors / Environnement | Excellent |
Par Cinemoi il y a 3 ans et 3 mois
vu en italien
Par mordicus23 il y a 5 ans
vu en italien
maravillosso
Par Zi il y a 6 ans
vu en italien
En partant le film ouvre avec une scène tout simplement magistrale et on peut établir d'emblée que la trame narrative sera des plus originales. Si on suppose que Fellini manquait d'idées pour un film et que Mastroianni incarne justement l'alter ego de celui-ci, il a tout de même réussit à créer un chef d'oeuvre de toutes pièces.
J'ai rarement eu l'occasion de voir pareille fresque visuelle d'une telle richesse. La photographie et l'éclairage qui bénificient en plus de fabuleux décors, sont remarquables.
Fellini, met fin à son film de brillante façon. 8½ est un incontournable du cinéma.
Par Babette il y a 6 ans
vu en italien
Même avant d'écouter ce chef-d’œuvre de Fellini, on peut conclure qu'il s'est basé sur sa vie pour faire 8 1/2. Le titre est assez évocateur; à ce moment il réalisait son sixième film et il en avait fait trois courts-métrages auparavant, pour un total de 8 1/2. Tout au long du visionnement, on sent une personnification posée du grand réalisateur. Je ne peux que croire qu’il a atteint son apogée avec ce long-métrage.
Fellini se prend comme exemple, mais ne s'arrête pas là. Pour ma part il m'a semblé reprendre le même style que "La Dolce Vita" en lui imposant une autre histoire. Heureusement, elle est tout aussi intéressante que l'autre, sinon plus. On n'apprend pas davantage sur le monde du cinéma, ce qui m'a eu peu déçue. Par contre, Fellini s'est beaucoup concentré sur le protagoniste qu'est Guido, donc pour ma part ça vaut tout autant qu'une élaboration sur le monde cinématographique. La relation entre Guido et sa femme Luisa est exploitée au maximum; la douleur de Luisa due à un époux absent, sa jalousie face aux autres femmes, le désespoir de Guido prêt à tout pour la reconquérir. Fellini nous transporte aussi très souvent dans l'imaginaire du réalisateur, un mélange de fantasmes et de souvenirs d'enfance.
Cette oeuvre aurait prit une tournure bien différente si Marcello Mastroianni n'avait pas accepter le rôle de Guido. Sincèrement, le personnage lui collait à la peau parfaitement. Même physiquement, il ressemblait beaucoup à l'idée qu'on se fait du réalisateur; distingué, en moyen et attirant malgré un certain âge. Son interprétation, est évidemment, magistrale. Un jeu honnête, sans trop être poussé; il réussit à donner une certaine justesse à son personnage. La performance d’Anouk Aimé est tout aussi mémorable; son style unique donne à son personnage une candeur inespérée. Tous les dialogues sont extrêmement songés, c’est d’ailleurs une des puissances du film, sans lesquels, l’œuvre ne serait pas aussi magnifique.
La musique est quand à elle, grandiose. En passant de Tchaikovsky et par différents thèmes proposés par Wagner, on retrouve ensuite les trames sonores dirigées par Nino Rota très excentriques et qui font parfois penser à de la musique de cirque, donnant une joie folle à certaines scènes. Les décors et costumes sont tout aussi merveilleux qui s’accordent tous précisément au genre cinématographique de Fellini. La fin est, comme dans plusieurs de ses œuvres, plutôt vague, qui donne une illusion de rêve au spectateur.
Plus j’écris, et plus je me rends compte que finalement j’ai adoré le film. Si, à la fin du visionnement j’étais plutôt découragée parce qu’il ne m’avait pas totalement impressionnée, maintenant je peux affirmer que c’est une très belle œuvre qui mérite bien toute l’attention qu’on peut lui donner. Je vais le revoir très bientôt, parce qu’au fond quand je l’ai vu, je n’étais probablement pas dans l’humeur pour l’apprécier totalement.
J’ai changé d’avis, the best Fellini’s movie ever, c’est 8 ½ , et non “La Strada”.
Par Jaylefou il y a 6 ans
vu en italien
Huit et demi ou l’introspection créative…
Le film s’ouvre sur un embouteillage monstre. Un homme suffoque, seul dans sa voiture. Autour de lui, des automobilistes immobiles le scrutent avec attention. Partout, le silence. Le temps semble être suspendu. Seuls les halètements et les coups étouffés du captif brisent le mutisme présent. Sous les regards indifférents des autres, il martèle la vitre, tentant en vain de se dégager. L’homme meurt, à bout de force. Le mort se hisse péniblement sur le toit de son véhicule et s’élève au-dessus de l’insoutenable et chaotique trafic, jusque très haut dans les nuages, pour finalement être noué à une corde et ramené brusquement sur Terre. Guido se réveille. Tout cela n’était qu’un rêve.
