| Réalisateur: | Federico Fellini |
|---|---|
| Année: | 1973 |
| Acteurs: |
Ciccio Ingrassia |
| Genres: |
Drame |
Synopsis:
Divers incidents marquent la vie d'une petite ville italienne au milieu des années 1930.
source: mediafilm.ca
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Critiques affichées: 1 à 12 sur 13 trouvée(s)
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Par Alligator il y a 1 ans et 22 jours
vu en italien, version restaurée
"Magnifique conte mêlant souvenirs intimes et partagés, rêves et fantasmes avec l'exubérance du tempérament fellinien, avec des femmes qui pleurent l'amour, qui rient du cul, des enfants qui pissent sur des chapeaux et courent dans les rues pour capturer les madines. La caméra de fellini est prodigieuse, que j'aime ses mouvements, son invention, sa peinture, ses traits fendent l'air et la terre. Fellini est un génie."
Voilà en résumé ce que je bafouillais il y a une sixaine d'années. Aujourd'hui, très étrangement, j'entends toujours les arguments de cet enthousiasme mais le ressens un peu moins. C'est d'autant plus étonnant que cette fois, j'ai la chance de le voir sur un superbe Criterion (désolé pour le pléonasme) et un grand téléviseur LCD. L'avantage technologique aurait dû évidemment exciter le plaisir des yeux et du cœur. Il n'en fut rien.
Pourtant, je ne retirerais rien de ce que j'ai écrit en 2005 et qui faisait voir ce film avec les yeux de l'amour. Car le film raconte une très belle histoire, certainement en large partie autobiographique celle d'une petite ville de bord de mer, entre communisme et fascisme, avec l'horloge de la nature et des évènements que les hommes ont institué comme pierres blanches, la St Jean, les premiers flocons ou le passage d'un paquebot, autant de moments où l'ensemble de la population s'émeut dans la contemplation collective, comme on regarde passer la vie.
Fellini s'attache particulièrement sur une famille, la sienne je suppose, pour nous promener avec tendresse dans cette époque et cette culture où les êtres s'aiment en se criant dessus. Ce qui me touche encore avec force c'est ce regard extrêmement tendre que pose Fellini sur ses personnages. Certaines scènes sont incroyablement émouvantes. Je retiens par exemple cet homme qui vient de perdre sa femme, il est attablé, on le voit de dos, il ne crie plus. Silencieusement, la tête tournée vers la nappe de cette table vide. Dans la lumière vive qui vient de l'extérieur, il est perdu.
Je pourrais retenir les mille idées poétiques qui parsèment le film ou plus généralement ce trait, cette esthétique, ces femmes opulentes, généreuses, ces hommes à gueules, ces personnages que l'on croirait sortis d'une bande dessinée de Pichard ou plus encore de Dubout. Bien sûr Magali Noël a comme qui dirait un physique difficile à oublier. La marque du temps a belle allure sur elle.
Cependant, le plus fort reste encore cette musique de Nino Rota. Il est des mélodies qui parfois dépassent les bornes du bête entendement. En effet, il arrive qu'on puisse nouer une sorte de relation intime avec une musique. C'est le cas pour moi de celle-ci. Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis amoureux, je ne suis pas si mélomane, mais un lien particulier s'est créé entre elle et moi. Elle est devenue pour moi LA musique de film, la musique de cinéma. Quand je l'entends, ce n'est pas Amarcord que j'écoute ni même le cinéma de Fellini, ni le cinéma italien mais tout le cinéma, tout court, tout plein, avec tous ses accents, tous ses formats, ses acteurs, ses couleurs...
Alors le fait de ne pas avoir aussi fortement apprécié cette revoyure me chagrine quelque peu. Comme un rendez-vous manqué. Vivement une autre fois, un autre Amarcord, pour retrouver le goût du 10/10.
Par Nico Giraldi il y a 2 ans et 10 mois
vu en italien
Par JM2L il y a 2 ans et 11 mois
vu en italien, version originale
Par Tifany il y a 3 ans et 0 mois
vu en italien
Par variation il y a 3 ans et 6 mois
vu en italien
Fellini, c'est toujours un peu pareil tout en étant jamais la même chose. C'est reprendre ce que l'on a déjà vu pour le recréer.
Il y a toujours un souffle d'inventivité mais surtout un grand vent de folie.
Les personnages sont hauts en couleur, souvent très drôles (la femme aux gros seins). Des souvenirs transformés en une comédie délicieuse.
Par Alexclo il y a 3 ans et 7 mois
vu en italien
«Amarcord» est à la comédie ce que «Citizen Kane» est au drame. Dans cette démonstration hilarante et exubérante de l'idiosyncrasie du peuple italien, Fellini étale son talent, à la fois de comique et d'esthète.
Sans vraiment suivre d'intrigue déterminée, «Amarcord» n'ennuie pourtant pas. Il y a dans ce film, trop de personnages loufoques, trop de têtes étranges, trop de seins disproportionnés, trop de crisettes familiales surdimensionnées et trop de répliques marrantes pour se morfondre un seul instant...
Un pur carnaval cinématographique filmé par l'oeil unique d'un réalisateur exceptionnel
Par Zi il y a 4 ans et 11 mois
vu en italien
Amarcord est un simple mais génial collage de vignettes à caractère définitivement plus loufoque que dramatique. C’est de loin l’œuvre la plus accessible de Federico Fellini et est en mesure de plaire à n’importe quel amateur de cinéma aimant la comédie. Le réalisateur a fouillé dans ses souvenirs les plus intimes et le résultat est empreint d’une belle nostalgie. Fellini nous partage ses souvenirs adolescents en repoussant parfois les limites de la vulgarité. Le film a cependant ses moments plus touchants et le passage d’un mode à l’autre est naturellement très bien orchestré. La critique social est aussi frappante. Les villageois sont très attachants et c'est ce qui fait la force d’un film aussi personnel et humain.
La mise en scène est exceptionnelle et les mouvements de caméra sont fluides et efficaces. Amarcord offre plusieurs scènes inoubliables. Fellini adore son Italie et la capture pour nous transmettre sa passion pour son pays. Vraiment très bon.
”A father can take care of 100 kids, but 100 kids can’t take care of a father”
Par Babette il y a 6 ans
vu en italien
Par Jaylefou il y a 6 ans
vu en italien
Par Korleone il y a 6 ans
vu en italien, version originale
Amarcord veux dire : "Jemesouviens". Chez Fellini, je me souviens, ça veux dire j'invente, je créé, je façonne mes souvenirs. Tout y contribue : Les décors, les couleurs, les mouvements de caméra, la musique de Nino Rota (magnifique), et les personnages tellements attachants et caricaturaux.
On nage en effet dans un monde 100% subjectif. Et le vieil homme qui se souviens, c'est Federico Fellini, qui retransmet les émotions qu'il a ressentis dans sa ville natale de Rimini. Si la mélancolie, le souvenir, et le départ vers l'inconnu sont les grandes lignes du film, c'est surtout d'humour dont il est question dans Amarcord : A la fois l'humour burlesque (la classe), et caricatural de dénonciateur (le fascisme), façon Chaplin. Grâce à la musique de Rota, on passe de scènettes en scènettes en se laissant transporter dans ce grand mensonge : Celui du Maestro !
Par pifa il y a 7 ans
vu en italien
Par Mediafilm il y a 7 ans
vu en italien
Rappel à la fois satirique et nostalgique de l'époque. Suite de tableaux vivants. Mise en images aisée et inventive. Acteurs dirigés de main de maître.
source: mediafilm.ca
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