C’est avec ce prélude mémorable que Federico Fellini amorce son œuvre la plus personnelle qui marquera à jamais l’histoire du septième art; un voyage exceptionnel dans les méandres psychiques d’un créateur en pleine crise existentielle où se confondent passé et présent, rêve et réalité, drame et humour.
On est en 1962. Fellini vient d’émerger de toute l’agitation soulevée par son dernier film La Dolce Vita sorti en 1960. À 43 ans seulement, le cinéaste italien a déjà reçu toute la reconnaissance dont il pouvait rêver : la réussite commerciale, l’éloge des critiques, de nombreux scandales et l’excommunion. Ayant atteint une certaine plénitude dans son travail, Fellini se retrouve face à lui-même. La pression, les attentes, l’obligation de se surpasser tout en restant soi-même traduisent l’angoisse d’un artiste devant son œuvre. C’est véritablement ce sentiment d’angoisse qui constituera le point d’ancrage de Huit et demi, œuvre charnière qui révélera la transition entre deux grandes périodes de la filmographie du Maestro.
Ce regard fascinant porté sur le processus créatif témoigne du génie de Fellini qui réside en sa capacité de parvenir à transformer une crise personnelle, un sentiment d’impuissance, de faiblesse … en œuvre d’art. Le lien entre la vie du cinéaste et celle du personnage principal de Huit et demi s’avère manifeste : Guido est l’alter ego de Fellini. On y voit un homme tourmenté par la peur de n'avoir rien à créer au bout du compte, par le manque d’inspiration qui l’assaille. Tous les éléments sont pourtant là, le projet pourrait bien avancer, si seulement… Plutôt que de sérieusement faire évoluer son idée, il s’interroge sur les relations qu’il entretient avec ses proches, sur la difficulté de vieillir, la peur de se perdre, de retomber en enfance dans ses souvenirs et ses fantasmes lointains…Pendant les préparatifs de son film, Federico Fellini se sentit « …comme un employé des chemins de fer qui vendrait les billets, ferait s’installer les voyageurs et rangerait les valises dans le wagon à bagages, mais sans savoir véritablement où sont les rails… ». C’est exactement ce que ressent Guido qui semble être enlisé dans une réalisation stagnante. Exténué, il se retire dans une station thermale histoire de prendre du repos, mais il se retrouve vite désemparé par toutes ses responsabilités qui l'écrasent. Sa maîtresse vient le voir, sa femme arrive peu de temps après, son scénariste le suit à la trace et bientôt ce sont tous ses collaborateurs qui arrivent dans son hôtel pour faire avancer le projet. Guido se réfugiera donc dans ses rêves et ses pensées pour fuir cette réalité oppressante. Au tout début, Fellini avait choisi comme titre « La Belle Confusion » qui dépeint parfaitement l’atmosphère du film, mais il choisit plutôt « Huit et demi », évoquant encore une fois le caractère autobiographique de cette oeuvre. Fellini avait réalisé auparavant 6 longs-métrages, 2 courts-métrages et codirigé un autre film pour un total de 7 films et demi. Son prochain film serait donc son huitième et demi.
Côté scénario, le film est novateur. Fellini délaisse la structure narrative classique pour relater les événements marquants de la vie passée de Guido et les lier directement avec son présent grâce à des retours en arrière ingénieux. En voyant certaines physionomies (une grosse femme, un prêtre, un vieillard…), Guido se remémorera des personnages ayant marqué son enfance. Tous les thèmes chers au cinéaste refont surface : l’austérité de la religion, la fascination pour le monde du spectacle, l’enfance, la sexualité, le rêve et la création. On peut sentir l’improvisation et le foisonnement de symboles dans cet univers intime et surréaliste purement fellinien. L’humour est aussi très présent. Pour éviter de réaliser un film penchant trop fortement vers le drame, Fellini avait pris soin, durant le tournage, de se laisser une note sur la caméra disant : « Rappelle-toi, ceci est une comédie ». Plusieurs séquences très inventives d’un humour satirique démontrent le goût particulier du cinéaste pour le burlesque et le grotesque. Une constante joie de vivre est présente et tonifie un film qui aurait pu sombrer, en raison de son sujet, dans une psychanalyse verbale élaborée assez ennuyante des états d’âme de Guido. En fait, Fellini préfère favoriser des séquences oniriques de façon à mettre en valeur la psychologie du personnage grâce à la facilité exceptionnelle qu’il a de créer des personnages très diversifiés frôlant la caricature (sans pour autant les simplifier), cette faune humaine composée de prostituées, de clowns, de journalistes accaparants, d’acteurs excentriques, d’hommes religieux austères, etc. contribue à nous faire mieux comprendre l’univers dans lequel Guido erre. En cela, l’interprétation d’ensemble crée un tout hétéroclite qui pourtant s’unifie, chaque caractère apportant une dimension d’une égale importance à l’œuvre. Marcello Mastroianni dans le rôle-titre est tout simplement parfait. Qui de mieux que l’un des grands amis de Fellini lui-même pour incarner son alter ego. Son jeu tout en souplesse s’harmonise parfaitement avec le style du maestro et l’image de lui, lunettes noires sur le nez, chapeau sur la tête, est une véritable icône.
Porté doucement par les mélodies de Wagner, Rossini, Tchaïkovski et Nino Rota (compositeur fétiche de Fellini), Huit et demi est un pur délice visuel et musical. Tournées dans un noir et blanc très pur, les images du film coulent avec élégance. La photographie joue beaucoup sur les contrastes et une attention particulière est attribuée à l’harmonie entre les décors et les costumes. Chaque séquence s’imbrique parfaitement à l’ensemble grâce à la réalisation savante et maîtrisée de Fellini qui réussit à garder la route malgré un scénario complexe aux dimensions multiples. Les cadrages, le montage et les mouvements de caméra sont très travaillés et une véritable grâce hante cette œuvre. Dans la scène de la gare, Guido est assis seul sur un banc, à l’écart et il attend l’arrivée du train et de sa maîtresse. La caméra se déplace lentement vers le chemin suivant Guido qui s’approche à la vue du train qui entre en scène. La fluidité et la composition harmonique illustrent bien ce travail technique. Lors de l’inoubliable séquence finale, Guido entreprendra la réalisation de son film. Il fera alors venir toutes les personnes qui ont habité sa vie, ses souvenirs et ses rêves. Après avoir donné quelques directives, ils formeront ensemble une ronde et Guido entrera dans la danse, retrouvant enfin l’équilibre tant espéré.
Ce chef-d’œuvre intemporel constitue non seulement le film le plus accompli et le plus personnel d’un des plus grands maîtres conteurs à l’écran, mais aussi le meilleur film du cinéma … sur le cinéma et la création.
« Je croyais que mes idées étaient si claires. Je voulais réaliser un film honnête. Sans mensonges et tout le reste. Je croyais avoir quelque chose de simple à dire. Quelque chose d’utile pour chacun. Un film qui enterrerait toutes ces choses que l’on traîne avec soi. Au lieu de cela, je suis celui qui n’a pas le courage d’enterrer quoi que ce soi. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Je n’ai vraiment rien à dire, mais je veux le dire quand même ! » - Guido
Par Dr. Groovenheim il y a 7 ans
vu en italien
Exploration fascinante du processus créatif. Scénario d'une richesse inouïe. Éléments autobiographiques révélateurs. Réalisation inspirante. Séquences oniriques d'une grande puissance. Aspect symbolique parfaitement maîtrisé. Fellini au sommet de sa forme à tous les niveaux. Interprétation géniale de Marcello Mastroianni. Expérience cinématographique unique, immortelle et d'une franchise troublante. Une porte ouverte sur l'esprit d'un grand maître.
| Histoire / Déroulement | Excellent |
|---|---|
| Textes / Dialogues | Excellent |
| Personnages / Intervenants | Excellent |
| Interprétation / Acteurs | Excellent |
| Photographie / Dessins | Excellent |
| Caméra / Animation | Excellent |
| Musique / Chansons | Excellent |
| Bruitage / Ambiance sonore | Excellent |
| Montage / Rythme | Excellent |
| Costumes / Style | Excellent |
| Décors / Environnement | Excellent |
Par Jean le spectateur il y a 8 ans
vu en italien
Caméra souple et fluide, mouvements chargés d'élégance, mise en scène excessivement raffinée. La photographie est belle, et l'interprétation, vivante. Ensemble poétique coiffé d'une légèreté toute latine.
< Précédentes | Suivantes >
Connectez-vous pour coter ce film.
© 2011 Denis Lafrenière | Tous droits réservés.
